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 Amélia - Détective Privée [Validé]

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Amélia de Saint-Gil
La Baronne


Messages : 151
Date d'inscription : 02/04/2016

Equipe Pokemon
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MessageSujet: Amélia - Détective Privée [Validé]   Sam 2 Avr - 18:07

Nom / Prénom: Amélia de Saint-Gil
Surnom : La Baronne, Amy pour les intimes
Rang désiré: La Baronne
Age : 27 ans
Sexe: Féminin
Métier: Détective Privé
Origine: Kalos
Groupe: Neutre


Caractère:

5) Citez ce que vous considérez comme vos meilleures qualités et explicitez

La spontanéité : Je n’hésite pas à prendre des décisions rapidement ou à agir dans le feu de l’action, la plupart du temps ça paye, et pour le reste j’avise.
L’ingéniosité : Ca c’est pour palier aux fois où la spontanéité marche pas.  
Le sens de la répartie : Le cynisme c’est important, l’humour noir aussi, l’ironie pareil… Et je peux en citer plein des comme ça… Ca risque d’être très TRES long.
La lucidité : Je déteste les gens naïfs et il est donc hors de question que je le sois. Inutile de se voiler la face en cas de situation gênante, mieux vaut réfléchir à comment passer à autre chose plutôt que de penser à comment sauver les apparences.
La méticulosité : Ce qui varie d’un bon à un excellent travail ce sont les détails, et moi j’aime parfaire les petits détails jusqu’à ce qu’ils soient parfaits. Vive la précision. Bémol, je frise de temps à autre la psychorigidité.
L’insouciance : Ne pas se préoccuper des problèmes des autres libère beaucoup de place pour s’occuper de ses problèmes à soi
L’avenance : Franchement je suis agréable et sympathique lorsque l’envie m’en prend et je respecte même l’étiquette. Bêtises mises à part, il est rare que je fasse preuve de méchanceté gratuite.



- Patron tu peux me dire pourquoi on doit remplir ces fiches ?
- Parce que sinon j’ai les syndicats du travail aux fesses.
- C’est pour vérifier que tu saches orthographier correctement ton prénom.
- Amy, si tu t’occupais de ta feuille plutôt ?
- Je voulais juste dissiper tes doutes !
- Et vous ne marquez pas les même choses pour les questions 5 et 6 ! Merci d’avance.


6) Citez ce que vous considérez comme vos principaux défauts et explicitez

La spontanéité : Je n’hésite pas à prendre des décisions rapidement ou à agir dans le feu de l’action,
La susceptibilité : Oui il peut m’arriver de mal prendre certaines remarques ou commentaires… Mais bon au fond on est tous un peu susceptible à un moindre niveau.
L’égoïsme : Ok, ok celui là aussi faut que je le cite… Mais qui peut m’en vouloir de me soucier un peu plus de moi que des autres ?
L’égocentrisme : Grande nouvelle ! Apparement c’est pas pareil que l’égoïsme… Mais encore une fois qui peut m’en vouloir de me fier largement plus à mes capacités qu’à celle des autres puisqu’elles leurs sont supérieures  ?
L’hypocrisie : Relisez les phrases précédentes ça devrait suffire.
Un peu trop de cynisme : Que celui qui n’a jamais fait une blague sur un lépreux me jette la première pierre !
La jalousie : Je me laisse facilement emporter par ce point c’est vrai. Mais c’est frustrant et injuste de voir quelqu’un posséder quelque chose dont vous avez beaucoup plus envie et besoin que lui ! Ou pire quand il possède la même chose que vous… Brrr.
L’orgueil :  Ca va avec les deux premiers et il parait que ça me rend parfois difficilement supportable… Pourtant j’ai jamais entendu qui que ce soit se plaindre…

7) Êtes vous une personne digne de confiance ?

Avec les gens qui le sont oui. Sinon faut se méfier je ment super bien, et je suis aussi super forte pour dissimuler une partie de la vérité.

(...)

9) Possédez vous des aptitudes particulières ?

Je sais pas trop si on peut appeler ça “aptitude particulière” mais bon, je suis ambidextre. Et ma mémoire est assez impressionnante pour devenir handicapante à mon goût. Apprenez n'importe quoi par coeur et on verra si vous trouvez pas ça handicapant.

(…)

11) Comment conduisez vous ?

Je sais que cette question m’est personnellement adressée… Je conduis très bien ! Parfaitement bien même. Je ne suis jamais en retard, je contrôle parfaitement mon véhicule, je regarde mes rétros avant de dépasser et blablabla… J’ai un style un peu musclé qui sort des canons habituels en terme d’allure, c’est tout.


- Question 11, tu peux résumer ta réponse en 3 lettres : M-A-L !
- Je conduis très bien ! Les gens qui conduisent mal ont des accidents et JE n’ai pas d’accidents ! CQFD.
- Ah, et piquer un gyro pour faire des excès de vitesse en ville c’est ça la nouvelle définition de la conduite citoyenne ?
- Je l’ai pas piqué, je l’ai emprunté à une voiture qui ne s’en servait pas parce que moi j’en ai l’utilité.
- Mais bien sûr…
- Regarde ! Question 15, tu peux marquer directement : Le bon goût.
- Quoi ?… Très drôle.
- C’est normal c’est de moi.


15) Quelle est la chose que vous détestez le plus/votre phobie ?

Je précise que ce n’est pas une phobie. J’ai horreur des bateaux, des bouées de sauvetages, des radeaux, des lanturn gonflables, des planches à voiles, des gros pokémons qui nagent… bref de tout ce qui flotte. Pour rien au monde je ne monterais sur un de ces trucs. Rien. Pas même de l’argent, parce que j’en ai déjà plein.


- Hey Amy ! Question 23, pourquoi pas un truc du genre “Absols : 3 - Amélia : 0 ; Jeu, set et match” ou bien encore “Ca aura mit du temps mais les absols auront finit par y arriver”
- Ha… Ha… Ha… Arrête l’humour tu vas finir par te faire du mal
- Ose dire que c’est pas bien trouvé.
- Ca ne l’est pas. Et en plus c’est pas “des” absols je suis sûre que c’est toujours le même.
- C’est pas encore gravé on peut encore apporter des corrections.
- Alors que pour toi mis à part la chirurgie, y a plus rien à faire.


23) Que feriez vous graver sur votre épitaphe ?

“Ca arrive même aux meilleurs”


- On est obligé de tout remplir ? Parce que y a certaines questions…
- J’ai galèré pour trouver ces questions alors vous les faites toutes. Sans exception.
- C’est fou, toi qui a toujours réponse à tout tu veux pas terminer ton questionnaire ?
- Justement, j’ai réponse à tout et c’est pour ça que ça me fatigue.
- Pense moins et tu verras ça ira mieux.
- Facile à dire quand on a un cerveau de la taille d’un petit pois… Mais tu sais pour les gens intelligents ça se passe pas pareil.
- Je sais même pas pourquoi je te parle.
- Pense moins et tu verras ça ira mieux.


32) Votre patron considère t’il ses employés comme des esclaves ?

C’est une question piège ? Et bien je répond non ! Bien sûr que non, nous au moins on est payés donc sémantiquement c’est plus de l’exploitation que de l’esclavage.

33) Êtes vous allergique aux crustacés ?

Je crois que c’est un miracle que j’ai réussi à répondre sérieusement jusque là.


- Euh patron les dernières questions…
- Il en fallait 40 donc j’ai peut être fait un peu de remplissage à l’arrache.
- Ouais un peu.
- Ben remplissez à l’arrache aussi qu’est ce que tu veux que j’te dise ?
- Si c’est toi qui insiste alors !



Histoire:

Tout commence au coeur de Kalos, au sein d’une famille bourgeoise trainant de vieux titres de noblesses qui s’ils étaient vraiment digne d’intérêts il y a quelques siècles, ne servent plus à rien aujourd’hui.
—Si je n’en faisais pas partie, j’appellerais ça de la fin de race qui en peut plus, mais comme j’en fais partie on va juste appeler ça de la fin de race.—

Reprenons donc, cette famille profitant de divers domaines et héritages tous plus variés que farfelus pouvait se permettre de profiter d’une vie oisive et d’un luxe sans précédent qui ferait rêver n’importe quel prolétaire moyen.
—J’ai dû payer la voix-off pour qu’elle dise ça—

Madame, comme aimait l’appeler son personnel, exerçait l’honorable profession de femme au foyer dirigiste et passait son temps à suivre à la trace les pauvres domestiques pour les tyranniser, lorsqu’elle n’organisait pas des après-midi thé avec quelques une de ses amies, des parties de bridges ou autre activités tout aussi ronflante que passionnante. Ah oui et elle avait une passion maladive pour les couaffarels. Monsieur quand à lui se trouvait être PDG d’une entreprise fabriquant des voitures de luxe qui portait le même nom que son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière… Bref on va pas remonter tout l’arbre généalogique à ce rythme là, mais vous avez dû comprendre l’essentiel de la chose. Et c’est ainsi que Madame aimait rappeler qu’elle se trouvait être baronne et qu’elle méritait ainsi tout le respect et les égards dus à son rang, au grand damne de son mari qui lui préférait la sobriété et le calme. Autant dire que la vie de leur progéniture ne s’annonçait pas vraiment aisée mais en plus, fallut il qu’un psychiatre vienne mettre son nez dans ces histoires de familles et énonce que la petite Amélia, âgée de trois ans seulement mais déjà particulièrement vive, se trouvait être au dessus de l’intellect moyen des enfants de son âge. Pas assez pour en faire la prochaine prix Nobel du siècle, mais suffisamment pour la faire sortir du lot.
—Et oui, c’est bien moi la gamine, surpris hein ? —

Alors certaine que sa fille se trouverait doublement hors du lot autant par sa tête que par son rang décida qu’elle ne devrait pas aller à l’école comme le commun des mortels, mais profiterait d’une éducation de choix directement à leur domicile grâce à divers précepteurs. Et elle décida aussi que toute géniale qu’elle était la petite se devrait d’étudier quelques matières nobles comme la musique, la danse de salon, les échecs, l’équitation… La panoplie complète de l’enfance épanouie en somme. Malgré tout, étant dotée d’un tempérament aussi docile, compréhensif et calme que son père la fillette obtempérait à toutes les frasques de sa mère travaillant sans relâche afin de trouver toujours l’admiration dans les yeux de cette femme qui savait se montrer agréable et presque faussement compréhensive avec sa fille.
— On a tous été jeunes et bêtes…—

A l’âge de dix ans elle eu en cadeau sa propre future maison de campagne, cadeau dont rêvent toutes les petites filles de cet âge bien entendu ainsi que le droit d’avoir son propre couaffarel. Elle refusa poliment cette proposition de sa mère, aimant bien entendu les pokémons mais pas assez les chiens de ses parents pour vouloir en adopter un. Sans l’avouer elle préféra les cadeau que son père lui avait fait parvenir par le majordome qui s’occupait la plupart du temps d’elle, parce bien entendu sa mère ne le pouvait pas elle était bien trop occupée pour ça, c’est à dire quelques albums de coloriages et des dessins animés en cassette vidéo. Ce fut à cette époque qu’elle entendit parler des exploits des prodiges des autres régions, ces enfants qui avaient à eux seuls battus des ligues et aidés à démanteler des réseaux mafieux grâce à leurs talents de dressages et l’amitié qu’ils avaient portés à leurs équipiers. Et c’est à ce moment que commença à germer quelques rêves d’enfants dans lesquelles elle même réussissait à faire la même chose. Elle parla un soir durant un dîner de son désir de devenir une dresseuse pour parcourir le monde et la nouvelle fut accueilli de manière très compréhensive… Non je plaisantais.
—Mais en voilà une voix-off pleine d’humour—

Madame faillit s’étouffer avec son potage et son mari aurait peut être apprécié cette possibilité tout compte fait. Le souper se transforma en un laïus sans fin de la part de la mère de la jeune Amélia qui lui expliqua que ce genre de vocation n’était bonne que pour les roturiers, qu’elle valait bien mieux que ça, qu’elle était au dessus de ces gens là… Une fois encore vous saisirez sans doute l’essentiel du message. Penaude la petite fille acquiesça sans dire un mot, interloquée de voir sa mère dans un tel état alors qu’elle se montrait si avenante le reste du temps, plus personne ne parla de la soirée et ce ne fut qu’une fois dans sa chambre qu’elle pleura longtemps et silencieusement, jusqu’à s’en endormir de fatigue. Les jours, les semaines et les mois passèrent alors que la fillette s’efforçait de ne rien laissait paraitre de sa déception, faisant toujours ses devoirs avec assiduité, apprenant ses gammes au piano et s’entrainant avec zèle pour le saut d’obstacle avec le ponyta qui lui était dédié. Rien ne laissait prévoir qu’un après midi, alors qu’elle marchait seule dans les jardins du domaine elle se trouve nez à nez avec une situation que la routine ne prévoyait pas. Des grognements ainsi que quelques gémissements semblaient émaner d’un buisson non loin de là où elle se trouvait et si Amélia n’avait eu aucun mal à reconnaitre le son d’un des chiens de la meute de sa mère, elle n’avait aucune idée de ce à quoi il s’en prenait. Faisant le tour du massif végétal elle découvrit le canidé au prises avec un petit pokémon brun qui s’agrippait fermement à un os que le couaffarel semblait décidé à garder pour lui. Terrifiée à l’idée que la petite bête ne soit blessée inutilement, elle tenta de rappeler le caniche coiffé à l’égyptienne mais sans réel succès. Il fallait dire qu’à l’époque son sens de l’autorité n’était pas vraiment à son apogée.


- Couaffarel arrête ! Cléo ? Thot ? Euuuh Gizeh ! Ca suffit ! Karnak ! C’est toi Karnak ? Arrête ! Laisse ce pokémon tranquille !

L’effet escompté ne se produisit bien évidement jamais, il fallait avouer que les toutous étaient nombreux et se ressemblaient tous ainsi, mis à part Madame, personne n’arrivait clairement à les différencier et quant à les faire obéir… Ni une ni deux, la gamine se rua dans la maison pour chercher de l’aide mais ne trouva personne mis à part sa mère. Et aller lui expliquer ce qui se déroulait dans le jardin ne lui semblait pas vraiment être une bonne idée, alors que si elle se souvenait bien, il y avait énormément de balls dans le tiroir du bureau de son père, c’était peut être celles des chiens ? Elle en attrapa une au hasard et repartit sur place en courant retrouvant la même scène que lorsqu’elle était partie. Agissant comme elle l’avait vu dans les films, elle tendit devant elle la sphère de capture et… rien ne se produisit. Elle tenta plusieurs combinaisons sans vraiment savoir comment s’y prendre et finit par croire qu’il fallait la lancer, loin de se douter qu’elle avait récupéré une pokéball neuve dans le tiroir de réserve. Prenant peur en voyant le lancer, le chien partit en courant retrouver ses pairs alors que le petit pokémon reçut le jet en pleine figure disparaissant dans une auréole de lumière. Une fois la capture accidentelle terminée, la petite ne pensa qu’une chose :

- Mère ne va pas être contente…

Elle proposa au pokémon de le relâcher mais ce dernier refusa, semblant reconnaissant de son sauvetage. Alors espérant que sa mère le prendrait moins mal si son nouveau compagnon semblait racé, elle décida de l’appeler Charles et chercha dans un premier temps à savoir auprès du majordome de la maison de quel espèce il s’agissait.

- Ca c’est un Osselait Mademoiselle.
- Pensez vous que Père et Mère le prendront bien ?
- Votre père sans doute, mais Madame…
- Je m’en doutais. Merci Edouard en tout cas !
- Je suis à la disposition de Mademoiselle.

Et comme l’avait prédit ce sympathique maitre d’hôtel, la première rencontre entre Charles et Madame fut… Musclée. C’était un pokémon du peuple, qui n’était pas à la hauteur de sa fille, qu’avait elle fait pour mériter ça, il fallait qu’elle s’en débarrasse… Et là le miracle se produisit une première fois, Monsieur décida de s’opposer à la décision de sa femme mais avec tact néanmoins. Parce qu’il ne fallait ni gâcher une ball ni un premier pokémon attrapé ou encore réprimer l’honnêteté dont venait de faire preuve leur fille en leur présentant son pokémon plutôt qu’en essayant de le cacher. Même les employés de maison se proposèrent de prendre soin du pokémon en l’absence de sa maitresse. Si bien que face à cette importante majorité, la mère d’Amélie fut forcée de céder en promettant que l’unique autre pokémon auquel elle pourrait prétendre serait un chien et rien d’autre.

Avec la complicité d’Edouard le majordome, elle apprit à Charles à écrire en traçant à l’aide d’un gros stylo des mots simples sur de grandes feuilles A4, des choses comme “OUI” “NON” “QUOI ?” “JE SAIS PAS” … Des choses simples à tracer malgré une graphie affreusement brouillonne et pratique pour suivre une conversation, même quand on est pas très bavard. Plus curieux et renfermé qu’autre chose, le passe temps favori de l’osselait était de s’introduire dans les dressings des autres pour y trouver des chapeaux melons qu’il arborait avec fierté sur son petit crâne. La seule personne qu’il adorait réellement était sa propriétaire qui le considérait plus comme un ami qu’un simple animal de compagnie.

— Il va être temps pour une petite ellipse parce que sinon demain on y est encore—

Arriva le temps pour la jeune fille de quitter la maison pour découvrir les joies du collège, et quelles sont elles quand on a jamais fréquenté aucun établissement par le passé. Mais bon, discrète et besogneuse comme une apitrini la demoiselle ne demandait rien à personne et savait se montrer agréable avec quiconque venait lui adresser la parole, en bien ou en mal. Elle n’avait que très peu d’amis mais savais s’en contenter, sachant qu’elle pouvait compter sur son pokémon et sur Edouard en rentrant chaque soir. C’était d’ailleurs lui qui venait chercher la jeune fille en voiture tout les jours, une casquette de chauffeur de maitre vissée sur le crâne comme le voulais le protocole et ses employeurs à chaque fois qu’il empruntait un véhicule. Une nouvelle routine s’instaura peu à peu jusqu’à la fin de la seizième année de la petite brune, deux semaines avant son anniversaire tout au plus.
—Sortez les mouchoirs c’est la séquence émotion—

La jeune fille rentrait de cours en voiture, conduite par son majordome et profitait du paysage de la route campagnarde et monotone qu’elle suivait chaque soir tout en écoutant d’une oreille distraite l’air de classique qui emplissait la voiture. Lui aussi elle le connaissait par coeur. D’ailleurs elle s’était rendue compte qu’elle finissait toujours par tout connaitre par coeur, jusqu’à ce que plus rien n’arrive à la surprendre. Puis soudain comme pour briser la monotonie, une silhouette blanche apparu sur le bord de la route, courant pour suivre le véhicule du mieux qu’elle pouvait. Tout de suite, Amélia se redressa pour demander à son chauffeur :

- Edouard ! Regarde de ce coté ! Qu’est ce que c’est comme pokémon ?
- Je ne devrais pas tourner la tête en conduisant Mademo… Oh. C’est un Absol, vous devriez toucher du bois il est dit qu’ils portent malheur.

Intriguée par cette rumeur, ne sachant pas comment une créature si belle pouvait avoir si mauvaise réputation, elle s’exécuta tout de même cherchant un objet en bois à l’arrière de la voiture. Fouillant dans son sac elle y trouva un de ses crayons et s’en saisit fermement, pensant pour elle même que cela suffirait puisqu’il était au moins en partie fait de bois. Elle jeta un dernier coup d’oeil par la fenêtre pour continuer à regarder le pokémon, puis il y eut un bruit énorme, un choc et puis plus rien. Le noir total. Ce ne serait qu’après trois jours de coma qu’elle découvrirait ce qui s’était passé et comment Edouard avait perdu la vie.

Apparement un chauffeur de poids-lourd avait été victime d’un infarctus au volant, son pied avait bloqué la pédale d’accélérateur et la malchance s’était occupée du reste jusqu’au moment du choc frontal entre les deux véhicules. Le majordome avait réussi à suffisamment déporter la voiture pour ne pas encaisser la totalité du choc mais l’impact était resté brutal et l’avait tué sur le coup. Quant à Amélia les médecins avaient été unanimes, elle souffrait de trois commotions cérébrale après que sa tête ai heurté le dossier du siège passager et elle avait une chance sur deux de ne pas se réveiller. Mais elle tint bon. Sauf que quelques petites choses allaient se trouver définitivement changées à partir de ce réveil.
—C’est là que tout devient beaucoup plus intéressant—

Même si aucune séquelle physique n’était à déplorer des suites de l’incident, mis à part une petite fracture à l’avant bras, d’autres plus psychologiques ne tarderaient pas à faire leur apparition. Les commotion avaient sévis dans différentes zones de l’encéphale et plus particulièrement dans celle régissant la personnalité et l’inhibition morale. Non elle n’était pas sur le point de devenir une plante verte ou une sociopathe. Elle ne deviendrais pas non plus aussi franche qu’une asperger. Elle subit simplement quelques altérations du comportement et du tempérament surtout.
—Majeures les altérations—

De timide et douce elle devint pleine d’assurance et de caractère, elle se mit à extérioriser ses pensées et les commentaires qu’elle ne se serait jamais permise par le passé, un brin provocatrice elle gagna en arrogance et en sarcasme devenant brusquement la personne qu’elle est aujourd’hui. Et opposer cette personnalité à celle de sa mère fut une affaire assez sportive dirons nous, d’autant plus que cette dernière n’autorisa pas sa fille à assister aux obsèques du domestique qui l’avait élevé et réengagea un majordome dans la même foulée. Grosse, grosse erreur. Amélia prit ça comme une déclaration de guerre et engagea les hostilités, épaulée par son osselait qui l’avait veillée à l’hôpital et qui la soutenait corps et âme, même en ne comprenant pas vraiment la nature de ce changement. De toute façon il préférait cette Amélia là qui s’imposait en permanence et qui même si elle lui lançait quelles vannes de temps à autre, lui laissait explicitement entendre qu’elle comptait sur lui et qui lui était très précieux. La plus grosse prise de bec entre la jeune fille et Madame se déroula pour l’anniversaire de la demoiselle. Se rappelant mot pour mot ce que lui avait dit sa mère concernant son acquisition de pokémon, elle lui confia qu’elle irait adopter un chien un peu avant son dîner d’anniversaire. En cadeau de elle à elle en somme. Ses parents furent très surpris de ce choix et sa mère lui donna l’adresse de son éleveur de couaffarel, persuadée que sa tendre progéniture avait retrouvé le droit chemin. Sauf que ce soit là elle revint avec un canidé certes, mais pas un couaffarel. Avec un malosse plutôt.

La tension ne redescendit jamais entre la mère et sa fille si bien qu’un an plus tard elle partit étudier en ville, se trouvant un appartement sur place. Alors que Madame refusait catégoriquement ne serai-ce que de lui adresser la parole à l’avenir, son père lui offrit pour son anniversaire un compte largement garni en lui souhaitant de beaucoup en profiter et de ne plus changer à l’avenir. Certaine que tout allait maintenant lui réussir elle étudia beaucoup et surtout s’ennuya énormément. Elle obtint une première licence en science puis changea de voie pour suivre deux cursus différents en même temps pour au final se retrouver avec trois diplômes en poche et rien à faire de concret. Jusqu’au jour où une annonce postée sur la vitre d’un immeuble attira grandement son attention.




- Vous venez pour le poste de secrétaire ?
- Euh oui et non…
-Comment ça “oui et non” ?
-Je viens pour un poste, mais jouer les secrétaires ça m’intéresse pas du tout.
- Moi je cherche une secrétaire et j’ai pas de temps à perdre, vous pensiez que j’allais vous employer en temps que quoi ?
- De mémoire vous dirigez une agence de détective n’est ce pas ? Enfin c’est ce qui est écrit sur la porte. Et sur vos cartes de visites aussi. Et sur…
- Je connais mon métier, merci. Et vous voudriez que je vous emploie comme ça sur votre bonne mine ?
- En clair et sans décodeur : Oui. Mais vous pouvez vous baser sur d’autre choses que ma bonne mine.
- Vous avez un CV peut-être ?
- Oui… et non. En fait je pensais pas que j’arriverais si loin du premier coup donc je l’ai pas pris avec moi mais je peux vous le résumer de tête c’est pas mal non plus.
- Essayez toujours…
- Voyons voir… J’ai une licence en biologie, en droit et en psychologie analytique.
- Et ça vous apporterait quoi dans la carrière de détective privé ?
- Aucune idée, mais j’ai toujours voulu citer les trois en même temps.

Le patron de l’agence de l’autre coté du bureau ne put se retenir de rire plus longtemps, mais pas ce genre de rire qui signifie “okay dégagez que je puisse me moquer allègrement de vous une fois la porte refermée” plutôt ce rire incrédule et curieux qui laisse entendre qu’on y croie pas trop, mais qu’on veux quand même connaitre le fin mot de l’histoire. Il faut dire qu’il ne s’attendait pas à ce genre de réponse de la part de la petite jeune qui se tenait en face de lui. Elle n’avait que 24 ans à l’époque et elle dégageait déjà cette assurance et ce charisme qui mélangés à la nonchalance qu’elle avait adopté attirent tout de suite l’oeil et l’attention. L’entretient se passa plutôt bien et aboutit à une période d’essai, donnée sans persuasion de la part du boss de la petite agence. Bien entendu la jeune femme fit rapidement ses preuve et disparaitre les hésitations du patron puis fut engagée dans la foulée. Il lui confia même un pokémon, jugeant les siens encore trop faible pour la protéger efficacement en cas de problème.
—Et c’est comme ça que Gustave nous a rejoins—

Le machopeur fut accueilli comme un charme au sein de l’équipe, surtout par sa nouvelle propriétaire et par un Charles fraichement évolué avec qui il devint rapidement inséparable. Il devint même le chauffeur personnel de la brunette qui venait juste de s’offrir non pas une voiture mais LA voiture. On reviendra plus tard sur ce point. L’agence de la capitale trouva en Amélia son troisième et ultime membre et gagna petit à petit en renommée et en efficacité avec le temps. Le patron, Sam Diamond, était un homme au tempérament quelque peu bourru qui faisait clairement penser à une caricature de polar et dont le tempérament rivalisait avec celui de ses pokémons.
—Quels étaient ils ? Ursaring, Pandarbare,, Polargriffe, Tartard et Betochef ! Ce dernier m’a toujours fait flipper d’ailleurs…—

Quand au collègue de la jeune femme, il se nommait Marc Boutin et il n’eu aucun mal à se lier d’amitié avec sa nouvelle partenaire de travail, malgré les réticences de celle ci au départ. Ils se ressemblaient assez, autant dans l’âge que mentalement, pour toujours se trouver en compétition, se tirer gentiment la bourre ou bien partir dans des disputes abominables. On pouvait dire qu’ils s’étaient trouvés tout en s’opposant mais pas comme l’eau et le feu, plutôt comme le feu et l’huile. Leurs domaine de compétences se complétaient parfaitement pour la plus grande satisfaction de leur patron.
—Son chacripan m’adorait qui plus est—

Le trio soudé devint rapidement la nouvelle famille de la jeune femme et trois années passèrent pendant lesquelles tout semblait lui réussir, à quelques détails près cependant. De manière épisodique plus ou moins fréquente un absol surgissait de nulle part et se montrait à la jeune femme avant que n’arrive une catastrophe non loin d’elle. Boutique qui prend feu, alarme qui se déclenche lors de mission de reconnaissance, pneu crevé pendant une poursuite… La demoiselle se sortait toujours de ces mésaventures mais affirmait que cet absol passait son temps à lui porter la poisse. Et plus étonnant encore, qu’il s’agissait du même qui la suivait pour une obscure raison depuis l’accident de voiture qu’elle avait eu avec Edouard. Mais bon elle essayait de passer outre ce point troublant et subissait les railleries de son collègue de travail en lui en envoyant plein dans la tête en réponse. La politique de l’agence voulait qu’ils acceptent des cas concernant les quatre coins de Kalos mais pas seulement aussi, cela permit à la jeune femme de découvrir sinon en détails la plupart des régions connues pour son plus grand plaisir.
—Et de découvrir par la même occasion les joies du mal de mer—

Trois années suffirent à la jeune femme pour se forger une réputation dans le milieu ainsi que pour adopter son propre style de travail, toujours à la limite de la légalité si j’ose parler ainsi. Là où Marc s’évertuait à toujours suivre les règles elle préférait plutôt trouver un moyen de les détourner, flirtant avec les limites sans pour autant les dépasser ou en les dépassant assez peu pour que l’on ne s’en rende pas compte. Pourtant pour le bien de l’agence et de sa réputation elle prenait garde à ne pas trop se lâcher dans les extrêmes. Une chose était sûre, lorsque les rumeurs disaient que la Baronne arrivait en ville les personnes concernaient comprenaient tout de suite de quoi il en retournait. Parce que oui, si elle avait un temps prit garde à masquer son identité elle avait finit par se faire à l’idée qu’elle devait vivre avec et préféra même s’en jouer. Elle jonglait très souvent avec les noms, les prénoms et les faux jobs afin de se fondre dans la masse lors d’enquête mais elle laissait toujours entendre que la “Baronne” se déplaçait. Quels jobs de couverture avait elle temporairement adopté au fil des ans ? Beaucoup. Depuis la serveuse à la psychiatre, en passant par le domaine scientifique ou simplement les riches jeunes oisives en finissant par les chanteuses de bar ou danseuses de revues.
—Ces derniers sont mes favoris pour être honnête et sans me vanter, j’ai toujours eu un franc succès sur les devants de la scène—

Par la même occasion, elle diversifia aussi son équipe avec un nouveau membre, lui offrant de nouveaux atouts de recherches et d’infiltration sous les conseils avisés du patron et même de Marc. Ce dernier lui confiait sans cesse qu’elle aurait toute l’utilité pour un pokémon spectre, maitre dans l’art du camouflage et de l’espionnage mais elle n’en fit rien dans un premier temps, craignant de sombrer dans la capture compulsive et dans les contraintes de l’élevage qui ne l’intéressait pas le moins du monde. Elle aimait ses enquêtes, particulièrement celles où elle travaillait en solo, lui laissant bien plus de liberté sur le terrain et même si son attachement à l’agence Diamonds & co était indéfectible, germaient dans son esprit de nouveaux désirs d’indépendance. Elle voulait sa propre agence, ses propres contraintes et tout ce qui allait avec et pourtant sa fidélité envers ses associés étaient assez grande pour que ces envies n’évoluent pas pour le moment. Enfin jusqu’à ce qu’un certain pokémon ne se remette à se manifester. Vous avez une idée de quoi il s’agit ? Alors gardez la au chaud
—Et ressortez vos mouchoirs si vous les avez rangés—

Un nouveau cas se présenta un jour comme les autres et prise en charge par eux trois, ils eurent vite fait de plier l’affaire : un enlèvement qui avait mal fini et qui aurait dû servir à faire disparaitre un témoin malheureux d’un sombre trafic. Sam et Marc avaient pour l’occasion loués un véhicule qui leur permettrait de passer inaperçue alors que la jeune femme avait choisi d’en avoir un pour elle seule, considérant que ce serait trahir sa Spyker que de monter dans une Prius de location. Ainsi elle se choisit un véhicule de sport, et le jour du rendu des clefs elle proposa d’ouvrir la route depuis la ville où ils se trouvaient jusqu’à la boite de location qui se trouvait non loin de leurs locaux dans la capitale, à la voiture des deux hommes pour qu’ils arrivent plus vite.

- Et tu comptes faire ça comment ?
- En utilisant… Ca ! Lança t’elle en exhibant un gyrophare bleu.
- T’as recommencé ?!
- Techniquement non, j’aurais recommencé si ça avait été la seconde fois mais ça c’est le troisième…
- Qu’est ce que tu ne comprend pas dans la phrase : “On ne doit pas voler, et encore moins les gyros de la police” !
- Ah mais je comprend ça y'a pas de problèmes. Je m’en fous, ce qui n’est pas la même chose.
- Vous avez fini ? Au moins on sera à l’heure pour embarquer et puis fin.
- Tu vois ? Ca, ça s’appelle saisir une opportunité quand elle se présente, tu devrais prendre exemple. Le dernier arrivé est un végétarien !

Allumant la lampe pivotante, et la plaçant au dessus de sa fenêtre ouverte la jeune femme démarra sur les chapeaux de roues veillant tout de même à ne pas semer le véhicule bleu de son collègue et de son patron. Elle avait préféré ne pas laisser Gustave conduire cette fois ci, son évolution le géant encore un peu pour saisir le volant avec les bonnes mains, profitant un peu du paysage défilant à toute vitesse, des sensations de la conduite… et de l’absol qui traversa la route comme une bombe juste devant elle. Forcée de tourner brusquement le volant pour l’éviter, la voiture fit une sortie de route et alla s’écraser dans un arbre, tous les air-bags gonflés par le choc et le capot défoncé et fumant. Cette fois par contre, Amélia ne souffrit pas de la moindre égratignure et explosa les ballons de sécurité tout en lâchant une flopée de jurons de frustration à la suite. Puis au moment de s’extirper du véhicule, elle vit la Prius arriver… Puis se faire percuter de plein fouet par un véhicule lancé à pleine vitesse. Ce fut à ce moment qu’elle sentit son monde s’effondrer comme un château de carte, espérant vainement que tout ceci ne soit qu’un cauchemar, qu’il ne s’agissait pas de la voiture de l’agence… Qu’ils survivent simplement… Incapable de bouger elle sentit seulement ses jambes fléchir pour heurter le sol et les larmes lui monter aux yeux. Elle savait que rien ne servait d’aller voir et elle savait surtout que si elle n’avait pas heurté cet arbre… L’absol qui venait de traverser arriva craintivement près d’elle, rampant sur le sol un air désolé lisible dans le regard et espérant qu’elle ne lui vouait plus la haine palpable qui l’avait empêché de l’approcher après l’annonce des précédents accidents. Restant ainsi immobile pendant de longues minutes, la jeune femme finit alors par se lever mécaniquement pour aller voir le numéro de plaque de la voiture qui avait provoqué l’accident et revint chercher ses affaires avant de présenter en silence une pokéball à l’absol toujours allongé sur le sol. Elle ne prononça que le nom qu’elle décidait d’attribuer à la femelle ténébreuse avant de partir à pied, se frayant un chemin entre les curieux et les secouristes arrivés et amassé sur place depuis le temps.

Son désespoir se traduisit par une période de mutisme total qui dura plusieurs jours complets, le temps qu’elle ne découvre qui avait prévu cet accident, comment et pourquoi. Apparement les personnes responsables de l’enlèvement raté sur lequel il avaient enquêté n’avaient pas apprécié être percé à jour et ayant entendu le bruit disant que la responsable n’était nulle autre que la baronne… Il leur avait suffit d’apprendre son itinéraire pour lancer un voiture folle sur son véhicule, ne prévoyant pas qu’elle l’éviterait. Allant voir les autorités avec tout ce qu’elle avait réussi à réunir, le mettre accidentel fut rapidement résolu et des mesures furent prises pour démanteler le cartel qui venait d’être mis au jour. Cela prendrait beaucoup de temps, mais cette perspective aida la jeune femme à faire son deuil et à retrouver sa pétillance d’entant et son caractère si spontané pour le plus grand soulagement des membres de son équipe. Elle fut forcée de relâcher les pokémons des deux hommes décédés et de vider les locaux de l’ancienne agence, la soeur de Diamond voulant en faire un salon de coiffure plutôt que de le lui céder.
—Commentaire censuré par la voix-off—

N’ayant plus de véritable ancrage sur Kalos, étant donnés qu’elle n’était plus en contact avec ses parents depuis qu’elle avait quitté leur demeure elle eu une idée en parcourant de vieux dossiers entreposés dans son appartement. Elle avait toujours une maison de campagne qu’elle avait eu pour un de ses anniversaires et enfin, cette chose allait s’avérer plus utile qu’elle ne l’avait semblé le jour où elle l’avait reçue. L’endroit était apparement situé sur Maïlys une région voisine déjà visitée par la détective, une bonne affaire puisqu’il s’agissait de remonter un business en partant de zéro, par contre comment et pourquoi la famille de la jeune femme possédait une résidence si lointaine ? Mystère. Elle trouva un billet d’avion pour l’île, le bateau étant au dessus de ses forces, et fut enchantée de trouver sur place une sorte de ruine de maison carbonisée, mais entourée par un grand jardin remplit de lave solidifiée ! Le cataclysme qui s’était abattu sur l’île n’avait pas épargné la demeure qui manque de bol se trouvait au niveau dans la périphérie des ruines de Lakit. Ainsi plutôt que de s’apitoyer sur son sort, la baronne joua de ses droits et des assurances pour finir par non seulement avoir assez de fonds pour reconstruire la villa sur son terrain mais aussi pour en modifier les plans de bases, aux frais du contribuable.  
—Faut dire que je suis douée quand même—

Néanmoins, cette vie presque campagnarde et pleine de verdure en cours de croissance ne l’inspirait d’une part pas vraiment à cause de son tempérament mais d’autre part, parce que cela ne convenait pas non plus à l’ouverture d’un cabinet comme elle le souhaitait. Ainsi ni une ni deux, elle laissa les travaux se terminer dans leur coins et préféra se rapatrier vers une valeur sûre : Une grande ville. Vraiment grande. Il faut dire, on est citadine ou on ne l’est pas. Bref, elle se trouva un vaste appartement dans un immeuble du centre ville parfaitement conçu pour abriter un local professionnel et personnel ou bien une famille nombreuse. L’entrée se trouvait au dernier étage du bâtiment et donnait sur trois pièces qui sans être vastes laissaient bien assez d’espace pour faire une salle d’attente, une salle informatisée qui servirait aussi de remise pour les dossiers papiers et enfin le plus important : Un bureau pour la baronne. Un escalier montait en colimaçon depuis un coin de la salle d’attente et aboutissait sur une vaste salle qui pouvait parfaitement faire office de salon, mitoyenne avec une autre plus petite parfaite pour une chambre, des toilettes et une salle d’eau. Il y avait même dans le hall non loin de l’ascenseur une autre cage d’escalier pour aller sur le toit.
—Ce ne fut pas long avant qu’un papier d’origine inconnue interdise l’accès au toit aux résidents. Non c’est pas moi qui l’ai affiché qu’est ce qui vous fait croire une chose pareille ?—

Parfaitement bien installée, la détective ne tarda pas avant de se remettre dans le bain jusqu’à ce qu’un matin comme les autres, plus calme que les autres même puisqu’elle prenait le temps de regarder les informations à la télévision entourée de Charles et Gustave ses autres pokémons vaquant à d’autres occupation, un message tout à fait inattendu s’afficha à l’écran. Soit les autorités de la région avaient un sens de l’humour bizarre, soient ils avaient une façon tout aussi bizarre de tester les réactions de panique de la population soit sinon un illuminé ressemblant fortement à un premier de la classe avait décidé de faire des siennes.
—Je suis mal placée pour critiquer l’aspect premier de la classe, certes.—

Ecoutant attentivement l’annonce retransmise par l’écran, elle prit quelques notes à l’annonce d’un portail et de clefs, surtout en comprenant que la ligue et les troupes de cet hommes allaient se taper allègrement dessus pour les récupérer. La perspective de se trouver là devant une sorte de trésor perdu qui était en plus secret défense attisa grandement sa curiosité et son envie de fourrer son grain de sel là où il n’était pas désiré. Déjà trouver ces clefs prouveraient au grand jour ses incroyables talents d’enquêtrice, mais en plus elle aurait un grand avantage sur le reste des protagonistes en agissant de la sorte et en réussissant surtout. Sans oublier que chacune des deux parties serait sans doute prête à faire n’importe quoi pour mettre en sécurité ses artéfacts. Un sourire radieux et amusé s’afficha sur ses lèvres alors qu’elle se tournait vers ses pokémons en disant.

- Une petite chasse au trésor, ça vous dit ?



Apparence physique :

Commençons par décrire ce qui aide à se faire une première impression en rencontrant Amélia, c'est à dire sa voix. Assez grave de timbre lorsqu'elle parle, sans pour autant virer dans de la voix de basse, elle possède des intonations assez suaves tout en étant pourtant très énergique. De manière moins implicite, elle parle assez vite au naturel. Néanmoins elle possède toute une gamme de variation selon le contexte et la personne à qui elle s'adresse, gagnant des notes dans les aiguës lorsqu'elle se sent gênée ou agacée et dans les graves lorsqu'elle vire dans l'ironie ou dans tout autre domaine impliquant un excès de confiance en elle. Lorsqu'elle chante, elle parvient à atteindre des notes qui chez les autres donneraient plus sens à des hurlement à du chant.
—Ô voix-off, chère voix-off, pourquoi commences tu la catégorie “Physique” avec quelque chose invisible et immatériel que la voix ?—

C’est sans doute en ma qualité de voix-off que je décris ce qui m’est le plus familier, mais reprenons là où je m’étais arrêté. Tant qu’à décrire son timbre décrivons aussi son rire, ou plutôt ses rires parce que là encore la gamme est vaste. Quelques reliquats d’éducations strictes se ressentent dans sa manière d’être et d’agir aussi ne rira t’elle que très rarement aux éclats, fait mal vu parmi la haute bourgeoisie toute moderne se voudrait elle à l’instar de toute autre effusion émotive. Aussi la manière la plus spontanée dont elle pourra exprimer son amusement sera en émettant une sorte de bourdonnement grave et mélodieux depuis une bouche souriante mais close. De la même manière une sorte de petit “hmpf” suffisant exprimera une moquerie alors qu’un rythme plus lent et saccadé illustrera un rire plus jaune. Il lui arrivera en petit comité de faire entendre quelques éclats d’amusement mais ces occasion semblent assez rares et à sa décharge n’oublions pas dans quel milieu elle a été élevée. Comme dit plus tôt, les manifestations sentimentales étaient mal vues, surtout par sa mère aussi à t’elle grandis en apprenant à les refouler et même si l’accident à grandement changé sa vision des choses, d’autres restent inconsciemment ancrées au fond d’elle même. Elle est très souriante, en toute circonstance et ce même si son sourire est plus une forme ostentatoire d’orgueil et de fierté qu’autre chose, à coté de ça elle refoule volontiers ses autres émotions et particulièrement les plus extrêmes tel que la tristesse ou la joie. C’est sans doute aussi pour ça qu’elle possède si peu d’empathie avec les autres.

Ceci étant dit, continuons sur notre lancée en terminant la description de son visage. Son visage assez rond se termine pourtant sur un menton légèrement pointu et lisse alors que son front, de manière très objective, est assez grand. Heureusement pour elle, il n’est pas pour autant bombé et se trouve harmonieusement voilé par une frange déstructurée. Tout son visage est d’ailleurs encadré par de courtes mèches d’un brun clair rebiquant vers l’intérieur, venant même parfois masquer un peu ses yeux et son champ de vision. Qu’importe sa coiffure, ces mèches resteront toujours là où elles sont tout simplement parce qu’elles ne sont pas assez longues pour être intégrées à un chignon, une tresse où peu importe sauf en utilisant des dizaines de fines barrettes. Beaucoup d’efforts pour peu d’intérêt à son goût. Le reste de sa chevelure brunette est souple, ondulée et vient lui caresser le bas des reins en arborant à la lumière quelques reflets auburn. Ses yeux quoi-que légèrement tombants ne jurent pas avec les autres éléments de son visage et sont toujours soulignés de maquillage travaillé et assortis à ses vêtements. Ses iris sont quant à eux d’un marron sombre rappelant un vieil ambre rehaussé de paillettes d’émeraudes, ces dernières semblant scintiller lorsque son attention est captée. Son nez légèrement pointu lui aussi rappelle sans mal ses antécédents aristocratiques et se trouve placé juste au dessus de sa bouche aux lèvres fines et délicates. Si l’on descend ensuite autour de son cou se trouve toujours…

—Je t’arrête chère voix-off parce que si tu comptes attaquer une plus ample description de ma personne, j’aimerais que ce soit bien fait. Alors toi tu continues à parler et moi je gère l’ambiance ok ?

Merci d’avance, tu peux reprendre !—


Cette fois c’est moi qui ne porterais aucun commentaire… Bref je disais, au niveau de son cou on trouve presque toujours noué là un foulard, une lavalière ou tout autre accessoire coloré et attirant le regard sans pour autant virer dans le vulgaire non plus. Si elle porte toujours de tels éléments vestimentaires, ce n’est pas uniquement par esthétique mais aussi pour maintenir un certain confort aussi minime soit il autour de cervicales délicates. Ses épaules sont assez fines et droites, rehaussant elles aussi sont port de tête hautain. Ses bras sont souples et possèdent une musculature aussi fine et discrète que le reste de son corps et se terminent sur des mains de pianistes : les doigts sont longs et chaque élément anatomique transparaît à travers une peau fine au moindre mouvement. Heureusement, elle améliore ce trait en cultivant des ongles longs travaillés et bariolés ainsi qu’en utilisant toute sorte de crèmes ou autres produits de beauté. Les mains d’une femme pour être belles doivent être oisives.

Son décolleté, ne nous mentons pas, est généreux et possède le talent d’attirer à lui les regard déplacés de la gente masculine peu avisée. Sa taille fine entoure un ventre plat, travaillé par la pratique régulière de sport et qui aboutit à son tour sur deux jambes qui même si elles sont en harmonie avec le reste de sa silhouette ne frappent pas par leur longueur. Du haut de son petit mètre 70 elle aurait fait un piètre mannequin vous aurait dit n’importe quelle maison de couture mais à coté de ça, elle a toujours su se montrer très douée pour se mettre parfaitement en valeur et attirer les regards.

Son style vestimentaire est quant à lui quelque peu compliqué à décrire et ce pour la simple et bonne raison qu’il varie en permanence au fil de ses humeurs, des jours, des saisons et de ses envies. Le point commun à toutes ses tenues : on ne les rate pas. Parce que ce sera un peu trop habillé pour l’endroit, parce qu’il y aura un détail tape-à-l’oeil… Faut dire que le simple fait de voir quelqu’un porter une lavallière a tendance à impressionner de nos jours. Dans tous les cas elle assume ce qu’elle porte et même mieux, elle l’arbore. Comble de la féminité, elle ne quitte presque jamais ses talons, qu’elle possède en divers exemplaire de toutes tailles, formes… Enfin pour finir, elle ne porte pas énormément de bijoux à l’exemption d’une chaine en argent soutenant un pendentif du même métal en forme d’ankh, pendentif avec lequel elle ne rate pas une occasion de “jouer” dès qu’elle réfléchis, qu’elle parle, qu’elle s’ennuie… Bref elle passe presque le plus clair de son temps à faire tourner le hiéroglyphe autour de sa chaine. Elle possède aussi une bague ornée d’une opale rouge irisée qui semble selon elle, varier de teinte avec les émotions de la jeune femme. Discrètement accrochée à une chaine de pieds se trouve dissimulée une méga-gemme, peu souvent utilisée mais dont la baronne ne se sépare tout de même jamais et ce, parce qu’une urgence ne prévient pas avant d’arriver comme elle le dit. Enfin elle utilise comme sac une petite besace de cuir toujours accrochée à sa hanche et dans lequel on trouve tout le bric à brac d'un sac de femme : rouge à lèvre, épingles à chignon, miroir, téléphone, lime à ongle, badge de détective, petit calibre... Oui elle a toujours sur elle un révolver de petit calibre qu'elle n'utilise jamais, sinon en réponse, mais qui lui permet de se sentir plus en sécurité.


Pokémons Possédés:


C’est moi qui vais gérer seule cette partie là, parce que la voix-off n’y connais rien.

Charles : Ossatueur - 1m10 -♂lv.29
Mon premier pokémon. Il est plus mon bras droit, assistant, homme de main, secrétaire… Non pas secrétaire il a une graphie tout bonnement affreuse, mais bon vous avez saisi, je le considère moins comme un pokémon que comme quoi que ce soit d’autre. Vous ne le verrez jamais sans un chapeau melon fermement vissé sur son crâne à nu et s’il semble à quelques égards froid et distant il n’en reste pas moins fiable, zélé et digne de confiance. Il ne me quitte qu’en de très rares occasion et a développé une certaine allergie aux forces de l’ordre. Il est capable de flairer un policier dans un périmètre de 15m à la ronde et compense sa petite taille par une habilité au tir déconcertante.
Talent : Paratonnerre

Gustave : Mackogneur - 1m75- ♂lv. 40
Il est chronologiquement mon troisième pokémon, offert par mon ancien patron Sam alors qu’il n’était qu’un machopeur pour me servir de garde du corps. Il a toujours très bien rempli ce rôle et ce malgré un tempérament doux et calme, une force tranquille qui intimide par sa grande taille plus qu’il n’agit la plupart du temps. Après il ne faut pas se reposer sur ça, il sait se faire respecter et mieux, me faire respecter mais à coté de ça je ne l’ai jamais vu perdre son air heureux de vivre. Il me sert de chauffeur et possède dans ces cas là l’ancienne casquette de chauffeur qui a appartenu au premier majordome de mes parents. Il partage avec Charle une amitié profonde ainsi que son allergie pour les forces de l’ogre. Lui non plus ne me quitte presque jamais.
Talent : Cran

César : Démolosse - 1m23 (garrot) - ♂lv 26
Mon fidèle chien de garde qui au départ n’a été choisi que pour deux raisons : le fait que j’adore cette race de pokémons mais aussi et surtout parce que je savais que mère ne le supporterait pas. Il est intimidant et dressé au bouton et me sert surtout pour garder des documents ou objets important ou pour inciter les gens à me parler diront nous. Ou à me rendre des choses qui ne leur appartiennent pas. Le code secret pour qu’il se mette en position d’attaque dans un tel cas de figure ? “Il faut rendre à César ce qui est à César”
Talent : Torche

Don Paolo : Porygon 2 - 0m60 - lv.20
J’ai acheté ce pokémon peu après avoir officiellement reçu mon badge de détective privé et je dois avouer qu’il m’est particulièrement utile. Même s’il a un peu de mal à se considérer comme être à part entière (son évolution l’a un peu aidé sur ce point) il communique par série de bruits qui rappelleraient un peu ceux émis par R2D2. En quoi est il pratique ? Parce qu’il est capable de s’intégrer au monde virtuel comme n’importe quel spécimen de son espèce. A partir du moment où il rentre en réseau il me sert : de moteur de recherche, de logiciel,  de plateforme de téléchargement, de dactylo, de pirate informatique… Pour avoir accès à des données numériques auxquelles je n’ai normalement pas accès c’est le pokémon idéal.  
Talent : Télécharge

Lady Marlene : Absol - 1m20 (garrot) - ♀lv. 15
J’ai passé la moitié de mon existence à fuir ce pokémon pour finalement l’accepter dans mon équipe et me rendre compte que ma vie est beaucoup plus facile depuis. Il aura quand même fallu que trois de mes proches meurent pour arriver à ce résultat, et à la question “est ce que je lui en veux ?” je répond simplement non. J’en ai assez vu pour savoir qu’elle s’est contentée de m’avertir plus que de précipiter le destin et aujourd’hui encore elle continue. C’est comme se balader avec un compteur Geiger en permanence, encore faut il l’écouter. Son nom se prononce à l’anglaise “Marline” au fait. Pourquoi l’avoir appelée ainsi ? La plaque de la voiture qui a tué Sam et Marc était immatriculée “LD 45 MRLN”. Cela m’aidera à me rappeler qu’il ne faut jamais baisser sa garde, au cas où j’oublierais un jour.
Talent : Coeur Noble

La Spyker
Spoiler:
 
Oui je la compte comme membre officielle de mon équipe, bande de jaloux. Ce n’est pas une voiture c’est LA voiture, ma chère petite machine à moi. Améliorée plusieurs fois, elle passe de 0 à 160 km/h en 6 secondes et je vous garantis que c’est pas une blague ou un chiffre sur du papier. Quand c’est moi qui conduit on peut sentir la puissance qui se cache sous son capot et au contraire quand je veux respecter les limites de vitesse, je laisse le volant à Gustave et profite du confort de la banquette arrière. Elle a essuyé plus d’une poursuite et je l’ai faite moi même repeindre d’une belle couleur bleue indigo.


Autre: Compte n°3, servie !
Si la catégorie Caractère n'est pas assez explicite avec la petite scènette, je peux tout à fait revenir à un paragraphe plus classique.
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Daeron
Roi des serpents


Messages : 34
Date d'inscription : 01/04/2016

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Mon Equipe:

MessageSujet: Re: Amélia - Détective Privée [Validé]   Sam 2 Avr - 21:52

Ploupi !

J'ai - finalement - réussis à tout lire et je n'ai rien à redire, c'est un personnage très intéressant.

Bon je te donne tout le tralala, couleur, rang, pognon, tu connais la musique, s'pas comme si c'était ton troisième personnage :nysshap:
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Amélia - Détective Privée [Validé]
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