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 Project : Imaginarium [Aaron]

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Dave Carter
Princess Iron Chan


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Date d'inscription : 07/10/2016

MessageSujet: Project : Imaginarium [Aaron]   Ven 4 Nov - 13:13

Tu pensais pas remettre les pieds ici, la dernière fois que t'es parti. Tu pensais ne plus jamais voir les grands buildings, les néons qui éclatent la rétine, ne plus entendre le bruit sourd de la musique et des écrans géants qui illuminent les rues. Et tu pensais aussi que l'Imaginarium ne se remettrait jamais vraiment de ta disparition. Mais elle est la, cette ville. Comme si rien ne s'était passé, comme si tu n'avais jamais disparu. Tu vois beaucoup moins ta propre tête sur les écrans, mais tout est resté comme il y a quelques années.

T'es pas venu juste pour le côté nostalgique, par contre. T'as entendu dire de la part de l'administration du Conseil des 4 que celui qui a été recruté juste avant toi y est. Du coup, tu t'es dis qu'une petite visite s'imposait, histoire de rencontrer les gens, de faire connaissance et d'établir des relations de travail saines et équilibrées. Un peu plus saines que celles que t'avais à l'époque. Parce que tu couchais avec une partie des champions et l'autre partie te voyait comme un crétin sans talents, alors c'était plutôt moyen comme ambiance pendant les réunions.

Aujourd'hui, t'es accompagné de ton Desséliande, Raijin. T'as bien Serqet et Terra dans des pokéballs sur toi, mais tu ne comptes pas les sortir tout de suite. T'en a pas besoin, de toute façon. Te voila, capuche sur la tête, en train de déambuler dans les rues de ton ancien royaume. La ou tout le monde se retournait pour t'observer, tu es incognito, invisible. Même avec un arbre sur pattes, personne ne fait attention à toi. T'en serais presque vexé si t'avais pas pris l'habitude. Et si t'aimais pas ça.

T'arrives toujours à te repérer dans la ville, c'est rassurant. Tu sais qu'à deux pas, il y a sûrement le stade, l'ancienne arène. T'as aucune idée de ce qu'ils en ont fait. Ils l'ont peut être détruit, qui sait.

"Viens, Raijin. J'aimerais voir quelque chose de mes propres yeux."

Direction l'ancienne arène, alors. Peut être que tu retrouveras tes marques la bas. Les mains dans les poches, vous arrivez devant l'énorme -et nouvelle?- statue devant le bâtiment. Eh. C'est assez ironique, parce que c'est une statue de toi. Qu'est-ce qu'elle fait la ? Tu n'as pas le souvenir d'avoir fait construire une statue de toi même. Tu aurais osé? Non. C'est quelqu'un d'autre. Tu retires ta capuche, tu passes ta main dans tes cheveux et tu soupires.

"Tu vois Raijin. C'était moi, avant. J'étais quelqu'un d'autre, honnêtement. Tu ne m'aurais pas beaucoup apprécié. Mais je dois admettre qu'ils m'ont sculpté avec mon meilleur profil."

Tu pouffes de rire et tu fouilles quelques instants dans ton sac pour attraper un poffin et le tendre à ton pokémon, qui le mange tranquillement. A ton tour, tu attrapes une gourde pour boire un peu d'eau. T'as vraiment plus l'air dans ton environnement, toi qui était le vrai leader ici.

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Aaron Volkov
The Beast


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Date d'inscription : 07/10/2016

Equipe Pokemon
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MessageSujet: Re: Project : Imaginarium [Aaron]   Ven 4 Nov - 17:35

Flash. Bruit. Néons. Hurlements. Tout est aveuglant. Tout est assourdissant. Insupportable. Détestable. Haïssable. Comment suis-je arrivé à un tel niveau d'intolérance ? Mon corps repousse cette violation de l'esprit ; vous tremblez ; vos mains altèrent votre vue et atténuent votre ouïe. Tout, pourtant, me semblait si flatteur il y a encore si peu de temps. Les visages flous, le parfum étouffant des femmes, l'air chaud souillé par l'haleine et la transpiration des corps. A présent, tout est si oppressant, si maladif. Cette ville ne me paraît plus qu'un ensemble d'êtres regroupés au cœur d'une serre verrouillée, une cage aux barreaux trop étroits pour laisser de nouvelles effluves pénétrer. Une telle concentration d'esprits a semblé créer un espace empli de folie et de crimes. Les existences les plus pures croisent les plus souillées sans s'arrêter. Elles s'effleurent mais ne se voient pas. Tout cela semble être assemblage de cellules indéterminées, formant un corps putride et pourtant magnifique. Ici, la vie vous vend les plus grands rêves et les plus grands cauchemars. Le plus offrant finira comblé, son imagination détruite par l'accumulation des désirs impensables. Les autres se verront abandonnés, affamés, amoindris, dévorés comme des rats au milieu de l'autoroute de l'espoir et de la mégalomanie.

Depuis des heures, des jours peut-être, mon trajet indéterminé chancelle, hésitant, maladroit. Je me souviens de cette ville mieux que je ne l'avais espéré ; et même si les tableaux s'effritent, les archives ne meurent jamais. Je me souviens, peut-être, de quelques noms ou quelques visages. Je crois bien que certains d'entre eux sont gravés sur vos corps, plus idéalisés sans doute, plus arbitraires au mieux, parfois moins convaincants. J'ai eu pour projet de retrouver les origines de ces sources ; tout du moins de restaurer les tableaux anciens. C'était sans détermination aucune. Les gens qui se retrouvent au cœur de cette ville changent d'un jour à l'autre. Le visage de cette boule de verre se modifie selon la position du soleil. Les existences sont de passage. Les vies meurent. La poussière recouvre les souvenirs. La peinture pâlie. L'encre disparaît. Que tout serait morne, si ces choses-là étaient éternelles. Et vos rires amers n'y changeraient rien.

Si vous vous recroquevillez au creux de vos bras, peut-être reviendrais-je sur mes pas. La ville me lasse et le temps m'ennuie. La disparition des horaires est si cruelle pour l'humain. Les repères sont essentiels. Je veux partir. J'ai tout vu ici, et mon âme ne peut plus rien comprendre de plus que ce qu'elle n'a déjà accepté. Il ne me reste qu'un dernier hommage. Un dernier deuil, peut-être. Au pied de cette statue, devant les restes d'une arène oubliée. Quels sont les choix qui ont mené à de telles décisions ? Ce n'est pas cet homme qui me répondra. Pourquoi cet homme ? Personne n'observe cette statue, depuis le jour même où elle a été sculptée. Je peux bien tourner, tenter de reconnaître ces yeux, les traits de ce visage. J'entends bien vos voix chanter l'évidence ; vos corps libérés de la prison du malaise produisent des mouvements amples. Je me dois bien de l'admettre.

« Je crois qu'on vous appelait Iron, n'est-ce pas ? »
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Dave Carter
Princess Iron Chan


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Date d'inscription : 07/10/2016

MessageSujet: Re: Project : Imaginarium [Aaron]   Jeu 17 Nov - 11:40

Et c'est parti pour du mélodrame. Parce que la situation s'y prête bien et que celui qui t'adresse la parole a pas l'air d'être le plus joyeux des passants. Et parce que t'es en train de regarder une statue de toi et que l'ambiance est plutôt bof. Tu prends ton temps avant de répondre à sa question. Déjà parce que t'as aucune foutue idée de ce que tu peux bien répondre, ensuite parce que tu sais absolument pas à qui tu t'adresses, et pour finir parce que même si c'était le cas, qu'est-ce qu'on répond à ça ? Il le sait déjà, non ? C'est quand même assez évident, t'as pas été opéré pour changer de visage.

"Ouais. Avant. Enfin, on m’appelait pas seulement comme ça, mais ouais."

Tu t'es retourné avant de parler, quand même. Tu jettes un coup d'oeil de bas en haut, t'observes, tu scrutes. T'es censé le connaître ? Oui. Sa tête te dit quelque chose. Tu l'as probablement croisé ici, avant de partir. De toute façon, t'as jamais été très bon pour reconnaître les visages.

"Et vous, on vous appelle comment?"

Avec un peu de chance, il saurait ou trouver Aaron. Et dans le pire des cas, tu trouverais bien quelqu'un, pas vrai ? Tu jettes un coup d'oeil à Raijin qui n'a pas bougé. Tu n'attends pas beaucoup de réaction de lui, il sait que tu es largement capable de sociabiliser. Enfin, un peu. Moins qu'avant, en tout cas.

Tu te retournes à nouveau vers la statue et tu pouffes de rire. C'est ironique, ils ont laissé une statue mais personne n'y fait attention. Dans la capitale de l'égo et de la célébrité à court terme, ils ont fait une statue. Une statue putain. Les cons. Ils ont osé. Comme si t'étais le truc le plus important qui soit arrivé à la ville dans les dernières années. Même toi, t'aurais pas osé.

"Je peux vous aider? Vous cherchez quelqu'un en particulier ? J'ai un peu perdu toutes mes relations ici, vous savez. Je ne suis probablement pas la bonne personne."

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