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 [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]

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Alex et Vanilla
Le Détective et la Psychiste


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Equipe Pokemon
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MessageSujet: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Sam 13 Aoû - 3:59




[AVANT-PROPOS / DISCLAIMER
Bonjour, le texte qui va suivre contient certaines scènes de violence qui peuvent surprendre dans un forum comme celui-ci (même si je suis quasiment certains que la plupart ont déjà vu bien pire. Du coup voilà, readers advised. ;3
Ah et certains propos seront aussi des flashbacks et seront de fait entre guillemets-tirets «-- Comme cela --», avec la couleur du personnage qui a parlé ou en couleur normal s’il s’agit juste d’une constatation qui avait été écrite dans un paragraphe narratif.
Sur ce, bonne lecture !]




Prologue


Vanilla passa les portes du commissariat, portant dans ses bras un nouveau-né, un petit Evoli, sorti de l’œuf il y a quelques jours à peine. Le nourrisson dormait paisiblement, le sommeil parfois secoué de légers sursauts.
Elle se tint immobile à quelques mètres du commissaire en train de discuter avec deux autres officiers et qui, lorsqu’il vit la jeune fille, interrompit sa discussion et se retourna vers elle. Arrivant vers elle et avant même de lui dire pourquoi il l’avait convoquée, il posa à nouveau la même question d’un air inquiet :


— Vanilla… Toujours pas de nouvelles d’Alex ?

Elle secoua doucement la tête. Cela faisait trois jours que le garçon avait disparu avec ses Pokémons et son absence prolongée inquiétait le commissaire et ses autres collègues.

— On a reçu ça ce matin pour toi, dit-il en lui tendant une enveloppe contenant à l’évidence plus qu’une lettre. On n’a pas osé l’ouvrir.

La petite reçut le paquet dans sa main libre et sembla légèrement tourmentée. Elle la rangea dans son petit sac, remercia le commissaire d’un geste de la tête et sortit sans rien ajouter.

— Vanilla, la retint un moment le policier.

Elle se retourna, l’interrogeant de son regard froid.


— T’inquiète pas. On va le retrouver.

— Je ne m’inquiète pas
, dit-elle avec un presque sourire. Il est entre les mains de Kami.

Le commissaire sourit devant cet optimisme qu’il considérait cependant aveugle mais, une fois la petite sortie, ne put s’empêcher de se murmurer :

— … ou de Jigsaw…

Une fois rentrée chez elle, Vanilla déposa son bébé dans un petit berceau et le recouvrit d’une légère couverture. Sans son frère ou ses Pokémons souvent turbulents, l’appartement était tombé dans un silence des plus inhabituels. Ses affaires étaient encore étalées çà et là, dans un fouillis impossible.
Les mains désormais libres, la jeune fille ouvrit l’enveloppe et y découvrit une petite cassette audio, la faisant légèrement froncer les sourcils. Avec un calme surprenant, elle alla chercher un magnétoscope, rentra la cassette dedans et, en se tenant devant la fenêtre de la salle principale, lança la lecture :


« Are you there, Vanilla ? Si oui, tu es peut-être la dernière debout. Alors peut-être réussiras-tu là où d’autres ont échoué. Tu penses être en sécurité, pas vrai ? Tu penses pouvoir t’en tirer sans avoir été testée ? Je vous promets que mon travail continuera… »





Le Réveil


L’esprit lourd, Alex reprit progressivement connaissance. Combien de temps était-il resté inconscient ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Quelques jours ? Impossible d’en avoir ne serait-ce qu’une estimation. Il était allongé sur le ventre, sur un sol froid et sale, dans une salle sombre, avec pour seule lumière un néon à moitié mort suspendu au plafond. La première chose que le garçon se demanda avant même de se relever, était de savoir où il était. La salle faisait quelque chose comme dix mètres carrés et le carrelage originellement blanc avait été recouvert de crasse et de… sang ?

Il se redressa légèrement, les coudes toujours à terre, et essaya de se remémorer le dernier souvenir qu’il avait. Il se trouvait… où ? Chez lui ? Au café ? Non. Si. Chez lui. C’était la nuit, Vanilla n’était pas présente ce jour-là, il était seul à la maison, avec ses Pokémons et Ahri, leur Goupix adoptée. En pensant à ses Pokémons, il mit la main à sa ceinture, mais constata que ses Pokéballs lui avaient été retirées. Il était seul.

Il vérifia également son intégrité physique : pas de membres arrachés, rien ne le retenait ici sinon la grande et grosse porte de métal de l’autre côté de la salle. Mais alors qu’il passait la main sur la poche de son pantalon, il y sentit quelque chose. Il était habitué à y sentir son Pokénav, mais celui-ci n’avait ni la taille ni la forme de ce qu’il avait dans la poche. A la place, il en sortit un magnétophone.

Alors c’était arrivé.

Il était prisonnier de Jigsaw.

Ce moment était arrivé, après toutes les fois où il avait cauchemardé sur cette possibilité. Dans sa tête, les détails des différents cas concernant le tueur au puzzle se succédaient et il frissonna à l’idée d’être mêlé à un seul d’entre eux. La tête encore lourde, il avala sa salive, prit une grande inspiration et appuya sur Play.


« Hello Alex. I want to play a game. Il y a des années de ça, tu es parti de chez toi avec une idée fixe : celle de retrouver ton frère disparu, Nicol Amarfi. Mais plus tu cherchais et plus tu t’éloignais. Au fil du temps t’est venue une obsession, une obsession stupide : d’empêcher les autres de faire les mauvais choix, t’empêchant alors toi, de faire les bons. Tu veux sauver tout le monde. Aujourd’hui, tu fais face à ton obsession. Regarde…

Une télévision s’alluma dans un coin de la salle, révélant deux personnes allongées sur deux lits d’hôpitaux, côte à côte, chacune un masque à oxygène sur le visage, visiblement inconscientes. Mais si l’une d’elle n’était pas reconnaissable à cause du mauvais cadrage, l’autre était clairement identifiable :

« … Vanilla est en mon pouvoir. Elle dispose de 30 minutes pour se sauver elle-même. Le destin de Martina, ton amie, est lié au sien… et au tien. Entends mon avertissement, Alex ; leur survie, ainsi que celles de ceux qui te sont chers, est entre les mains de ton obsession. Apprendras-tu à t’en libérer et à réellement les sauver ? Si oui, tu te retrouveras face à celui qui t’a ravi ceux qui te sont chers. Si non… eh bien… tu es bien placé pour savoir ce qu’il se passera. La vie ou la mort, Alex. Le choix t’appartient… »

Le téléviseur montra alors également une figure humaine sous une large capuche s’affairant autour des deux corps, avant de s’éteindre.
Alors que la cassette se finissait, laissant le garçon blanc comme un linge, la porte au bout de la salle s’ouvrit dans un grincement métallique, laissant la lumière envahir son obscurité et découvrant un petit corridor. Alex tremblait : Vanilla. Sa petite Vanilla et Martina étaient aux mains de ce monstre ? Comment osait-il les mêler à tout ça ? Mais peu importait, il la ramènerait. Et même s’il ne comprenait pas exactement ce dont il s’agissait, il remporterait la victoire ; il triompherait du jeu de Jigsaw !
Il rassembla ses esprits, s’efforça de retrouver un semblant de calme et, peu confiant – qui le serait ? – il s’avança vers la lumière, passant dans la première salle.



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Dernière édition par Alex et Vanilla le Sam 3 Sep - 22:39, édité 1 fois
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Alex et Vanilla
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MessageSujet: Re: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Mar 16 Aoû - 6:19



See What I See



« 29 : 19 »

L’architecture de la première salle était similaire à celle dans laquelle il s’était réveillé, mais en plus lumineux : blanche, sale, carrelage au sol et sur le premier mètre en bas du mur. Au centre, attachée sur ce qui ressemblait à une table de billard, se trouvait la silhouette d’une personne cachée sous un drap rouge, un magnétophone scotché dans la main gauche et un masque de Snubull sur le visage. Quelques mètres au-dessus d’elle, une scie circulaire était à l’arrêt, mais même en fonctionnement, elle était trop loin pour être dangereuse.
Alors que le garçon entrait d’un pas prudent dans la sale salle, la voix d’une nouvelle cassette de Jigsaw résonna dans les murs :


« Voici ton premier test, Alex. La personne en face de toi a désespérément besoin d’aide. Mais ce n’est pas à toi de la sauver. Tu vois cette personne comme une victime, mais si tu VOYAIS CE QUE JE VOYAIS, sous le masque se cache un criminel ne méritant pas la vie qui lui a été donnée. Ton obsession te dit de sauver cette victime, moi je te dis de t’en aller. Le choix te revient. »

La personne sous le drap était visiblement consciente, mais au bruit, était bâillonnée, se débattant pour essayer de se dégager des menottes la retenant au lit. Malgré les injonctions de la cassette, Alex, poussé par la curiosité, retira le masque, révélant une jeune femme dont le mascara dégoulinant et le visage rougeaud laissait comprendre qu’elle avait été là à pleurer pendant un long moment. Aussitôt, la scie circulaire au-dessus du corps se mit à tourner et à lentement descendre vers le corps, faisant crier la jeune fille de peur sous son bâillon qu’Alex lui enleva immédiatement.

— Détachez-moi !!!

S’affairant comme il pouvait autour de la table, les oreilles vrillées par le son de la scie circulaire, le garçon chercha un moyen de briser les chaînes, mais celles-ci étaient verrouillées par un cadenas chacune et bien trop solides pour le garçon. Cherchant de tous les côtés, il remarqua alors une clé pourtant en évidence dans une large boîte en verre – comment ne l’avait-il pas vue plus tôt ? – avec marqué en rouge sur la boîte :

« Es-tu sûr ? »

Choisissant de négliger cette menace à peine dissimulée, le garçon donna un grand coup de coude dans la boite, la faisant exploser en plusieurs éclats dont certains se plantèrent dans sa chair, et récupéra la clé.
La scie, arrivée à mi-hauteur, continuait sa sinistre descente et la jeune femme criait de plus en plus fort au garçon de se dépêcher. Le coude en sang, celui-ci se précipita vers elle et, une à une, détacha les quatre menottes qui la retenait. Elle bondit alors hors de la table tandis que la scie arrivait à sa hauteur, entamant le bois sur lequel elle se trouvait quelques secondes auparavant pour finalement s’arrêter après quelques centimètres dans la table. Nul doute que si la jeune fille s’était trouvée à cet endroit un peu plus longtemps, la scie l’aurait coupée en deux.
Alors qu’Alex, préférant ne pas penser à cette éventualité, soufflait après cette première épreuve, la jeune fille avait rampé sous la table d’où elle tira un couteau et, soudainement, se précipita sur le garçon, lui assénant un grand coup.
Bondissant sur le côté au dernier moment pour éviter le coup, Alex était incrédule :


— Putain mais… ! Je viens de te sauver la vie, meuf !!

N’écoutant pas ses protestations, la jeune fille, le visage ravagé par les larmes et la peur, continuait d’essayer de tuer son sauveur. Comprenant qu’il n’arriverait pas à lui faire entendre raison et qu’elle était clairement en état de choc, Alex déploya son maigre savoir-faire martial, attrapa le bras au vol et la retourna, la précipitant à terre si fort qu’elle perdit connaissance.
Reprenant son souffle après s’être assuré qu’elle ne serait plus une menace, il remarqua alors le magnétophone qui, lorsqu’il était entré, était scotché à la main de la jeune fille et qui, depuis, était tombé à terre. Se disant qu’il en saurait peut-être plus s’il l’écoutait, il se dirigea vers lui et le ramassa :


« Hello Emilie. I want to play a game. Un jeune homme va entrer dans cette salle et essayer de te sauver. S’il réussit, ton jeu commence. Cet homme est un policier ; il sait que tu es une prostituée et une meurtrière et il compte t’arrêter. Le seul moyen d’y remédier se trouve sous ton lit. Laisse-le te sauver et accepte ta sentence… ou tue-le et reste libre. »

Jigsaw s’était foutu de lui. D’eux. Il ignorait tout de cette fille. Il ne l’avait jamais vue. Une criminelle, elle ? Après tout, il avait vu pire. Regardant le corps inconscient, il se dit qu’une arme serait toujours la bienvenue et se saisit du couteau dans la main encore crispée.

Pourquoi ce « test » ? Emilie était une criminelle, c’est ça que Jigsaw voulait qu’il voie ? Mais à ses yeux, elle était victime de Jigsaw. Elle avait droit à une chance de s’en sortir. Cependant, en y réfléchissant, le piège s’était déclenché à partir du moment où il avait enlevé le masque de Snubull. S’il n’avait pas tenté de la sauver, la scie ne se serait pas enclenchée…

Tapant du poing sur le carrelage, Alex pesta ; il n’avait pas pris le temps de bien réfléchir et s’était pour ainsi dire précipité vers le corps allongé avant de bien analyser les environs.

Essayant de rassembler ses esprits, le garçon, encore hanté par la vision de sa sœur et de son amie retenues par ce malade, se releva et continua vers la deuxième salle.


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MessageSujet: Re: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Sam 27 Aoû - 16:53


Feel What I Feel



« 18:39 »

Alex se trouvait maintenant dans un corridor sombre avec pour seule lumière celle d’un projecteur au plafond illuminant un magnétoscope pendu au plafond. Après une brève inspiration, Alex s’en saisit et le joua :

« Hello Alex. Pour que tu comprennes réellement mes actions, tu dois RESSENTIR CE QUE JE RESSENS. Dans la salle suivante se trouvent un homme qui a là encore désespérément besoin d’ide, ainsi que les outils qui lui permettront de se sauver. Sa vie est entre tes mains, mais au final, lui seul peut se sauver lui-même. Fais ton choix. »

Une fois la cassette arrêtée, Alex continua dans le corridor sombre aux murs poisseux et poussa la porte qui donnait sur la deuxième salle.

La  deuxième salle était là encore similaire à la première mais du plafond avaient été suspendues de nombreuses photos horribles mettant en scène un homme en action sexuelle avec des Pokémons mutilés. Du pokémon humanoïde à ceux dont on ne pourrait même pas précisément décrire la forme, en passant par les quadrupèdes, tous étaient mutilés et leurs visages, lorsqu’il était montré, ou même présent sur leurs corps, exprimaient une douleur sans nom.
Retenant la nausée qui lui montait à la gorge, Alex baissa les yeux et vit, allongé sur un lit et retenu par les quatre membres, un homme d’une trentaine d’années, pleurant toutes les larmes de son corps, les yeux rivés sur deux petits mécanismes similaires à quelques centimètres de ses testicules laissées à l’air libre.

Lorsqu’Alex fit son premier pas dans la salle, la voix résonna à nouveau, provenant d’une enceinte dans le mur :


« Si tu est en train d’écouter cette cassette, c’est que tu es un peu plus près de comprendre comment réellement sauver une vie. En tant que pseudo-justicier, tu te trouves face à un cas de conscience : l’homme devant toi est-il une victime ou un bourreau ? Son salut ne dépend pas de toi, mais c’est à toi de choisir ce qu’il adviendra de lui en lui présentant l’outil qui le sauvera. Une fois la leçon assimilée, tu seras plus proche de retrouver ta sœur et ton amie. Sans toi, son jeu ne peut pas commencer. Fais-le affronter ses démons et laisse-le prendre sa décision. »

Retenu, l’homme émettait des supplications incompréhensibles, mais une chose était claire : il était l’homme sur ces photos. Comment le pardonner ? Après avoir rapidement compté les photos, Alex déduisit qu’il avait mutilé, violé et tué près d’une trentaine de Pokémons différent. Comment un monstre comme cela pouvait-il être qualifié d’humain ? Comment pouvait-il s’endormir la nuit ? Comment pouvait-il vivre ?

Décidant cependant de ne pas retomber dans les travers de la salle précédente, le garçon, couteau toujours à la main, s’adressa à l’homme :


— Qui êtes-vous ?

Mais l’homme ne semblait pas en mesure de fournir une réponse intelligible et bafouilla juste quelques mots incompréhensibles entre deux sanglots. Alex abandonna alors l’idée d’obtenir une quelconque information de lui et analysa le mécanisme dans lequel il était prisonnier. Chacun des quatre membres de l’homme étaient retenus par une sorte de gigantesques ressorts, eux-mêmes reliés à de puissants bras mécaniques.
En regardant, Alex s’efforça de ne rien toucher, de peur de déclencher à nouveau un mécanisme caché.

Le garçon aperçut alors, posés sur une table à côté de l’homme, deux interrupteurs posés à côté d’un deuxième magnétophone. Le jouerait-il ? Il ne pouvait pas se permettre de perdre trop de temps, le compte à rebours continuait. Enfin, après une nouvelle inspiration pour rassembler son courage en fuite, il attrapa le magnétophone et lança la lecture, ce qui eut pour effet de lancer un compte à rebours d’une minute trente au-dessus du lit où l’homme était attaché :


« Hello Boris. Tu as été un dresseur pendant de nombreuses années, mais par-delà la capture, tu mutiles, violes et tues les Pokémons pour ton simple plaisir. Te rends-tu compte des vies que tu brises ? Tu as utilisé ton corps comme instrument de torture, alors je te demande : qu’est-ce qui est plus important ? Ton sexe ? Qui t’a apporté tant de vils plaisirs ? Ou ton corps ? Qui a causé tant de peine ? Tu as été donné deux interrupteurs qui te permettront de te sauver la vie. Mais choisis vite cependant, dans une minute, le choix sera fait pour toi. »

Les interrupteurs. Sur la table. Alex les prit dans ses mains. Allait-il réellement rentrer dans le jeu de Jigsaw ? … N’y était-il pas déjà jusqu’au cou ? Qu’attendait-il de lui ? Qu’il le fasse ? Ou qu’il s’en aille, comme dans la première salle ? En désespoir de cause et le temps jouant un rôle trop oppressant sur son cerveau parfois si émotif, il donna les deux interrupteurs à Boris, mais celui-ci, toujours pleurant, n’arrivait pas à se décider, les yeux rivés sur les deux mécanismes un peu trop près à son goût.

Enfin, au bout de trente secondes d’hésitation, il actionna un des interrupteurs. Aussitôt, l’un des mécanismes s’enclencha, faisant éclater son testicule gauche et lui arrachant un hurlement de douleur. Alex était bouche bée devant un tel spectacle, tremblant devant l’horreur dont il était témoin. Le sang avait presque entièrement recouvert le drap sur lequel l’homme était allongé tandis que ses cris avaient complètement empli la salle.

L’homme pleura, se lamenta, les sens engourdis par la douleur, ne parvenant pas à se décider à actionner le second interrupteur et, au bout d’une minute trente après le début de la cassette, les bras mécaniques qui retenaient son corps s’actionnèrent d’un coup sec, lui arrachant les quatre membres et les jetant à chaque bout de la salle, mettant fin à ses pleurs et plongeant la salle dans un silence macabre.

Le garçon, le visage éclaboussé par le sang, était resté immobile, tétanisé par la violence sous ses yeux. Titubant, il recula, s’adossa contre le mur et resta un long moment, recroquevillé dans un coin de la salle, tremblant, constatant qu’il n’avait pas aidé un homme qui, bien que coupable, aurait pu être sauvé.

Il pleura. Devant son impuissance et devant son incapacité à prendre une décision pourtant simple : sauver la vie de quelqu’un. Pourquoi avait-il seulement hésité ?

Essuyant ses larmes après de trop longues minutes, il se releva et, en essayant d’ignorer le corps sans vie et les membres dispersés dans la salle dont les murs avaient été éclaboussé de sang rouge et chaud, passa la porte de l’autre côté de la salle, non sans remarquer, dans un coin, un téléviseur sur lequel il pouvait voir Vanilla allongée, toujours inconsciente.


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MessageSujet: Re: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Mar 30 Aoû - 23:41



Save As I Save



« 9:19 »

La première salle avait éprouvé la confiance du garçon en lui prouvant que même les gens qu’il sauvait pouvaient vouloir sa mort. La deuxième salle avait posé sur ses épaules le lourd fardeau de ne pas avoir sauvé une vie, aussi répugnante soit-elle et avait marqué son âme d’images d’horreur qu’il n’oublierait sans doute jamais.

Il se trouvait désormais dans la troisième salle. Et la troisième salle était insoutenable.


— Piiiiiiix !

Là, derrière une votre en plexiglas d’un côté de la salle, à près de deux mètres au-dessus d’un enchevêtrement de scies circulaires, Ahri, leur Goupix, était suspendue par la patte arrière, entre deux épaisses plaques de métal.

— Ahri !! cria le garçon en se précipitant vers elle.

« Voici ton troisième test. Tu as recueilli ce Pokémon, mais tu ne t’es jamais demandé d’où il venait. C’est en effet quelque chose que l’on ne t’a jamais dit, alors je vais te l’apprendre : Ahri a appartenu à une certaine Marie, qui était la compagne d’un garçon nommé Nicol Amarfi… »

Le sang d’Alex se glaça alors que le Pokémon commençait à être descendu vers la scie circulaire mise en mouvement, redoublant de cris.

« … Alors qu’il aurait pu et qu’il aurait dû protéger sa dresseuse et son compagnon, ce  Pokémon a fui malgré les ordres. Le résultat a été macabre puisque la dénommée Marie est morte, tandis que son compagnon a été laissé pour mort. Est-ce que tu pardonneras cette traitrise à ce Pokémon ? Encore une fois, Alex, ne te fie pas aux apparences et SAUVE COMME JE SAUVE. »

Ce Pokémon ? Coupable ? Ahri ? C’était impossible. Elle avait connu Nicol. Elle l’avait connu. Et elle l’avait… abandonné ? Elle avait abandonné sa dresseuse ? Refusé les ordres ? A cause d’elle, cette Marie était morte ? Et Nicol avait souffert ?

— Piiiiiix !!

Le pokémon était en larmes, n’osant même plus regarder les scies circulaires qui se rapprochaient inéluctablement. Alex secoua la tête pour se sortir les idées inhumaines de sa tête et remarqua sur le côté un levier pouvant être actionné vers le haut ou vers le bas, avec pour inscriptions respectives : « Sauve-la » et « Laisse-la se sauver toute seule ».

Il resta un moment à considérer les deux options : pouvait-elle se sauver elle-même ? Elle était suspendue au-dessus de plusieurs scies circulaires et ne pouvait pas s’échapper. Comment Jigsaw pensait-il qu’elle puisse s’échapper ? Elle n’était encore qu’un petit Pokémon. Elle avait certes abandonné sa dresseuse, mais par moments, la peur peut faire changer une personne.

Pour ce qui était du jeune garçon, il lui pardonnait l’éventuel mal qu’elle avait pu causer à son frère. Il poussa le levier vers « Sauve-la ». Les scies circulaires s’arrêtèrent alors de tourner et le petit Pokémon s’arrêta de descendre, adressant un regard reconnaissant et soulagé au dresseur.


— Piiiix…

Aussitôt, les deux plaques métalliques se refermèrent sur Ahri, l’écrasant d’un coup sec dans un bruit de broiement d’os et d’organes.

— NOOOOOOON !!!!

Le garçon tomba à genoux, la main encore tendue vers les restes du petit Pokémon feu. Les larmes lui montèrent aux yeux et il ne fit rien pour les retenir. Il l’avait sauvée bordel de merde ! Il avait mis le levier sur « Sauve-la » ! Ce Jigsaw était un monstre ! Il avait capturé sa sœur et tué le Pokémon qu’elle et lui avaient recueilli.
Vaincu par la tristesse et un indicible sentiment d’impuissance, Alex était tombé en appui sur ses bras et ses genoux et pleurait toutes les larmes de son corps pour le Pokémon qu’il n’avait pas pu sauver. Il frappait le sol de rage, ouvrant encore plus sa plaie au coude. La douleur semblait lui arracher le bras, mais ce n’était rien en comparaison à la peine qu’il ressentait pour avoir vu la petite Goupix mourir si violemment. Il repensa à tous les moments qu’ils avaient passés ensemble. Il la revoyait, craintive, dans le buisson où il l’avait découverte. Il revoyait son air féroce lorsqu’elle l’avait vu pour la première fois. Il sentait encore sur sa main la morsure qu’elle lui avait infligée avant de comprendre qu’il ne lui voulait aucun mal et, d’elle-même, lui lécher la plaie qu’elle avait causée.
Ahri avait toujours été douce et adorable. Même si elle avait pu fauter par le passé, les gens à qui elle avait rendu le sourire depuis compensaient sans doute largement pour ses erreurs.
Mais non. Elle était morte. Et elle ne reviendrait jamais.


— Ah… ri…

Au bout de plusieurs minutes, il releva la tête vers le téléviseur, montrant toujours sa sœur, l’autre personne allongée à côté d’elle et cette figure encapuchonnée. La tristesse laissa place à la colère et, se relevant, il essuya ses larmes et s’apprêta à affronter sa nouvelle épreuve.

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MessageSujet: Re: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Sam 3 Sep - 1:07



One Final Test



« 00:10 »

Armé du couteau récupéré sur Emilie et prêt à affronter à peu près n’importe quoi, Alex parcourait les derniers mètres du corridor, espérant arriver à temps.

La porte se rapprochait.


« 00:05 »

Alors que le compte à rebours affichait « 00:02 », Alex se précipita sur la porte, la faisant voler en éclats et stabilisant le compteur alors qu’un coup de feu résonnait au même moment dans la salle. Après une seconde de flottement où le garçon s’assura qu’il n’avait pas reçu ledit coup de feu, Alex observa la salle pus attentivement.
La quatrième salle ressemblait à une sorte de chambre d’hôpital improvisée, bien plus meublée que les précédentes. De tous les côtés, placardés sur les murs et les meubles, des fiches de soin et des diagnostics où certains mots récurrents avaient été surlignés au marqueur jaune : « cancer », « tumeur », « incurable ».

Au centre se trouvaient les deux lits avec Vanilla sur l’un d’entre eux. Mais Alex sentait le piège : la figure encapuchonnée n’était pas présente. Où était-elle ?
Alors qu’il inspectait les alentours, il remarqua, assise au pied du mur, jambes tendues devant elle, ladite figure encapuchonnée, du sang au niveau du ventre. Etait-il celui qui avait reçu le coup de feu qu’il avait entendu ? D’où venait-il d’ailleurs ? Il ne voyait personne avec une arme autour.
Prudemment, Alex s’avança vers elle, prêt à la poignarder au moindre geste suspect. Il releva alors la capuche et découvrit :


— M… Martina ?

La serveuse du café Amalfi ? Mais qu’est-ce qu’elle foutait là ? Ce n’était pas elle la personne allongée sur le lit à côté de sa sœur ? C’était elle Jigsaw ? Bouche bée, Alex essayait de recoller les morceaux dans son esprit.
Non. C’était impossible. Quelque chose clochait. Elle portait un étrange collier métallique. Du sang lui sortait par la bouche et, bien qu’encore vivante, elle semblait très faible. Elle tendit avec difficulté sa main ensanglantée vers la joue du garçon.


— A… lex… ne… non…

Plissant imperceptiblement les yeux alors que la main ensanglantée lui tâchait le visage, Alex se souvint des détails d’un des cas de l’affaire Jigsaw, dans lequel le tueur avait utilisé quelqu’un d’autre pour faire son sale boulot. Martina avait dû se faire entraîner là-dedans.
Mais alors… si Martina n’était pas Jigsaw. Où était le vrai ?
Comme pour répondre à sa question, la voix ténébreuse et désormais bien connue du garçon résonna dans la salle :


« Hello Alex. Si tu entends cet enregistrement, c’est que tu as atteint cette salle en moins de 30 minutes, provoquant un coup de feu envers celle que tu aimais. Les règles étaient claires. Tu étais prévenu… »

«-- … Aujourd’hui, tu fais face à ton obsession… --»

«-- … Tu veux sauver tout le monde… --»

«-- … apprendras-tu à t’en libérer ?... --»

« Ils devaient se sauver eux-mêmes… »

«-- … Piiiiiix !... --»

« Leur salut ne t’appartenait pas… »

«-- … son salut ne dépend pas de toi… --»

«-- … je te dis de t’en aller… --»

« Le temps était ton allié, mais ton obsession ne te laissait pas attendre… »

«-- … Elle dispose de 30 minutes pour se sauver elle-même… --»

« … au lieu de sauver Martina, tu as été la cause de sa blessure mortelle. Tu as échoué ton test, Alex. »

Alors que le garçon, pris d’un écrasant sentiment de culpabilité, essayait tant bien que mal d’arrêter l’hémorragie, il remarqua, relié à la porte, tout un mécanisme dont l’autre extrémité était un fusil caché dans un coin de la salle. Le doute n’était plus permis : en entrant dans la salle, il avait lui-même déclenché le tir qui avait blessé son amie. Il serra les dents, retenant ses larmes, tout en posant sa main sur la joue de son amie qui se faisait de plus en plus froide.

— Martina… Je… Pardon… pardon…

Une voix le fit alors se retourner :

— Alex…

La voix qui l’avait appelée provenait de derrière lui, depuis l’un des lits où la personne à côté de Vanilla avait retiré son masque à oxygène, révélant ainsi un visage ravagé par la maladie, complètement chauve.
Délaissant un moment Martina, Alex s’avança vers lui et ses yeux s’écarquillèrent :


— N… Nicol… ?

Alex se précipita à son chevet, les larmes aux yeux. Il avait beaucoup changé. Plus un cheveu jadis vert tendre ne se trouvait sur son crâne, et son visage, qu’il avait connu jeune et jovial, était ridé par la fatigue. Mais après toutes ces années, il retrouvait enfin son frère, qui plus est, vivant. Toute l’émotion, la peur, la colère, qu’il avait ressentie depuis qu’il s’était réveillé dans la salle sombre se changèrent alors en une joie infantile et les larmes de bonheur se mêlèrent honteusement à celles de tristesse sur ses joues.

— Nicol… T’inquiète pas, je vais te sortir de là.

Le grand frère, visiblement fatigué, demanda d’une voix faible :

— Alex… As-tu appris… ?

Le jeune garçon se redressa, encore tout sourire :

— Que… que veux-tu dire ?

— Tu n’as rien appris, n’est-ce pas ? Même avec ton cerveau soi disant surdéveloppé tu n’as rien compris ?

Alex s’arrêta de pleurer et considéra le jeune homme en habits de malade qui lui faisait face tandis que dans son esprit, les connexions se faisaient à toute vitesse.
Nicol était en face de lui. Quelqu’un avait réussi à le kidnapper, lui, Vanilla et Ahri. Et ça n’était pas Martina. Il savait de plus via les enquêtes que le vrai Jigsaw trouvait presque toujours un moyen d’assister à ses jeux macabres. Et la voix de son frère semblait lui rappeler quelque chose, quelqu’un, mais pas le frère qu’il avait quitté des années de ça…

Des milliers d’images passèrent devant ses yeux. Toutes les centaines de théories qu’il avait eu depuis le début de l’affaire, tous les indices qu’il avait récupéré et qui, dans un maelstrom d’informations, menaient à un seul endroit, un seul coupable.


— C’était toi, souffla-t-il en tombant à genoux. C’était toi… depuis le début…

A genoux, les yeux hagards rivés sur son couteau, Alex était écrasé par la révélation. Cependant, sur son lit, Nicol hocha lentement la tête avant de reprendre de sa voix affaiblie par la maladie.

— Tu ne peux pas me tuer, petit frère. Moi aussi j’ai beaucoup vécu. Et j’ai beaucoup entendu parler de toi. J’ai vu le monde tel que tu ne le verras jamais. Rempli de personnes trop centrées sur elles-mêmes pour voir comme je voyais, pour ressentir ce que je ressentais… pour sauver comme je sauvais…

— Tous… tous ces morts… Martina… comment peux-tu parler de sauver ?

— Je n’ai jamais tué personne, la décision leur revenait. Vois-tu, savoir quand tu vas mourir change tout. Si je te disais l’heure exacte de ta mort, ton monde serait bouleversé. Tu ne verrais plus les choses de la même manière, tu ne vivrais plus de la même manière. Tu savourerais chaque chose, que ce soit une ballade dans un parc ou un simple verre d’eau. Et le compte à rebours résonne dans ta tête. La plupart des gens vivent sans l’entendre et cela les empêche de vivre pleinement leur vie. Ils font toujours des ballades dans les parcs, et boivent toujours des verres d’eau… mais sans jamais vraiment les savourer.

Le choc était trop important pour qu’Alex, à genoux et les lèvres tremblantes, ne réponde quoi que ce soit d’intelligible. Nicol, son propre frère, était le tueur au puzzle, ce criminel qu’il avait chassé et pourchassé pendant tant d’années. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fait ça ? Qu’est-ce qu’il voulait dire avec cette histoire de compte à rebours ? Et quel était le rôle de Martina là-dedans ? Pourquoi l’avoir mêlée à ça ? Et Vanilla ? Que faisait-elle là ? Il ne lui ferait pas croire que sa petite sœur avait fauté à la manière des cas sociaux qu’il traînait d’habitude dans ses jeux morbides.

— Alex, ne te méprends pas. Le temps nous manque. Tu peux penser le contraire, mais je tiens encore ta vie entre mes mains, la vie de ceux qui te sont chers est entre mes mains.

Que pouvait-il faire ? se demanda le garçon. Il était cloué sur son lit, vaincu par la maladie. Alex serra dans ses mains le couteau qu’il avait récupéré dans la première salle.

Il avait toujours vu son frère comme un modèle. Quelqu’un de droit, d’irréprochable. S’il s’était imaginé qu’il avait pu être lié à Jigsaw, il l’aurait vu en victime d’un piège, mais… mais jamais en Jigsaw lui-même !
Il avait perdu le compte du nombre de personnes qui étaient mortes à cause de ce tueur. Et lui, dans son aveuglement, n’avait jamais pu mettre la main dessus.
Il repensa à toutes les victimes. Il repensa à Jason, qu’il avait tué parce qu’il travaillait avec la police. Il repensa au message « Regarde plus près, Alex Amarfi » qui lui avait été laissé. Il repensa à Ahri dont le sang était sur ses mains. Il repensa à Vanilla, inconsciente près de lui. Il repensa à Martina, dont la vie ne semblait ne tenir qu’à un fil.


— Alex, reprit Nicol. Si tu essayes de déplacer Martina, elle mourra. Je peux avoir une ambulance ici en quatre minutes. Je connais tes sentiments pour elle. Je sais qu’elle t’est précieuse. Veux-tu la sauver ? Veux-tu que ta vie recommence ? Recommencer une vie avec elle ? Réponds, oui ou non ?

Alex savait que ce ne serait pas si simple. Son frère – cette personne – avait encore Vanilla en sa possession et il savait qu’il y aurait sans doute quelque chose à faire. Comme s’il cherchait des réponses, son regard ne s’accrochait à rien et vagabondait sans but dans la salle. Après quelques secondes, il avait à peu près repris ses esprits et demanda d’une voix résignée :

— Que veux-tu de moi ?

One Final Test. Dans ta main se trouve le couteau que tu as récupéré dans la première salle. Tu peux utiliser cet outil pour réclamer vengeance pour tout le mal que j’ai fait. Ou bien tu peux choisir de laisser ton désir de vengeance et ton obsession de côté, de voir en moi le frère que je n’ai jamais cessé d’être et me pardonner. Quel sera ton choix, Alex ? La vie ou la mort. A toi de choisir.


Alex serrait le couteau dans ses mains tremblantes. Cette personne était son frère. Et cette personne était un tueur sanguinaire, sans remords ni regrets. Combien de fois s’était-il promis de punir l’éventuel assassin de son frère ? Et combien de fois s’était-il juré qu’il arrêterait Jigsaw ? Mais Jigsaw était son frère. Comment pouvait-il concilier les deux ?

Non.

Jigsaw n’était pas Nicol.

Le Nicol qu’il avait connu, le Nicol qu’il admirait n’aurait jamais sombré dans une telle folie, une telle démence.

Nicol était mort. Et Jigsaw l’avait tué.

Alex s’avança vers le corps allongé du tueur au puzzle et posa sa main sur le torse du malade.


— Je te pardonne.

Il s’était forcé à sortir ces mots, comme une leçon qu’on lui aurait apprise. Comme quelque chose d’obligatoire à dire. Comme si le pardon était quelque chose d’acquis. Sa main déjà rouge de sang se crispa alors sur le couteau.

— Al… non…

D’un coup sec, il trancha la gorge du tueur au puzzle dont le sang jaillit immédiatement, tâchant son habit de malade dans un geyser rouge sombre.

— Je te pardonne, répéta le garçon.

Ces mots avaient été dits cette fois avec bien plus d’honnêteté et presque un sourire aux lèvres. Son frère était sa responsabilité. Et il avait choisi de mettre fin à sa folie. Il avait pris cette responsabilité. Pour la première fois de sa vie, il avait lui-même tué quelqu’un et même s’il essayait de se convaincre que c’était un mal nécessaire, un meurtre restait un meurtre.

Aussitôt, les moniteurs reliés au corps du malade s’alarmèrent, faisant résonner plusieurs alarmes qui laissaient présager de sa mort prochaine dans quelques secondes. Mais avant que cela n’arrive, Nicol avait saisi un magnétophone sur le côté et l’avait actionné, laissant son frère écouter son verdict :


« Bonjour Alex. J’ai fait cette cassette car, tu l’auras compris, je préfère ne prendre aucun risque. Et si tu l’écoutes c’est que le moment est venu de récolter ce que tu as semé. Je t’avais donné une dernière chance, Alex. J’étais cette dernière chance, une dernière chance de Pardon. Et si tu écoutes cette cassette, c’est que tu ne l’as pas saisie. Maintenant tu dois payer le prix. Le prix d’une vie dédiée à la vengeance et à l’utopie de sauver les vies quelles qu’elles soient… »

— Alex !

« Je t’ai dit que tu ne pouvais pas me tuer, mais je te t’ai pas dit pourquoi. Et la raison est simple : je suis responsable de la disparition de tes proches… »

— … ?

« … Je suis la seule personne qui sait… où sont tes quatre Pokémons. »

— !!!

« Ils ne disposent que d’une quantité limitée de nourriture, et s’ils veulent survivre, ils devront jouer à un jeu… »


Alors qu’Alex hurlait de colère et de désespoir à l’idée d’avoir ainsi abandonné ses Pokémons à un sort aussi horrible, le collier autour du cou de Martina explosa, emportant sa tête dans une explosion assourdissante qui laissa voir au garçon, terrorisé, que la tête de la barmaid qu’il avait tant aimée avait été réduite en une bouille informe de chair et d’os.

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Alex et Vanilla
Le Détective et la Psychiste


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MessageSujet: Re: [Terminé] The Jigsaw Case - The Lost Chapter [Solo]   Sam 3 Sep - 22:39



Legacy





Alex était en larmes, à même le sol. Il avait tout perdu. Son frère. Son but. Celle qu’il aimait. Ses Pokémons. Seule lui restait sa sœur. Sa petite sœur. Sa petite Vanilla.
Il essaya de reprendre son souffle et de calmer ses sanglots. Nicol – Jigsaw – avait dit qu’il avait lui-même tout perdu et que c’était indirectement cela qui l’avait poussé à devenir le tueur qu’il était devenu. Voulait-il que son petit frère suive le même chemin ? Rien que d’y penser, cette idée fit serrer les poings du jeune détective qui trouva la force de se relever.

Il n’était pas son frère.

Il ne serait jamais son frère.

Il était meilleur que ça. Son frère avait choisi le chemin de la mort et du crime. Il avait choisi celui de la justice et de l’honnêteté. Peut-être était-ce ça, son vrai test. Peut-être qu’en lui faisant presque tout perdre, il voulait mettre à l’épreuve sa volonté de justice et le tirer du côté obscur.
Mais Alex restait inébranlable. Il ne suivrait pas ce chemin. Il resterait droit, et, malgré la peine et la douleur qui resteraient sans doute comme des cicatrices dans son cœur, il continuerait d’avancer et de servir la justice.
Il avait au moins tenu parole sur un point, un point qui, malgré tout ce qu’il avait enduré, fit presque sourire son visage maculé de sang : Jigsaw était mort. Sa folie meurtrière avait pris fin. Et désormais, Maïlys serait débarrassée de ce fléau.

Il essuya les dernières larmes qui lui coulaient encore sur les joues et se dirigea vers le lit sur lequel sa sœur était encore allongée. L’heure était enfin venue de quitter cet endroit maudit et de laisser tout cela derrière eux. Mais alors qu’il allait atteindre sa sœur, une force invisible l’immobilisa et le souleva de quelques centimètres en l’air.



Sur son lit, Vanilla ouvrit ses grands yeux rouges et brillants. Elle détacha son masque à oxygène, se redressa et rejoignit le sol, visiblement parfaitement indemne :


*Hello Alex…*

— N… non…

Les yeux du garçon s’emplirent d’une terreur sans nom tandis que les souvenirs des détails de l’enquête lui revenaient en mémoire.

«-- … le vrai Jigsaw trouvait presque toujours un moyen d’assister à ses jeux macabres … --»

«-- … ce serait pas surprenant qu’il ait un contact dans la police… --»

*… Nicol était notre frère et tu l’as tué. Il était atteint d’un cancer incurable et souhaitait seulement que les personnes qui jetaient leurs vies en l’air prennent conscience de ce qu’elles faisaient. Tu avais été désigné pour le suivre, pour reprendre son travail…*

«-- Regarde plus près, Alex Amarfi --»

«-- …Kami a les yeux rivés sur toi… --»

«-- … Voulait-il que son frère suive le même chemin ?... --»

*… il voulait que tu comprennes. Ce par quoi il était passé…*

«-- … Vois ce que je vois… --»

«-- … Ressens ce que je ressens… --»

«-- … Sauve comme je sauve… --»

*… lui qui avait tout perdu. L’amour de sa vie, sa santé, son corps lui-même ne lui obéissait plus…*

«-- … ce Pokémon a appartenu à une certaine Marie, qui était la compagne d’un garçon nommé Nicol Amarfi… --»

« … Salut c’est Marie… En fait c’est son répondeur… »

«--  … la vie de tous ceux qui te sont chers est entre mes mains… --»

*… J’ai retrouvé notre frère bien avant toi, et avec lui, j’ai trouvé un instructeur, un éducateur, le père que nous avons laissé derrière nous. Un prophète dont le message doit être transmis.*

«-- … tu dois rencontrer la mort… pour pouvoir renaître, petite sœur… --»

*Quel est le remède contre le cancer, Alex ?*

«-- … j’ai vu le monde tel que tu ne le verras jamais… --»

«-- … cancer… tumeur… incurable… --»

*… Le remède contre la mort elle-même ? La réponse est l’immortalité. En créant un héritage, en vivant une vie digne d’être retenue, on devient immortel. Ne t’es-tu jamais demandé pourquoi, malgré mes pouvoirs de psychiste, je ne t’aidais jamais dans tes enquêtes ?*

«-- … c’est la volonté de Kami… --»

«-- … il est dans les mains de Kami… --»

*Pourquoi je prenais toujours tout avec tant de distance ?*

«-- … Kami rappelle à lui ses enfants… --»

*Ou comment Jigsaw connaissait si bien ta manière de penser ?*


«-- … j’ai beaucoup entendu parler de toi… --»

«-- … je connais tes sentiments pour elle… --»

*… Maintenant tu sais.*

Retenant toujours son frère sous son emprise psychique, elle était allée chercher une chaîne qu’elle lui avait attachée autour du pied, le reliant à jamais au mur de la salle et au cadavre de Martina.

«-- … quelque chose que l’on ne t’a jamais dit… --»

*… C’est moi qui poursuivrai le travail de notre frère maintenant qu’il est mort. Et toi ? Toi, tu es mon prochain sujet d’expérimentation. Tu es enfermé, sans aide et seul. Seul avec les deux personnes que tu as tué.*

Elle relâcha alors son emprise psychique, laissant le garçon tomber lourdement à terre,  grognant de douleur, toujours retenu par la chaîne dans la salle avec les deux autres cadavres.

— V… Vanilla, trouva-t-il la force d’articuler en se retournant vers sa sœur. Non… non… s’il te plait… pas toi…

Elle se dirigea alors vers la porte ouverte de l’autre côté de la salle et éteignit la lumière, ne laissant qu’un vert glauque venant de l’extérieur de la salle en guise de lumière tandis que ses yeux brillaient d’un rouge écarlate. Alex, son corps libéré de l’emprise psychique mais toujours retenu par la chaine de métal, tendit la main vers elle dans un ultime espoir, suppliant, criant, hurlant de terreur.

Game Over.

Puis, avec son détachement habituel, la jeune fille fit glisser la lourde porte de métal, replongeant alors la salle dans l’obscurité la plus totale et laissant les cris de terreur emplir ce qui serait le tombeau de ses deux frères.



*****






Epilogue





« … Tu penses être en sécurité, pas vrai ? Tu penses pouvoir t’en tirer sans avoir été testée ? »

Vanilla était face à la fenêtre de son appartement, magnétophone à la main, surplombant du regard la ville de Megapagopolis.

« Je vous promets que mon travail continuera. Que je me suis assuré qu’il continue. En écoutant cette cassette, certains penseront que c’est fini, mais je suis toujours parmi vous. Vous pensez que c’est fini juste parce que je suis mort. Ce n’est pas fini. Les jeux ne font que commencer. »


HJ:
 

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