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 L'odeur de la ville [PV Zael]

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Glebber
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MessageSujet: L'odeur de la ville [PV Zael]   Jeu 15 Déc - 22:17

Fini les Hauts Monts ! Glebber n'était pas prêt d'y retourner. Peut-être un jour, il ne faut jamais dire “jamais”, mais pas avant un bon moment, c'était certain. Les montagnes et leurs flancs escarpés, leurs chemins en lacets et leurs paysages vertigineux, ce n'était pas fait pour un Grotadmorv. Glebber se prenait pour un voyageur mais il avait ses limites.
Cela ne l'avait pas empêché de faire de belles rencontres. Deux, en particulier, l'avaient marqué.
Il y avait eu Solène, une gentille dresseuse qui l'avait laissé discuter et jouer avec ses Pokemons, en particulier Crocs de Feu, un Dracaufeu chromatique à la personnalité beaucoup plus avenante que son physique de dragon féroce aux écailles noires. Un moment d'insouciance et de légèreté qui lui avaient permis d'oublier un peu le décor. Un moment inattendu aussi et pourtant bienvenu.
Il y avait eu Valder, un dresseur qui avait une prédilection pour le type Poison et qui n'avait pourtant pas cherché à capturer le Grotadmorv. Ouvert d'esprit, il avait pu grâce à un Célébi avoir un bon dialogue avec Glebber, faisant réfléchir ce dernier sur certaines choses. En plus de cela, Glebber avait affronté deux de ses Pokemons. Contre Moldgath le Drascore, le combat avait été acharné, Moldgath était quelqu'un de mauvais mais Glebber lui avait tenu tête jusqu'à ce que Célébi ne les sépare avant que l'un des deux ne soit mis KO par l'autre. Contre Queen Poison la Dardargnan, ou plus exactement la Méga-Dardargnan puisqu'elle était restée sous sa forme méga-évoluée tout le long de la rencontre, le combat avait également été serré mais Glebber n'avait pas fait l'exploit, le Grotadmorv s'était incliné devant la Dardargnan... encore une fois, car Glebber n'avait jamais réussi à vaincre un Dardargnan, ce dont il rêvait, voulant se prouver qu'il n'était pas qu'une proie faible face à ce terrible prédateur pour lui.

Alors, au final, malgré le peu de plaisir que Glebber avait tiré de ce voyage dans les Hauts Monts, il y avait fait de belles rencontres et repartait avec des souvenirs inespérés. Il repartait aussi un peu plus forts, endurci par les deux combats contre Moldgath et Queen Poison.
Valder lui avait suggéré de se rendre au Village Pokemon, notamment pour essayer d'y découvrir de nouvelles attaques qu'il ne saurait apprendre tout seul. Glebber n'avait finalement pas retenu cette idée qui ne l'avait de toute façon pas emballé dès le départ. Il voulait bien découvrir de nouvelles attaques, mais chercherait d'autres moyens.
Il avait donc repris la direction de Megapagopolis. L'appel de la ville. Les Tadmorvs et les Grotadmorvs sont des Pokemons urbains, après tout, attirés par la pollution engendrée par les Humains.

Pour cela, Glebber prit la route la plus courte. Cela le fit passer par les Terres Désolées. Ca restait mieux que des montagnes. Et puis, un Grotadmorv n'a pas besoin de verdure. Dans une forêt sauvage, il est plus une gêne qu'autre chose, voire une menace.
Glebber n'avait donc pas trop de réticence à travers les Terres Désolées. Seulement, son trajet fut plus long que prévu. Non pas à cause de sa lenteur, car ça, c'était justement “prévu”. Seulement, ces terres étaient assez vastes, inhabitées, plombées par une brume quasi constante, autant dire qu'il y était extrêmement difficile de s'y repérer et donc de s'y orienter. Ce qui devait arriver à un Pokemon sauvage seul et étranger arriva : Glebber se perdit.
Il ne dut qu'à quelques rencontres avec des Pokemons du coin de ne pas dépérir en paniquant. Il put ainsi retrouver la direction de Megapagopolis. D'autres rencontres, notamment avec un Archéomire et un Méios agressifs, ne furent que combats. Deux combats que Glebber perdit, ce qui participa également à lui faire passer plus de temps que prévu sur la route. Il fallait dire qu'il ne partait pas avec un avantage de type, loin de là, contre ces deux espèces pokemons.

Et pourtant, il n'avait pas fini de faire des rencontres dans cette région pourtant réputées pour être, disait-on, vide de vie mais qui ne l'était pas tant que ça.
Megapagopolis n'était plus très loin maintenant. Quelle meilleure façon de le réaliser que de rencontrer un Humain...
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Zael
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Ven 16 Déc - 10:27

C'est la cata.

Méchant s'est barré. On était tranquillement dans notre maison en tissu près de la grande ville qui sent mauvais, et Barbiche faisait ses exercices un peu plus loin. J'étais tranquillement avec Carapuce, et Méchant s'est approché et a commencé à grogner. Il avait l'air vraiment énervé... Il m'a sauté dessus, et heureusement que Carapuce était là, et ils ont commencé à se battre, et moi à pleurer (sans blague, c'était vraiment terrifiant, ils se mordaient et se griffaient et s'envoyaient du feu à la figure). Barbiche est arrivé en clopinant et a voulu les séparer, sauf que Salamèche-Méchant s'est retourné contre lui et lui a envoyé une flamme qui lui a brûlé la main.

A ce moment là, tout s'est arrêté. Barbiche tenait sa main en regardant Salamèche, Salamèche regardait Barbiche, Carapuce regardait Salamèche et moi je pleurais toujours (oui bon je n'ai pas un sens du dramatique assez poussé pour m'arrêter au moment crucial). Et puis avant que Barbiche ait le temps de faire quoi que ce soit, pouf, Salamèche s'est mis à courir et s'est enfui !

Du coup, là, on le cherche. On a rangé la maison de tissu (la "tente" c'est ça) et Barbiche a bandé sa main avec une espèce de crème bizarre qui sentait mauvais, et on est partis. On a marché (enfin, Barbiche a marché) longtemps, assez longtemps pour ne plus voir la ville. En même temps, là, on ne voit pas grand-chose : il y a un brouillard qui nous entoure, et qui sent une drôle d'odeur. Barbiche a l'air triste et inquiet en même temps. Il n'arrête pas de soupirer. J'aimerais bien l'aider, mais qu'est-ce que je peux faire ?


"Regarde bien autour de toi, Zazou. On devrait voir sa flamme même dans le brouillard."
"Sa'mèche est faché ?"
"Je pense qu'il ne voulait pas me faire mal... Il s'est emporté, c'est tout. Et il est fâché contre lui-même. Tu comprends ?"
"Il est fâché tout seul. Tu es fâché toi?"
"Non, je ne suis pas fâché contre lui. Il est encore petit, il ne comprend pas bien ce qu'il fait. Il... a beaucoup de colère en lui."
"C'est pour ça qu'il est méchant?"
"Ah, ça... Il ne t'aime pas beaucoup, c'est vrai. Je crois qu'il a l'impression que tu as volé sa place. Avant je m'occupais de lui comme un fils, mais j'ai un vrai fils maintenant, et c'est toi. Il doit être..."
"Zaloux !"
"Oui, mais on dit Jaloux, avec un jjjjjjjjj."
"Jjjjjjjjjjjjjaloux."
"C'est ça mon grand. Bon, ouvrons l'oeil, le brouillard est de plus en plus... OUAH !"

J'entends un gros bruit sourd, et je sens Barbiche tomber. SUR MOI. Je pousse un cri. Il se rattrape tant bien que mal en titubant, et se redresse. Le sol tremble ?? Je gémis, terrifié. Il essaie de me rassurer d'une voix douce, mais ce n'est pas par le sol que je suis terrifié.

Je montre du doigt une grosse forme sombre et gélatineuse, juste à côté de nous.
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Ven 16 Déc - 20:13

Le corps d'un Grotadmorv épouse le sol, tant et si bien qu'il en parçoit facilement les vibrations. Typiquement, quand quelqu'un marche à proximité, le Grotadmorv sent les vibrations des pas sur le sol, exactement comme un serpent. Un Abo ou un Seviper a effectivement cette sensibilité, comme tout serpent.

C'est ainsi que Glebber sut que quelqu'un courait en sa direction. La personne venait d'en face. La brume épaisse ne permit pas à Glebber de voir ce que c'était. Un Pokemon, forcément, mais lequel ? Les vibrations faisaient penser à un bipède. Pas très lourd. Sûrement petit, non évolué. Ca laissait des dizaines de possibilités... Un Marisson, un Carapuce, un Pandespiègle, un Laporeille, un Makuhita... Ca pouvait être n'importe quoi. Glebber s'arrêta, se demandant pourquoi ce Pokemon courait. Fuyait-il quelque chose ? L'avait-il aperçu par on-ne-sait-quel moyen à travers la brume, et dans ce cas, que lui voulait-il ? Glebber se prépara à se battre.

Il devina finalement que le Pokemon qui courait n'allait pas lui rentrer dedans, juste lui passer à quelques mètres à côté. Glebber commença à apercevoir une silhouette, moitié moins grande que lui. Il plissa les yeux, sans être sûr de ce que c'était.
De profil, un indice ne le trompa pas : le Pokemon possédait une queue avec une flamme au bout, dont la lumière perçait la brume. Un Salamèche ou un Reptincel. Ce fut facile à dire : vu sa taille, et l'absence d'excroissance à l'arrière du crâne, c'était un Salamèche, indubitablement. Un Ouisticram n'a pas cette queue.

Glebber sut que le Salamèche l'avait repéré. Ne serait-ce qu'à l'odeur. Ces reptiles avaient un bon odorat, et puis pas besoin d'un bon odorat de toute manière pour distinguer la puanteur d'un Grotadmorv. Le Salamèche avait aussi ralenti sa course en lui passant à côté et avait tourné la tête.

Le Salamèche disparut dans la brume, et Glebber se retourna sans s'en rendre compte, tournant le dos à la direction vers laquelle il se dirigeait et d'où avait surgi le lézard de feu. Perplexe, il était encore dans ses pensées quand quelqu'un d'autre approcha. Certes, la personne ne courait pas, mais était bien plus grande et lourde qu'un Salamèche, et pourtant Glebber ne la sentit pas arriver.

Par contre, il sentit bien la chaussure lui rentrer dans le dos, et la jambe buter sur son corps. Il se décala, par réflexe, et vit qu'un Humain venait de trébucher sur lui sans s'en rendre compte. L'Humain évita de complètement s'étaler sur le ventre... et bien heureusement car il portait un bébé en bandoulière.

GLEBBER – Oups, pardon !

Ce n'était pas vraiment à Glebber de s'excuser, mais simple politesse.

GLEBBER – Vous suivez le Salamèche ?

De toute façon, l'Humain ne devait rien comprendre...
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Dim 18 Déc - 21:47


Le truc dans lequel Barbiche a marché s'est retourné et a commencé à grogner vers nous. Je me mets à gémir encore plus fort. Barbiche recule précipitamment, et tend une main vers le... euh... Pokémon, apparemment, puisqu'il a des yeux et un genre de bouche.

"Ohla, euh, pardon..."

Le "gros tas de morve" gronde encore une fois. Il n'a pas l'air très méchant, en fait, juste... Un peu gluant. Barbiche regarde autour de lui, mais je distingue quelque chose au loin, et je crie en tendant le bras :

"Là-bas !"

Barbiche hoche la tête en direction du gros tas de morve, et crie :

"Salamèche ! Reviens !"

La lueur que j'ai distinguée dans le brouillard s'affaiblit, et j'entends les petites pattes de Salamèche fouler le sol. Mais qu'est-ce qu'il a ? Il ne peut pas se cacher comme ça pour la vie, quand même ! Barbiche soupire, et se frotte la barbe avec sa main. Il semble réfléchir. Finalement, il s'accroupit pour faire face au gros tas de morve :

"Encore désolé de t'avoir marché dessus... Je ne vois pas grand-chose, dans le brouillard. Le Salamèche est avec nous, mais il s'est enfui. Hm... Est-ce que tu pourrais nous aider ? Je sais que les Tadmorv et les Grotadmorv sont particulièrement sensibles aux vibrations du sol. Serais-tu capable de nous aider à le retrouver ? Je peux te donner, euh... J'ai de quoi manger, si tu veux."

Mais Barbiche a perdu l'esprit ? Comment un Pokémon pourrait comprendre des choses aussi compliquées ? Déjà que moi j'ai du mal.
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Dim 18 Déc - 22:32

L'Humain se tourna vers Glebber, réalisant sur quoi il venait de trébucher, et s'excusa d'un air gêné. Il ne montra pas de signe de dégoût et ne se pinça pas le nez. Glebber allait-il rencontrer pour la troisième fois d'affilée un dresseur gentil avec lui ? Bon, il avait quitté les Hauts Monts, mais est-ce que pour autant cela ne devait pas compter ? Glebber lui sourit, comme pour lui signifier qu'il n'y avait pas de mal. Surtout avec une brume pareille, l'on pouvait facilement marcher sur un petit Pokemon... Bon, du haut de ses 1m20 – une taille tout à fait moyenne pour un Grotadmorv – Glebber n'était pas vraiment petit, mais beaucoup de Pokemons étaient quand même plus grands que lui. Par contre, le Salamèche, lui, il risquait de se faire percuter sans être vu.

Le bébé pointa soudain une direction en prononçant « Là-bas ! », pas mal pour un bébé, il savait déjà parler un peu, ça paraissait très précoce pour son âge. Glebber n'était toutefois pas un expert en bébés Humains, loin de là. Il en avait quand même déjà vus quelques uns, et aucuns ne parlait à cet âge.
Le dresseur hocha la tête, comme s'il avait compris la signification du sourire de Glebber, puis tous deux tournèrent le regard dans la direction pointée par le bébé. L'on pouvait à peine voir la lueur de la flamme caudale du Salamèche. Le dresseur l'appela en lui demandant de revenir, confirmant que ce Pokemon était bien “le sien” – Glebber détestait dire ça, un Pokemon n'appartenait pas à un Humain.

Malheureusement, au lieu de revenir, le Salamèche se fit encore plus discret dans le brouillard, et c'est à peine si l'on pouvait entendre le bruit de ses pas maintenant. Le dresseur se frotta sa barbe mal rasée, puis s'accroupit devant Glebber.

BARBICHE – Encore désolé de t'avoir marché dessus... Je ne vois pas grand-chose, dans le brouillard. Le Salamèche est avec nous, mais il s'est enfui. Mmmh... Est-ce que tu pourrais nous aider ? Je sais que les Tadmorvs et les Grotadmorvs sont particulièrement sensibles aux vibrations du sol. Serais-tu capable de nous aider à le retrouver ? Je peux te donner, euh... J'ai de quoi manger, si tu veux.

Ca se confirmait : ce dresseur était gentil. Il respectait les Tadmorvs et les Grotadmorvs, et semblait même bien les connaître. Intéressant. Le sourire de Glebber s'élargit. Pris d'une pulsion, il enlaça soudain le dresseur accroupi devant lui, pendant deux secondes qui peuvent paraître une éternité quand une masse ultra gluante et atrocement puante vous sert contre elle.

Glebber se concentra ensuite, se tournant dans la dernière direction où ils avaient entendus les pas du lézard de feu. Le Grotadmorv s'étala un peu au sol, de lui-même, pour mieux percevoir les vibrations. Le Salamèche se faisait discret... mais un serpent pouvait toujours le repérer, alors un Grotadmorv avait toutes ses chances aussi.

Glebber finit par parcevoir quelque chose. Oui, ça devait bien être les pas du Salamèche. Au lieu de le signaler à voix haute au dresseur, il rampa lentement dans cette direction. Si sa puanteur devait agresser l'odorat du reptile encore plus que celui de l'Humain, en revanche, le Grotadmorv avait l'avantage de pouvoir se déplacer sans bruit. En temps normal, il faisait un peu de bruit visqueux en se déplaçant, mais en se concentrant, il pouvait se faire discret. L Salamèche ne l'entendrait pas approcher, il ne le verrait pas non plus dans la brume, et il devait être déjà trop envahi par son odeur fétide de rejets d'égouts et de détritus pour sentir une différence de distance.
Par contre, le dresseur et son bébé, eux, seraient sans doute moins discrets...
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Mar 10 Jan - 15:02

HRP:
 

Le gros monstre s'approche de Barbiche, comme en réponse à ce qu'il lui a raconté, et lui englobe les jambes. Je crie de terreur : il est en train de le manger !! Bon sang, Barbiche, fais quelque chose, grande citrouille !!
Au lieu de ça, Barbiche attend en souriant bêtement, et le tas violet s'éloigne doucement. Je fronce le nez : ça pue de plus en plus, en fait. Le tas de morve sent mauvais, en plus ? Je veux dire, encore plus que partout ?

Ca n'a pas l'air de déranger Barbiche, en tous cas, qui regarde le Pokémon s'éloigner, avant de le suivre de loin. Il me dit doucement :


"Pas de panique, Zazou, il est gentil, tu vois? Il nous aide à retrouver Salamèche. Il ne faut pas faire de bruit par contre."
"Pourquoi ?"
"Chhhht, c'est pour que Salamèche ne s'enfuie pas ! Regarde, là-bas, c'est peut-être lui... Surtout pas de bruit, Zael..."

___________


Salamèche était adossé à un rocher, haletant. Il savait très bien que son Dresseur et son fils le suivaient, mais pour le moment, il avait juste envie d'être un peu seul pour réfléchir. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Depuis que le gamin avait pris sa place, rien n'était pareil. Son Dresseur l'avait délaissé, mais était-ce une raison suffisante pour l'avoir brûlé ? Salamèche se prit la tête dans les mains.

Non, ça n'était pas une raison. Il était amer et triste de s'être fait abandonner par ses parents puis par son Dresseur, qui l'avait élevé comme un père finalement. Mais était-il légitime de lui en vouloir ? Il avait un enfant à lui, qui était bien moins débrouillard qu'un Pokémon, après tout. Le marmot avait probablement besoin qu'on s'occupe de lui. Et ça n'était pas faute d'avoir essayé de jouer : petit, le bambin était sans cesse attiré par la brillance de sa queue, et se brûlait systématiquement ! C'est sûr, ça ne risquait pas d'arriver à Bulbizarre ou à Carapuce, ça...

Salamèche se figea. Il se passait quelque chose de bizarre, plus loin. Ses sens de reptile lui permettaient de détecter la présence d'humains grâce aux vibrations du sol, mais quelque chose n'allait pas dans les pas de son Dresseur. Il essayait de se cacher ? Amateur. Une jambe plus lourde que l'autre, ça crée un déséquilibre, et il n'en faut pas plus pour déceler le pas qu'il pense être le plus léger. Il décida, sans bruit, de regarder de l'autre côté du rocher pour voir où ils en étaient.


Il tomba nez à ... corps ? avec un Pokémon quatre fois plus grand que lui. Réprimant un cri, il bondit en arrière, et se prit un rocher dans le talon qui le fit trébucher. Il se releva bien vite : les alentours étaient plus que dangereux pour un Pokémon aussi petit que lui, même avec le Dresseur non loin. Son adversaire était un Grotadmorv énorme, pestilentiel et immobile. Pour le moment. Salamèche réfléchit une seconde : que fallait-il faire ? Retourner près de son Dresseur ? Courir à toutes jambes dans le brouillard ? Non, s'il l'avait retrouvé, il n'aurait aucun mal à le suivre en courant ; et il le rattraperait avant qu'il soit arrivé en sécurité près de son Dresseur. Il décida donc de jouer la carte de la prudence, et ouvrit le dialogue :


"Qu'est-ce que tu veux ? Je te préviens, j'ai des flammes et je n'hésiterai pas à m'en servir !"

Bon, ça n'était pas très crédible, vu sa taille. Mais il avait bien un atout dans sa manche qui lui permettrait peut-être d'attirer l'attention de son Dresseur tout en gagnant du temps...
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Mar 10 Jan - 15:56

HRP:
 


Glebber avait envie d'aider le dresseur car ce dernier se montrait bien gentil avec lui. Le bébé avait crié d'horreur quand Glebber avait enlacé l'adulte, mais bon, ça pouvait se comprendre, ce n'était qu'un bébé et Glebber lui avait fait peur avec ce geste un peu brusque et impulsif. De plus, l'adulte pouvait avoir la politesse de s'efforcer d'ignorer la puanteur du Grotadmorv, mais l'on ne pouvait pas demander cela à un bébé.

Trois dresseurs gentils en trois rencontres consécutives. Glebber s'estimait chanceux. Souvent, les dresseurs décidaient de l'attaquer pour entraîner leurs Pokemons, sans d'autres raisons. Glebber n'en faisait pas un cas personnel, n'importe quel autre Pokemon sauvage qu'un Grotadmorv devait vivre la même chose, seulement, quand on est un Pokemon que les Humains trouvent dégoûtant aussi bien physiquement qu'olfactivement, ça n'aide pas. Si Glebber avait été un Evoli tout mignon, les Humains seraient moins prompts à l'agresser ; c'est ce qu'il se disait, en tout cas.

Glebber suivait les ondes de pas, avec le dresseur à sa suite. Il réussit ainsi à poursuivre le Salamèche sans le voir et sans l'entendre, quoiqu'heureusement que le lézard ne courait pas, car le Grotadmorv aurait été physiquement incapable de ne pas se faire semer.
Au bout d'un moment cependant, les ondes de pas cessèrent. Glebber s'arrêta quelques secondes, pour se reconcentrer. Non, il ne perçut plus rien. Mince ! L'hypothèse la plus probable était que le Salamèche s'était simplement arrêté. Mais pourquoi, dans ce cas ? S'il voulait fuir le dresseur, pourquoi s'arrêter ? S'il était tombé sur un Pokemon sauvage et s'était battu contre lui, Glebber l'aurait senti. Et les Salamèches ne volent pas, ils doivent attendre de devenir Dracaufeux pour ça.

Glebber se remit à avancer, jusqu'à approcher d'un rocher, qu'il ne vit qu'au dernier moment dans la brume. Il ne savait pas s'il avait dépassé l'endroit d'où les ondes de pas s'étaient fait sentir pour la dernière fois, en tout cas il n'en était pas loin. Et il en eut la preuve par surprise.
Il sursauta en même que le Salamèche qui se détacha de derrière le rocher. Glebber se calma, en même temps heureux d'avoir retrouvé le Salamèche qui lui faisait face dans une posture tendue et qui lui demanda sèchement :

Salamèche – Qu'est-ce que tu veux ? Je te préviens, j'ai des flammes et je n'hésiterai pas à m'en servir !

Cette menace paniqua quelque peu le Grotadmorv, qui n'avait absolument aucune envie de se retrouver à fondre sous les flammes d'un Pokemon. Rien ne lui permettait de savoir que le Salamèche en question n'était qu'un jeunot sans aucune expérience du combat, qui n'avait pour ainsi dire aucune chance en duel contre lui.

GLEBBER – Non non non non ! Ne fais pas ça. J'aide juste ton ami Humain à te retrouver, il se faisait du souci.
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Mar 10 Jan - 17:44

De là où je suis, je vois rien du tout. Le brouillard sent mauvais et pique mes yeux. Je tousse un bon coup, et je renifle. Barbiche me passe un mouchoir sur le nez mais je secoue la tête : il n'a pas mieux à faire ? Par exemple aller retrouver Salamèche ? Il ne bouge toujours pas, mais par contre, on entend des grognements plus loin. Peut-être que gros tas de morve l'a trouvé. J'espère qu'il ne le mangera pas, il me fait peur quand même.

_______________


Salamèche n'en menait pas large, mais il voulait paraître menaçant pour intimider un adversaire bien plus gros que lui, méthode qui avait - probablement - déjà fait ses preuves... Du moins l'espérait-il. Le Grotadmorv, l'air embarrassé, se dandina en faisant bouger sa masse gluante, et dit de sa grosse voix :


"Non non non non ! Ne fais pas ça. J'aide juste ton ami Humain à te retrouver, il se faisait du souci."

Salamèche ne savait plus où sur quel pied danser. Le Dresseur avait donc capturé un Pokémon pour l'aider à le retrouver ? Et quel Pokémon...! Et il se faisait du souci ? Salamèche se sentit honteux d'avoir fui, d'avoir causé du grabuge pour finalement si peu de choses que sa pauvre petite fierté. Il hésita une seconde, et répondit d'une voix faible :

"Tu... il t'a capturé... Pour me retrouver ?"

Il était sous le choc, tout à coup. Il s'assit par terre, un peu sonné. Il avait toujours trouvé son Dresseur un peu lâche, à éviter le combat sérieux, à ne chercher que des petits Rattata ou des Dresseurs débutants pour entraîner son équipe, sans jamais de gros challenge, quoi. Et là ? Il avait affronté un monstre pareil - il était tellement énorme qu'il ne pouvait être que vraiment balèze, non? - pour... quoi ? Le retrouver, lui ? L'avorton qui avait été abandonné par ses parents ?

Alors comme ça il tenait à lui malgré tout...?

Toute velléité soudain oubliée, Salamèche abandonna son attitude agressive pour laisser doucement des larmes couler sur ses joues. Il leva la tête vers le Grotadmorv - il avait auparavant fermé hermétiquement ses narines, il l'avait senti venir - et ne prit pas la peine d'essuyer ses larmes. Malgré son agressivité, il était à peine plus vieux que Zael, après tout, et même si un Pokémon est bien plus débrouillard qu'un humain, il était encore un enfant terrorrisé qui n'avait besoin de rien d'autre que de se sentir en sécurité dans les bras de son unique parent.
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Mer 11 Jan - 15:28

Le Salamèche eut l'air troublé un instant. Glebber s'attendait plutôt à une réaction vive, par exemple à ce qu'il refuse violemment de retourner auprès du dresseur. Au moins, il fut rassuré, le lézard n'allait pas lui cracher du feu à la face en toute impulsivité. Glebber n'était pas contre un combat, bien au contraire, mais encore fallait-il que ce soit dans un bon esprit, et s'il pouvait éviter de fondre et de coller, c'était aussi bien. Il évitait donc toujours de mettre un Pokemon Feu délibérément en colère ; si le Salamèche ne le voyait pas comme un ennemi, c'était ça de gagné. Après, s'il était d'accord pour se battre, Glebber en serait heureux. Pour l'heure, il fallait d'abord comprendre pourquoi il avait fui le dresseur. Etait-il maltraité ? Le jeune homme n'avait pas l'air d'un dresseur qui maltraitait les Pokemons, il suffisait pour s'en convaincre de voir comment il s'était adressé à Glebber. Il y avait donc autre chose.

Salamèche – Tu... Il t'a capturé... pour me retrouver ?

Cette pensée émut le Salamèche, qui se laissa tomber au sol, le regard dans le vide. Le pauvre avait l'air à fleur de peau. S'était-il si violemment disputé avec le dresseur que ça lui paraissait inimaginable que ce dernier parte à sa recherche ? Il lui prêtait cependant un effort inexact : le dresseur n'avait pas capturé Glebber. Il lui avait bien demandé de l'aider à retrouver le Salamèche, en revanche, sans besoin de le capturer.

GLEBBER – Oh, non, il ne m'a pas capturé, il n'a pas eu besoin, il m'a demandé de l'aider à te retrouver, et comme il avait l'air de se faire du souci, j'ai accepté.

Le Salamèche reposa le regard sur Glebber qui put alors voit des larmes embuer ses yeux et couler sur ses écailles. Mince, il s'était vraiment passé quelque chose entre eux, pour que le Salamèche soit si ému. Glebber avait bien envie de savoir quoi, bien que ce ne fût pas ses affaires.

GLEBBER – Qu'est-ce qui ne va pas ?
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Jeu 12 Jan - 13:54

Salamèche se sentait très bête, maintenant, et honteux. Il déboucha ses narines et renifla bruyamment, sans faire attention à l'odeur nauséabonde qui se dégageait du Grotadmorv. Il secoua la tête, et lui dit :

"Je... je suis désolé de t'avoir fait déranger pour si peu... C'est juste que (snif) j'avais l'impression que mon Dresseur... Enfin, qu'il ne tenait plus autant à moi qu'avant..."

Il essuya d'une patte ses larmes, et se replongea dans ses souvenirs d'enfance. Il commença à raconter :

"En fait, je n'ai jamais connu mes parents. Ma mère a laissé mon oeuf à mon Dresseur, et le seul papa que j'ai pu avoir, c'était lui. Il s'est occupé de moi alors que je ne valais rien, que j'avais peur de tout et de tout le monde... Et puis, un jour, l'enfant est arrivé, et il a du s'occuper de lui aussi.

Moi j'étais déjà assez grand pour me débrouiller, quoique, il me donnait quand même à manger, mais je n'étais plus... son préféré, peut-être ? J'ai toujours été jaloux de ce gosse, je crois... Parce qu'il a pris ma place dans ses bras... J'ai été méchant avec lui, et là, aujourd'hui, j'ai dépassé les bornes. J'étais en colère, et j'ai brûlé mon Dresseur. Je me suis enfui pour ne pas avoir à confronter son regard, mais... Je regrette..."


Salamèche s'était remis à pleurer au milieu de son récit, mais ces larmes étaient moins amères que les précédentes. Il se sentait soulagé d'avoir lâché ce qu'il avait sur le coeur depuis tout ce temps. Même si c'était à un Grotadmorv qu'il ne connaissait même pas. Il respira un grand coup (grave erreur), toussa un peu, et essuya une nouvelle fois ses larmes. Cette fois, lorsqu'il prit la parole, sa voix était plus calme.

"Désolé pour, hrm, tout ça. Je crois que j'avais juste besoin que quelqu'un m'écoute, en fait. Je... je vais retourner les voir. Oh, comment t'appelles-tu, d'ailleurs ?"

Habitué à n'être appelé que par son nom d'espèce, Salamèche tendait à oublier que la plupart des Pokémon avaient un nom, un vrai. Il se demanda pourquoi lui n'en avait pas, et se promit de demander à son Dresseur la raison pour laquelle il ne leur en avait pas donné.
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Glebber
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Lun 16 Jan - 15:45

Alors qu'il pleurait, le Salamèche commença à renifler, ses narines commençant à s'obstruer. Glebber eut l'impression que le lézard manquait d'air comme s'il venait de sortir d'une apnée. Si c'était le cas, il n'y avait qu'une seule explication : le Salamèche s'était retenu de respirer pour ne pas sentir l'odeur du Grotadmorv. Glebber ne devrait plus s'en vexer avec l'habitude, il savait que pratiquement tous les Pokemons et les Humains trouvaient l'odeur des Tadmorvs, des Grotadmorvs mais aussi des Miamiasmes et des Miasmax, nauséabonde ; malgré tout, ça faisait toujours un petit quelque chose de se le faire signifier d'une façon ou d'une autre.

Salamèche – Je... je suis désolé de t'avoir fait déranger pour si peu... C'est juste que *snif* j'avais l'impression que mon dresseur... enfin... qu'il ne tenait plus autant à moi qu'avant...

Glebber eut du mal à comprendre pourquoi le dresseur du Salamèche n'aurait plus tenu à lui. Il avait l'air d'un gentil dresseur, justement, pas comme ces autres Humains que Glebber avait trop souvent croisés, qui considéraient les Pokemons comme des armes de combat sans personnalité et donc remplaçables. Le Salamèche expliqua alors son histoire.

Le dresseur avait recueilli l'œuf du Salamèche, donné par la mère elle-même. Pourquoi la mère du Salamèche avait-elle remis son œuf à un dresseur Humain ? Très bizarre, mais bon, Glebber se contenta d'écouter. Le Salamèche avait donc éclos et grandi en voyant le dresseur comme son père, et ce dernier s'était bien occupé de lui. Puis, un jour, le dresseur était devenu lui-même papa pour de vrai, avec la naissance de son propre enfant. Depuis, le Salamèche avait nourri un sentiment de jalousie, car il n'était plus le seul dont le dresseur devait s'occuper, il n'avait plus la place de “fils unique”. Glebber pouvait comprendre, sans s'empêcher de trouver cela dommage, car l'amour n'est pas quantifiable de façon limitée, on peut aimer une personne, puis en aimer une autre sans que l'amour pour la première n'en soit diminué. Ce matin, le Salamèche avait, selon ses propres mots, « dépassé les bornes » en brûlant son dresseur.

Argh... En effet. Transpercé par le remords et la culpabilité, le Salamèche avait donc fui en n'osant pas assumer le regard du dresseur. En expliquant tout cela, le Salamèche avait lâché d'autres pleurs, mais ce devait être libérateur. Il vidait son sac et se faisait du bien. Il dut respirer un grand coup, ce qui le fit tousser – Glebber ne comprit même pas que c'était encore une fois à cause de sa puanteur nauséabonde.

Salamèche – Désolé pour, hrm, tout ça. Je crois que j'avais juste besoin que quelqu'un m'écoute, en fait. Je... je vais retourner les voir. Oh, comment t'appelles-tu, d'ailleurs ?
GLEBBER – Oh non, ne sois pas désolé. Ne t'en fais pas.

Touché par le récit du Salamèche, Glebber s'avança pour l'enlacer tendrement et le réconforter. Sauf que son odeur n'allait pas du tout être un réconfort, mais Glebber était comme ça : tactile, tendre, câlin, sensible. Malheureusement, ses mains furent un peu trop près de la flamme caudale du Salamèche, et Glebber ne s'en rendit même pas compte tout de suite, les laissant fondre et devenir assez collantes.

GLEBBER – Ton dresseur me suivait, il va arriver. Je m'appelle Glebber. Et toi, tu t'appelles comment ?
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Zael
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Lun 16 Jan - 23:10

Le Grotadmorv se rapprocha du Salamèche, plein d'empathie et de bonne volonté, et lui administra un énorme câlin. D'abord surpris, le Pokémon se laissa faire, puis frissonna de dégoût lorsqu'il sentit le contact visqueux et l'odeur terrible du Grotadmorv si près de ses narines. Il fit malgré tout bonne figure, et ne repoussa pas son nouvel ami : après tout, c'était peut-être le seul câlin qu'il avait eu depuis... longtemps.

Lorsque celui-ci s'éloigna, il déposa une trace visqueuse sur son dos. Salamèche ne se rendit pas vraiment compte qu'il avait brûlé le grand Pokémon, qui serait capable de le mettre en pièces d'une seule attaque... Apparemment, il était tellement résistant qu'il ne remarqua rien non plus, et il dit :


"Ton dresseur me suivait, il va arriver. Je m'appelle Glebber. Et toi, tu t'appelles comment ?"
"Euh, moi c'est juste Salamèche.

Il n'eut pas le temps de palabrer plus sur le sujet : des pas irréguliers approchaient, reconnaissables entre mille.

_______________


Barbiche décide qu'il est temps de repartir, apparemment. On a entendu des bruits venant de derrière le caillou, là-bas : peut-être que Barbiche a l'ouïe plus fine que moi, mais en tous cas, je n'ai entendu que des grognements. Je ne suis même pas sûr que ça soit Salamèche, qu'on va trouver. Et si le Grotadmorv l'avait mangé...?

Pas de panique, Zael. Il faut que j'arrête d'avoir peur pour rien : Salamèche est très fort, et sait se débrouiller, non ? D'ailleurs c'est souvent lui qui gagne dans les entraînements contre Bulbizarre. Bon, pas contre Carapuce, par contre. Mais du coup pourquoi Carapuce perd contre Bulbizarre, s'il gagne contre Salamèche, et...

Oh ! C'est bien lui ! Il est avec le Grotadmorv, et il a... des traces gluantes et violettes sur le dos ? IL A ESSAYÉ DE LE MANGER J'EN ÉTAIS SUR !! Je crie :


"Samèche !!"

Barbiche sursaute un peu, et m'assène un gros "chhht" dans les oreilles. A quoi bon faire chhht, maintenant ? Vu le bruit que tu fais en marchant, c'était sûr qu'il t'avait vu de loin. Et puis si tu le vois, il te voit, c'est logique. C'est pour ça que la meilleure technique de cache-cache c'est de se cacher les yeux. Eh ouais, je suis un pro à ce jeu, Barbiche peut me chercher pendant des heures sans jamais me trouver, si si c'est vrai !

"Salamèche ? Tu, euh, ça va ?"

J'aurais probablement facepalm si j'avais connu le geste. Pourtant, Salamèche s'approche, non sans un sourire vers le Grotadmorv, et s'arrête devant Barbiche. Il grogne et babille dans son langage de Pokémon (mais est-ce que les Pokémon ont vraiment un langage ? Est-ce que ça n'est pas juste des trucs qu'ils font quand ils sont fâchés ou contents ? Comme des cris de bébé, oui, parfaitement). Barbiche se baisse, et pose son genou au sol en faisant clonk. Il caresse doucement la tête de Salamèche. J'essaie de faire pareil, mais ses bras sont plus longs que les miens : je ne peux que battre des bras dans les airs comme un Goélise.

"Je te pardonne, si tu promets de ne plus jamais t'enfuir, d'accord ? Comme ça on pourra régler nos différends entre nous."

Salamèche hoche la tête. Il a l'air honteux, comme moi quand j'avais mis le pied dans mon gâteau d'anniversaire quand j'avais que un an. Maintenant j'ai un an et demi, c'est derrière moi tout ça, mais bon quand même, j'ai un peu honte quand j'y repense.

Barbiche prend Salamèche sur un bras, et le lève à ma hauteur en se relevant. J'en profite pour lui tapoter la tête avec un grand sourire : même s'il est méchant avec moi, des fois, c'est mieux quand il est là quand même ! Il me regarde bizarrement (ben quoi, c'est toi qui as du Grotadmorv partout, pas moi hein)... et tout à coup, pose sa tête contre la mienne en fermant les yeux. Pas longtemps, une seconde tout au plus. Pourtant, je comprends que ça veut dire quelque chose, que les choses iront mieux entre nous. C'est la première fois qu'il fait preuve de douceur envers moi, je crois. Je ne peux pas m'empêcher de sourire encore plus.

Barbiche s'est rapproché du Grotadmorv. Il lui dit :


"Merci de nous avoir aidé à nous retrouver, cher Grotadmorv. Je ne sais pas ce que nous aurions fait sans toi... Est-ce que tu veux à manger ? Si tu as une famille, je peux te donner de quoi les nourrir aussi."

Je regarde tout autour : le brouillard volcanique qui pique les yeux s'est un peu levé, révélant des alentours désertiques et totalement vides de vie. S'il a une famille, j'espère qu'elle n'est pas dans le coin, ou alors, qu'ils ont une tente très confortable, parce que c'est pas très très accueillant, hein.
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Glebber
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MessageSujet: Re: L'odeur de la ville [PV Zael]   Ven 20 Jan - 21:24

Evidemment le Salamèche fut quelque peu surpris par ce câlin soudain, mais se laissa faire, malgré le contact visqueux et nauséabond du Grotadmorv. Quand, dix secondes plus tard, Glebber mit fin à l'étreinte en se reculant, il se rendit compte qu'il avait laissé ses mains un peu trop près de la flamme caudale du Salamèche. Voilà que ses mains collèrent un peu au dos du lézard, n'empêchant pas le Grotadmorv de les retirer mais lui faisant laisser quelques traces. Pauvre Salamèche, il avait l'air malin avec des traces de Grotadmorv collées au dos.

Salamèche – Euh, moi c'est juste Salamèche.

Vraiment ? Cela signifiait que non seulement aucun nom ne lui avait été donné par sa famille – logique, car il n'avait encore été qu'un œuf quand sa mère l'avait donné à un Humain – mais qu'en plus son dresseur lui-même n'avait jamais cherché à lui donner un nom personnalisé. Glebber se retint de faire une moue ou une réflexion quelconque, ne voulant pas le mettre mal à l'aise.

Glebber sentit les vibrations des pas du dresseur qui arrivait enfin à leur niveau. Le bébé poussa un petit cri imitant un peu le nom du Salamèche, extrêmement mal articulé. L'adulte essaya de le calmer, et regarda les deux Pokemons, plus particulièrement le reptile.

BARBICHE – Salamèche ? Tu, euh, ça va ?

Le Salamèche sourit à son dresseur, et se rapprocha, non sans un regard porté à Glebber qui y lut une forme de remerciement. Glebber resta un peu en retrait alors que l'Humain et le Pokémon échangèrent quelques mots. Bien sûr, l'Humain ne comprenait pas ce que le Pokémon lui disait, mais il pouvait au moins comprendre une intention. Il voyait très bien que le Salamèche n'avait plus peur de lui et n'exprimait aucune agressivité non plus. Son dresseur lui caressa la tête en lui disant qu'il le pardonnerait s'il lui promettait de ne plus jamais s'enfuir.

Glebber fut heureux d'assister à leur réconciliation. Le dresseur prit le Salamèche dans les bras, et le lézard vint frotter sa tête contre celle du bébé. Génial. Cela signifiait qu'il mettrait sa jalousie de côté et le considèrerait comme un frère et non plus comme un rival.
C'était une belle scène, émouvante. Glebber ne dit rien, les laissant tous trois partager ce moment de réconciliation entre eux, jusqu'à ce que le dresseur reportât son attention sur lui et lui parlât :

BARBICHE – Merci de nous avoir aidé à nous retrouver, cher Grotadmorv. Je ne sais pas ce que nous aurions fait sans toi... Est-ce que tu veux à manger ? Si tu as une famille, je peux te donner de quoi les nourrir aussi.

Le dresseur était reconnaissant, pourtant Glebber n'avait finalement pas fait grand-chose. Du moins, il n'en avait, en toute modestie, pas vraiment l'impression. Il avait tout de même aidé le dresseur à retrouver le Salamèche, tout en permettant à ce dernier de vider son sac et de prendre plus de recul sur ses ressentiments.

GLEBBER – Je n'ai pas de famille, ne vous en faites pas. Je rentrais à Megapagopolis.

Pour aider à faire comprendre à l'Humain sa réponse, il hocha négativement la tête.

GLEBBER – Je trouverai facilement de quoi manger en ville.

Sachant que, “de quoi manger”, pour un Grotadmorv, ça pouvait être des déchets ménagers et des rejets polluants. En revanche, Glebber n'était pas contre un petit combat, mais l'ambiance ne s'y prêtait peut-être pas. Il n'osa pas le dire, mais posa son regard sur le Salamèche en se demandant si son dresseur lui avait appris à se battre.
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