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 The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]

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Alex et Vanilla
Le Détective et la Psychiste


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MessageSujet: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mar 12 Juil - 2:51



Par cette agréable matinée ensoleillée, Alex et Vanilla se trouvaient dans un parc, oubliant pour un temps les problèmes de leurs quotidiens. Le garçon venait de résoudre une histoire de vol d’un riche habitant de la capitale qui l’avait grassement récompensé, aussi les finances hors-rp des Amarfi allaient-elles bon train. Ils avaient fêté ça avec des desserts en cadence et, après s’être explosé le bide et l’avoir regretté la veille, étaient ressortis le lendemain profiter du beau temps.

Vanilla, son œuf sur les genoux, se trouvait près du bac à sable, jouant à la maman avec les enfants qui faisaient des pâtés. Lorsqu’elle voyait que le petit pouvant à peine parler n’était pas satisfait de son bloc de sable, elle usait discrètement de sa télépathie pour le rendre plus beau. Par moments, l’un des enfants venait la voir et lui tendait son jouet – sa pelle, son seau, son râteau. Elle le prenait avec un sourire, mimait quelques secondes de jouer avec et lui rendait.

De son côté, Alex était assis face à un vieil homme, livrant une partie d’échecs sous le bruit des grillons. Tapotant sa joue avec ses doigts, le garçon pesait son coup. Il n’avait pas forcément fait très attention à la partie et jouait surtout pour le beau jeu, pour pouvoir faire des coups « bien stylés, m’voyez ? ».
Après quelques secondes, il déplaça, satisfait, sa tour et regarda son adversaire avec un sourire, lequel déplaça alors immédiatement sa reine.


— Echec et mat, jeune homme.

— Mais… mais whaaaaat ?


Les faits étaient là. Comme un débutant, le garçon s’était fait coincer son roi derrière sa ligne de défense. Ses propres pions l’empêchaient d’avancer ou de se protéger. Le garçon se laissa retomber sur son siège, juste avant de se souvenir que son tabouret n’avait pas de dossier et de tomber à la renverse. Une fois les quatre fers en l’air, le vieil homme qui lui avait servi d’adversaire l’aida à se relever, lui disant que c’était tout de même une belle partie.
Le garçon, ne voulant pas rester sur une défaite, allait proposer la revanche lorsqu’il remarqua, du coin de l’œil, le commissaire Eric Matthews qui entrait dans le parc d’un pas lent mais peu serein. Il était habillé de son imperméable – par cette chaleur, le fou ! – et d’une chemise-cravate des plus classiques. Sous les recommandations du garçon qui lui avait garanti que c’était passé de mode, il avait abandonné les bretelles et préférait depuis les ceintures de cuir pour son pantalon de toile marron.
Alex remercia le vieil homme, prit congé et, sans forcément attirer l’attention, alla s’assoir d’un côté d’un banc encore libre, à l’ombre des feuillages, près de Blaze qui roupillait – encore.
Vanilla, qui avait senti l’arrivée du commissaire, délaissa un moment le bac à sable et, son œuf toujours dans ses bras, rejoignit le banc sur lequel son frère s’était assis, se tenant debout à ses côtés.
Ayant compris sans mal ce que l’on attendait de lui, le commissaire se dirigea vers les deux enfants et s’assit sur le banc, à côté du garçon.
Ils laissèrent un temps. Alex savait que si Eric Matthews venait le trouver dans le parc – son parc ! – c’est que c’était urgent ou grave. Ou les deux.


— Je vous écoute, commissaire, dit-il enfin d’une voix résignée.

— J’ai… deux mauvaises nouvelles et une bonne nouvelle, Amarfi.

— Bon… Commençons par les mauvaises alors.

— Cinq nouveaux morts pour Jigsaw. Et un nouveau en parallèle.


Il lui avait tendu un dossier de sous sa veste.

Les victimes de Jigsaw, parmi lesquelles se trouvait Bobby Dagen, le célèbre auteur du best-seller « SURVIVE », avaient été retrouvées dans un entrepôt abandonné – pour changer. Aucun survivant à noter. Le dossier d’enquête dans les mains, Alex put reconstituer l’histoire.

(Un mot peut-être à propos de Bobby Dagen. Cet homme a écrit son best-seller après avoir survécu à un test de Jigsaw. Le livre raconte son expérience et comment il est sorti grandi de cette épreuve qui lui a ouvert les yeux sur l’aspect précieux de la vie. Alex et Eric l’ont bien sûr interrogé, mais le Bobby qui se présentait comme le leader du nouveau groupe « Survive » s’était avéré bien moins charismatique en face-à-face. Le commissaire et le garçon s’étaient retrouvés face à un homme plutôt nonchalant, assis sur la fortune qu’il se faisait en vendant son livre et son expérience. Il avait fourni quelques détails lors de son interrogatoire, mais rien qui n’était pas présent dans le livre que le garçon avait lu en amont. A la sortie de l’interrogatoire, Alex se souvenait avoir dit qu’il ne serait pas surpris que tout cela ne soit qu’un coup monté et que ce type ne soit que le gourou autoproclamé d’une secte alors qu’il n’avait probablement jamais été confronté à un test de Jigsaw.)

Donc, ce Bobby était mort. Et plusieurs cassettes avaient été retrouvées sur les lieux également, comme des petits cailloux macabres semés par un Petit Poucet psychopathe. Alex prit le temps de lire intégralement la retranscription de la première :


« Hello Bobby. I want to play a game. Tu as amassé fortune, gloire et prestige à partir de ton histoire de survie. Beaucoup t’ont aidé dans ce but. Peu connaissent la vérité. Tu es un menteur. Nous savons tous les deux que tu n’as jamais été dans un jeu, que tu n’as jamais été testé. Aujourd’hui, tous les mensonges vont se recouper et tu vas apprendre si tu as vraiment de quoi t’appeler un survivant. Dans les prochaines 60 minutes, tu devras marcher sur le chemin de l’apprentissage et traverser une série d’obstacles pour rejoindre ta femme, à qui tu as aussi caché la vérité. Si tu ne réussis pas à l’atteindre avant la fin du décompte, elle mourra. La vie ou la mort, Bobby. Fais ton choix. »

Alex était resté inconfortable pendant la durée de sa lecture. D’un côté, il était satisfait puisqu’il avait deviné que Bobby n’avait jamais pris part à un « jeu » de Jigsaw. Mais de l’autre, Jigsaw avait causé la mort de cinq nouvelles personnes, y compris la femme de Bobby qui, s’il avait bien compris, n’avait rien à voir là-dedans.

Il parcourut le reste du dossier. Bobby était passé dans trois salles différentes et dans chacune se trouvait une personne qui, selon les cassettes, connaissait son secret mais l’avait aidé à monter malgré tout. A travers des épreuves plutôt violentes – le garçon dut s’arrêter de lire plusieurs fois tant les détails étaient crus – il devait essayer de les sauver. Mais à chaque fois, il avait échoué, causant ainsi la mort de son avocate, son éditrice et son meilleur ami.
Lorsqu’il était arrivé dans la salle où sa femme était retenue, il avait été confronté au piège dont il disait avoir triomphé dans son livre – une sombre ironie. Mais malgré tout le sang qu’il avait versé, il n’avait pas réussi à triompher et sa femme était morte elle aussi, le laissant agoniser devant son cadavre.

Une fois le dossier refermé, Alex, les coudes sur les genoux, souffla un grand coup. Cinq morts d’un coup. Jigsaw s’était surpassé.
Comme pour essayer de se changer les idées, Alex demanda plus d’informations sur le « nouveau mort en parallèle ».


— Une femme du nom d’Allison Tolett. Retrouvée assassinée chez elle après effraction.

— Effraction… ?

— Le type ne fait pas dans la dentelle. Il a défoncé la porte à coup de hache et l’a tué avec le même instrument.

— Ah ouais quand même. On a un motif ?

— Aucun. C’est bien ça le problème. Le type en est à son troisième coup. On le reconnait à son mode opératoire. Toujours le coup de la hache. Toujours rien de volé et on a vérifié, les victimes n’ont rien à voir entre elles.


Alex observa à contrecœur les détails de l’affaire. Les deux victimes précédentes étaient Fabrice Sableye, un homme d’une trentaine d’années tué également dans son appartement, et Allan Stevens, massacré dans sa résidence étudiante. Les morts étaient à chaque fois violentes et ne semblaient pas suivre un cheminement logique. Les trois victimes n’avaient en effet rien à voir. Issus de milieux sociaux différents, âges plutôt différents aussi, situés dans des zones géographiques différentes et pas un club ou association qui les rassemble autour d’un quelconque intérêt commun.

— En un mot, c’est la merde, conclut Alex.

Son regard se perdit devant lui. Dans le bac à sable, les enfants continuaient de s’amuser gaiment et leurs parents semblaient à des années-lumière de se douter des psychopathes qui se cachaient dans la ville.


— Et sinon, la bonne nouvelle ?

— Tu vois mon collègue Tyrell ?

— Celui qui a perdu ses deux enfants dans une explosion y’a deux semaines ?

—Celui-là même.

— Sale affaire ça aussi…

— Il m’a parlé de quelqu’un. Quelqu’un qui pourrait t’aider.

— … ?

— On t’a trouvé un partenaire, Amarfi.


Alex resta un moment à regarder le commissaire, incertain, avant de reprendre sur un ton qui laissait sous-entendre qu’il ne plaisantait qu’à moitié :

— Non mais moi j’avais demandé la bonne nouvelle, pas une troisième mauvaise.

Il soupira à nouveau, laissant son souffle s’échapper de ses joues par saccades. Vanilla, qui n’avait pas perdu une miette de l’entretien, continuait de caresser rêveusement son œuf.

— Bon bah je pense que j’ai pas le choix hein. Qui sait, ce quelqu’un pourra peut-être faire quelque chose après tout, vu comment on pédale dans la semoule avec tout ça. Je présume que j’ai la permission de lui communiquer tout ce qu’on sait, ce serait malheureux… Sinon, rien, vraiment, sur cette personne ?

Le commissaire baissa alors légèrement la tête et prit la voix de la semi-confidence :

— Il parait que c’est la Baronne.

Alex resta un moment bouche bée et, après quelques secondes, laissa échapper un léger sifflement admiratif.

— La Baronne ? fit-il avec cependant une bonne dose de scepticisme dans la voix. Tyrell aurait mis la main dessus ? Après tout, c’est peut-être l’occasion de voir si tout ce qu’on dit sur elle est avéré.

Il laissa un temps.

— Si tu veux savoir, reprit le commissaire avec une pointe d’amusement dans la voix, dans le commissariat, les gars sont impatients de vous voir vous rencontrer, de savoir comment ça se passera entre vous. Certains ont déjà pris les paris pour voir qui crackera quelle affaire en premier.

— Amusant, sourit Alex. Et vous commissaire ? Vous en pensez quoi ?

Le commissaire étala sa large carrure sur le banc et posa ses coudes sur le dossier, laissant retomber sa main sur l’épaule du garçon :

— J’ai mis 500 Pokédollars sur le tapis. T’as pas intérêt à lui laisser la priorité à la bourgeoise.


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"No matter how gifted you are you cannot change the world just by yourself."
"Watch me."


~Alex's Theme~


"False tears can only hurt others.
False smiles can only hurt yourself."


~Vanilla's Song~

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Amélia de Saint-Gil
La Baronne


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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mer 13 Juil - 1:25


Figurez vous la même matinée, le même temps radieux et ce à l’exact même moment où au coeur d’un parc verdoyant le jeune détective se voyait confier non pas un, mais deux dossiers dont l’importance majeure pouvait être mesurée à leurs épaisseurs respectives. Et bien pendant ce temps, en plein milieu de la jungle urbaine du centre ville, un certain commissaire pénétrait dans l’ascenseur gris et impersonnel d’un imposant building tentant de se rappeler péniblement à quel étage il était sensé se rendre. Poussant un léger soupir, il fut pressé dans son choix par la fermeture anticipée des portes d’acier, craignant que cet automatisme n’ai été en réalité causé par un résidant désireux d’emprunter ce moyen de transport. Puis s’adonnant au passe-temps favori de toute personne piégée dans un ascenseur un peu trop lent, il observa le mur, le défilement des étages, puis de nouveau le mur, puis son reflet dans le miroir et enfin il sursauta en entendant les portes s’ouvrir craignant que quelqu’un ne le surprenne pendant qu’il était en train d’examiner l’absence de plis de sa chemise noire. Heureusement l’étage était désert. Ajustant le dossier qu’il tenait sous le bras, il ne manqua pas de se féliciter en repérant une porte sobre ornée d’une plaque professionnelle qui l’était beaucoup moins. Pressant la sonnette il pénétra dans la salle d’attente de l’agence de détective sans attendre que qui que ce soit vienne lui ouvrir, suivant l’indication agrafée au mur.

Rapidement, un ossatueur dont le crâne chauve était habillé d’un chapeau melon propre comme un sous neuf vint vérifier de quoi il s’agissait, son air neutre se refermant brusquement lorsqu’il reconnut le policier. Planté dans l’encadrement de la porte, le reptilien dévisagea l’homme encore debout qui hésitait visiblement à lui annoncer les raisons de sa visite avant de fixer quelques instants le dossier qu’il tenait en main. Puis sans aucune autre formule il repartit d’où il venait à un rythme tranquille tout en ignorant délibérément les désidératas de l’homme qu’il venait de planter sans aucun état-d’âme. Quelques instants plus tard se fit entendre un bruit de talons cognant contre des escaliers avant de continuer à une allure soutenue sur le parquet impeccable de l’étage de l’agence. Amélia de saint-Gil passa à son tour devant la salle d’attente, préoccupée, la main fermée sur ce qui semblait être un ras-du-cou en velours d’un coté, un stylo de l’autre. Au vue de son attitude, son pokémon n'avait pas fait passer le message quant à l'arrivée de l'homme. Reconnaissant son visiteur elle stoppa sa course et décida de se montrer charmante.


- Bonjour commissaire ! Quelle bonne surprise de vous trouver ici !
- Bonjour, madame de Saint-Gil.
- Mademoiselle. Je suis très heureuse que vous vous soyez enfin décidé à venir me voir. Entrez donc.
- A vrai dire, ce n’est pas pour…
- Le plaisir de ma compagnie que vous êtes venu. J’avais compris, mais j’espérais que nous ferions un peu semblant.
- Pardon ?

Continuant sa course sur un éclat de rire discret, elle laissa le commissaire troublé. Il connaissait la détective depuis déjà quelques semaines et pourtant il ne savait toujours pas quelle attitude adopter en sa compagnie. Il la trouvait imprévisible, excentrique quelque peu fantasque, parfois même capricieuse et particulièrement séduisante. Un cocktail redoutable lorsqu’il se marie à l’intelligence. Sa voix s’élevant à travers le mur elle le sortit de ses pensées.

- Je vous taquine Tyrell !… Aussi, mis à part si vous êtes venu voler le travail du ficus de la salle d’attente je vous invite de nouveau à entrer.

Pénétrant dans le vaste bureau de la jeune femme, il observa quelques instants les détails de la pièce en attendant que son hôte revienne de la pièce adjacente. César, le démolosse qu’il avait pu rencontrer lors de sa première affaire en compagnie de la baronne se trouvait allongé sur un tapis non loin de là où il se tenait, rongeant un os à mâcher sans vraiment se préoccuper de ce qui se passait autour de lui. Au dessus de lui se trouvait un absol endormi sur un canapé en cuir chocolat nullement gêné par les bruits de pas qui résonnaient depuis le plafond. Revenant dans la pièce, les mains derrière la nuque affairées à attacher son collier supplémentaire, la baronne partit directement s’assoir derrière son bureau désignant du menton la place où se tenait le pokémon endormi.

- Je ne vous propose pas le canapé…

Amusé à ce constat, le trentenaire prit place dans un des fauteuil en face de la jeune femme tout en étudiant rapidement la tenue qu’elle portait. Ca n’avait rien de clinquant ou extravagant au possible mais quelque chose en elle donnait une sorte de pétillant aux vêtements qu’elle avait choisi. Une jupe blanche laissaient ses jambes découvertes jusqu’au genoux alors qu’une simple chemise au bleu grisé flattait habillement ses courbes généreuses et sa taille fine. Son épaisse chevelure était aujourd’hui maintenue en une haute queue de cheval dont la mise en place avait dû être des plus ardues quand on connaissait le nombre de petites mèches rebelles qui venait habituellement encadrer le visage de la brunette. Sous son ras-du-cou noir se dessinait la fine chaine d’argent qui maintenait en place son pendentif en forme de croix ansée, toujours sagement en place au dessus de a poitrine. Ses yeux maquillés de manière discrète et harmonieuse, en accord avec ses larges boucles d’oreilles, arboraient un éclat malicieux à l’idée de connaitre la raison qui avait poussé le commissaire à s’avancer jusque dans sa chère agence.


La tenue pour la route:
 


- Je serais prête à parier que ce que vous tenez sous le bras m’est destiné, à moins que vous ne soyez là uniquement pour essayer mon superbe bilboquet. Lança t’elle sur le ton de la boutade en désignant l’objet du revers de la main.
- Ce n’étais pas bien dur à deviner…
- Oui je sais bien. Donc je vous le prête mais vous y faites attention d’accord ?

Pas dupe de la fausse candeur de son interlocutrice, il souffla tout de même de manière amusé avant de poser le fichier de papier sur la table. S’apprêtant à l’ouvrir il fut interrompu lorsque la main de la baronne s’abattit comme le marteau d’un juge contre la couverture monochrome. Perplexe face à l’air à la fois sérieux et sournois de la jeune femme, il n’eut pas longtemps à attendre avant qu’elle ne commente.

- Je suis comme le génie de la lampe : Sans les mots magiques je ne fais rien.
- … S’il vous plait ?

Riant le temps de se rassoir contre son dossier elle rajouta.

- Un peu de sérieux, même si la politesse me semble essentielle dans un cas pareil, je parle des “autres” mots magiques.

Sachant très bien qu’en les prononçant il prenait aussi le risque de lui donner carte blanche, il se dit que de toute manière c’était pour ça qu’il était venu et que de toute évidence, il s’y attendait. Poussant un soupir las il dit.

- Je vais signer votre papier et vous engager officiellement pour cette affaire. Mais bon sang Saint-Gil, pas de conneries !

Affichant un large sourire franc, la baronne s’empara aussitôt du dossier et commença à en parcourir les quelques pages, son regard noisette dansant sur les lignes noires à un rythme soutenu. Son expression à présent sérieuse paraissait entièrement concentrée sur ce qu’elle faisait alors que le policier trouvait qu’elle s’affairait un peu trop vite en ce qui concernait la lecture.

- Vous lisez là ?…
- En diagonale. C’est terriblement pratique quand on sait le faire correctement… C’est du travail de bûcheron si vous me passez l’expression…
- Mouais, le type a pas fait dans la dentelle.
- Je peux avoir les photos à présent ?
- Qu’est c’qui vous fait croire qu’il y a des photos si elles sont pas agrafées avec le rapport ?

Elle lui répondit en relevant les yeux.

- Premièrement votre réaction on ne peut plus naturelle, deuxièmement le fait que j’ai rarement vu de rapport de police non accompagnées de photos de la scène du crime et enfin… Le fait qu’il y ait encore une marque de trombone sur des feuilles qui ne sont manifestement pas retenues par un trombone.

Les sortant de sa poche à contre coeur il expliqua.

- Elles sont assez choquantes j’ai pensés que vous éviter le spectacle serait pas un mal.
- J’ai lu le rapport Tyrell, ça peut difficilement être pire que ce que j’ai en tête.

Arborant une sorte de grimace éphémère à la vue du corps elle analysa en détail chacun des clichés à la recherche du moindre petit détail pouvant alimenter les raisonnement qui foisonnaient déjà dans son esprit. Puis reposant les photos contre le report elle confiât au policier.

- Toutes mes excuses, ce n’est pas un bûcheron qui a fait le coup.
- Un peu de sérieux Saint-Gil je vous demande pas…
- Je suis sérieuse. Regardez la porte.

Pointant l’entrée de l’appartement fracassé à l’aide d’un stylo qui se tenait non loin d’elle, elle continua d’expliquer.

- Regardez un peu l’état du bois. Les coups sont peu précis, éparpillés et totalement irrégulier. Un professionnel aurait plutôt tendance à limiter le nombre de coups mais à les porter efficacement et ce toujours au même endroit alors que là… C’est ni fait ni à faire.
- Bien vu… Bon ! Et ben vous pourrez partager ce genre de détails avec votre nouveau coéquipier !

Laissant s’échapper un léger rire incrédule la détective posa avec sarcasme.

- Pardon ? Je crois que je n’ai pas bien saisi votre phrase…
- Si si vous avez bien comprit, vous bossez en duo pour cette enquête.
- Hors de question, je travaille uniquement seule et n’osez pas dire que vous ne le savez pas.

Outre le fait que le travail en équipe réveillait en elle de douloureux souvenirs, elle aimait par dessus tout sa liberté d’action et n’appréciait pas vraiment d’avoir à rendre des comptes à qui que ce soit. Devinant à moitié ses craintes le commissaire se leva tout en précisant.

- Vous inquiétez pas, c’est un chouette petit gars et il bosse bien. Il travaille pas mal avec un de mes collègues et il n’en tarit pas d’éloge, j’ai pensé que ça pourrait être pas mal de vous orienter l’un vers l’autre vers cette affaire parce que sinon, c’était classé d’office. Amarfi, Alex, vous connaissez ?

Tiquant à l’entente du nom du garçon elle se rappelait l’avoir lu quelque fois sur des rapports de la police de la capitale lorsque Paolo décidait d’aller chercher quelques informations supplémentaire sur leur serveur. Cependant il lui était hors de question de révéler ce genre de détails à Tyrell aussi resta t’elle évasive à souhait.
—De toute façon il n’est pas au courant pour ma mémoire—


- J’ai l’impression que ça me dit vaguement quelque chose mais je ne saurais dire quoi…
- Y a un café homonyme en ville, vous vous y retrouverez. Vous avez besoin de l’adresse ?
- Donnez là directement à Gustave.

Le trentenaire sembla d’un coup mal à l’aise sous le regard du culturiste coiffé de sa casquette de chauffeur qui le fixait d’un oeil méfiant. Déglutissant discrètement il confia l’adresse au mackogneur qui partit sortir la voiture en avance, connaissant déjà la décision de sa patronne et suivit de près par Charles qui ignorait toujours le commissaire. Ce dernier observa la baronne enfiler un gilet de suédine d’un bleu plus foncé que sa chemise tout en prenant le soin de lui préciser.

- Tout le commissariat à les yeux braqués sur vous pour cette affaire.
- C’est pas comme si ça changeait de d’habitude.

Fière de sa remarque, elle envoya une œillade complice au policier qui détourna le regard. Au passage elle en profita pour rappeler à son chien qu’il était en charge avec Marlène de la garde de l’agence pendant son absence. Puis alors qu’elle verrouillait la porte, Tyrell lui confia.

- Les paris sont ouverts quant à savoir qui de vous ou Amarfi réussira à dénouer ce bord… bazar en premier.
- Vous avez misé sur moi j‘espère ?

Un silence entendu prit la place de la réponse de l’homme qui hésitait à l’idée de le briser ou non. Retrouvant son air satisfait et son sourire provocateur la baronne entra dans l’ascenseur en se retournant juste après le seuil pour déclarer.

- Mais c’est vrai que les flics ont de l’instinct alors ! Comptez sur moi pour améliorer votre salaire de misère… Et pour vous faire faire du sport aussi, les escalier c’est excellent pour le cardio ! Vous me remerciez plus tard, au revoir commissaire !

A peine eu elle finit sa phrase que l’ascenseur se ferma sur sa fine silhouette qui était tout de même parvenue à bloquer le passage du policier, de toute manière trop occupé à l’écouter pour se rendre compte de son manège. Au moment où il entra dans la cage d’escalier, résigné, il se rendit compte du chiffre indiqué au mur. 15.
—Mon cadeau pour célébrer mon partenariat surprise—

- Et merde…


HRP:
 

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Alex et Vanilla
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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mer 13 Juil - 5:55




Après son entretien avec Eric, Alex et Vanilla étaient repassés chez eux afin que le garçon enfile quelque chose de plus adéquat à une rencontre avec la mystérieuse Baronne. Même s’il ne l’avait jamais vue en personne, mais en avait beaucoup entendu parler et s’il ne savait pas exactement quelles affaires elle avait résolues ni même comment elle les avait résolues, il savait qu’elle était d’une efficacité à nulle autre pareille.

Devant son miroir, Vanilla assise derrière lui avec son œuf dans les bras, le garçon essayait plusieurs tenues. L’ensemble T-Shirt-jean était confortable mais pas forcément très approprié à une rencontre de cette importance – son premier vrai partenaire. Peut-être quelque chose de plus formel.
Vanilla secoua fermement la tête lorsqu’il se retourna avec un costume trois pièces avec nœud papillon. Même jugement froid pour la queue de pie avec boutons de manchettes, le costume prince de Galles et le kigurumi de Pikachu (qu’est-ce qu’il fout là lui ?).
Pour elle au moins c’était facile, elle garderait sa tiare et sa robe blanche à dentelles qui lui donnaient un air à la fois enfantin et religieux – un mélange que certains jugeraient malsain, mais là n’est pas la question.
Finalement, la moitié de sa garde-robe étalée sur le lit, le garçon fouilla plus avant et retrouva un ensemble chic bordeaux qui lui avait été donné pour une enquête qui demandait une infiltration dans un cocktail militaire et qu’il avait gardé depuis, le trouvant parfaitement adapté à son style. Après avoir refermé la boutonnière, attaché la ceinture et enfilé les longues bottes blanches, il se retourna alors vers sa sœur qui, cette fois, fit une moue d’un air de dire « c’est moins pire que le reste ».


— Allez, adjugé vendu.

Les tenues pour la route aussi:
 

Inutile d’essayer d’être discret avec ça, mais au moins, pour un costume formel, il se sentait à l’aise dedans, pas comme la plupart des autres qui s’apparentaient pour lui à un carcan.
En sortant de l’appartement, Alex, dossiers dans son sac en bandoulière failli refermer la porte sur Ahri, la Goupix qui n’avait toujours pas de Pokéball, avant de voir sa truffe en bas de la porte.


— Allez Ahri, on se dépêche, on va être en retard.

A la vérité, il avait prévu large et il arriva, suivi de sa sœur, dans le café, peu avant l’heure établie de rendez-vous par Eric. Martina, la serveuse, commençait à s’habituer à leurs nouvelles dégaines : lui portant la Goupix, elle son œuf dans les mains. Mais la barmaid ne put retenir un petit regard admiratif devant l’ensemble du garçon.
Dès qu’ils entrèrent, Ahri sauta des bras d’Alex jusque sur le bar où elle préférait les caresses de Martina. Les mains libérées et après avoir salué son amie, le garçon rejoignit sa table fétiche, y posa les deux dossiers et apporta une chaise en plus des deux déjà présentes. Vanilla était allée commander pour eux deux, posant d’avance l’argent sur le comptoir.

Dreamfyre, son Draco, la suivait loyalement, observant le moindre de ses gestes avec ses grands yeux noirs. Dans un coin, Blaze se chamaillait avec Feunnec, tandis que dans l’arrière-boutique, Yang et Xiao Long, le Riolu et le Kicklee, aidaient à déplacer des cartons un peu trop volumineux pour la serveuse.
Eh oui, maintenant que le patron était tombé pour corruption après une enquête de devinez-qui, la barmaid avait hérité de l’établissement et de l’aide n’était jamais de refus.
Seuls Grumy et Terhal n’étaient pas sortis de leurs balls, préférant le calme au raffut de l’extérieur. Alex calma d’ailleurs les deux Pokémons feu qui commençaient à être un peu trop bruyants à son goût lorsque Martina lui apporta sa commande et s’enquit de la situation :


— On m’a refilé un partenaire. La Baronne. Tu n’en n’aurais pas entendu parler par hasard ?

— Non. Tu sais quoi sur elle ?

— Pas grand-chose non plus, je ne l’ai jamais vue. Jeune ? Vieille ? Belle ? Moche ? Brune ? Blonde ? Rousse, qui sait ? En tout cas, c’est une maligne qu’il ne faut pas prendre à la légère. Je suis plutôt content de la savoir à mes côtés pour l’affaire, mais je ne sais pas vraiment comment, elle, elle va le prendre.

— Comment ça ?

— Je sais qu’avoir des partenaires lorsque t’en as pas envie ça peut faire bizarre, voire carrément agacer. Du coup va falloir que je fasse mes preuves avec elle.

— Tes preuves ?
rit doucement la barmaid. Tu ne crois pas que t’as déjà assez fait tes preuves ? Tu te concentres sur l’affaire du puzzle, mais regarde toutes celles que tu as résolues. Le meurtre de l’appartement 27, le vol du collier de madame Louise, Jean l’égorgeur, l’assassinat de Geoffroy Bar-à-Theon, sans compter les dizaines d’autres peut-être moins impressionnantes mais qui montrent une chose : tu as fait tes preuves.

*Kami a les yeux rivés sur toi* appuya Vanilla par télépathie.

Revigoré par un discours aussi encourageant, le garçon s’était mis à sourire et, alors que la serveuse retournait dans l’arrière-boutique diriger les actions des deux Pokémons combat, le garçon essaya de rationaliser et de faire le point de sa situation.

Il allait donc rencontrer son nouveau partenaire, la Baronne. Et s’il était à la fois enthousiaste à l’idée de la rencontrer et vexé qu’on pense – à juste titre – qu’il pédale un peu dans la semoule tout seul, elle devait sans doute ressentir la même chose. Sauf l’enthousiasme parce que lui ne s’était pas forcément amusé à construire une telle aura de mystère autour de ses cheveux verts.
Du coup, sans connaître une once de la psychologie de la personne qui lui ferait face, il s’attendait à voir, comme il l’avait dit, quelqu’un de potentiellement agacé.
La Baronne. Pourquoi ce surnom ? Etait-ce juste une question de vouloir paraître important ? Ou bien avait-elle vraiment des origines nobles ?
Le garçon soupira. Il avait déjà eu affaire à quelques nobliaux lors de ses enquêtes mais bien que la plupart paient bien – lorsqu’ils n’étaient pas eux-mêmes le sujet de l’enquête – ils avaient pour la plupart une manière de s’exprimer qui contrastait grandement avec le vocabulaire moins riche et autrement plus fleuri des policiers avec qui il travaillait d’habitude.


Décidant pour l’instant de mettre de côté la manière dont il allait agir avec sa partenaire, il décida de se replonger dans les deux affaires.
Si c’était la première fois qu’elle avait affaire à Jigsaw, la Baronne pourrait avoir besoin d’un récapitulatif. Il avait pensé à cette possibilité avant de partir et avait emporté les copies des rapports des meurtres du tueur au puzzle.

Il y avait là toutes les retranscriptions de toutes les cassettes des victimes, ainsi qu’une quantité astronomiques de photos plus répugnantes les unes que les autres. Toutes les professions avaient été touchées ; médecin, photographe, infirmier, assureur, policier, vendeur, dresseur, prostituée… Sacré bordel que cette affaire. Après pourquoi pas, si la Baronne y voyait quelque chose, hein…

Partant du principe qu’il en saurait cependant plus que sa partenaire sur cette affaire pour commencer, il se pencha alors sur la deuxième, regardant les photos pour essayer de trouver un détail significatif. Mais à part être mis mal à l’aise par les photos des victimes, il ne vit rien de si spécial.
Il prit alors les fiches desdites victimes dans ses mains. Trois victimes. Et aucun. Putain. De lien.

Fabrice Sableye travaillait comme assureur dans le centre de la ville. Il avait 35 ans, début de calvitie, un peu de ventre. Pas de passé avec la justice. Il était fan de planche à voile et se rendait souvent à la plage pour ses vacances. Le témoignage de sa femme avait également été joint à sa fiche, Véronique Sableye, où elle disait que oui, il avait quelques personnes avec qui il ne s’entendait pas, mais rien qui ne justifie un tel acte.

Allan Stevens était un étudiant d’à peine 22 ans, brun, cheveux courts, bien en chair. Les témoignages à son sujet faisaient état d’un bon vivant coureur de jupons et fan de cinéma. Il sortait assez souvent avec ses amis dans les boîtes de Megapagopolis et s’il avait parfois été interpelé en état d’ébriété, ça n’avait jamais été très loin.

Enfin Allison Tolett, 32 ans, responsable RH dans une compagnie de vente de voitures. Blonde cendrée, lunettes, plutôt fine. Amatrice de médecine nouvelle, bio et végétarienne. Pas de mari mais un compagnon, John Stanson, qui tenait à peu près le même discours que Véronique Sableye, disant qu’il ne lui connaissait pas d’ennemis. Peut-être une collègue de bureau à propos de qui elle était parfois virulente. Ladite collègue avait été entendue mais rien n’avait pu en être tiré.

De toute manière, à première vue et même s’il avait n’aimait pas vraiment les conclusions trop hâtives, Alex estimait que le coupable était un homme. Il imaginait un peu plus difficilement une femme opérer de cette manière. Si des meurtres avaient pu être faits par des femmes, celles-ci préféraient souvent des armes plus discrètes qu’une hache, surtout si c’était pour recommencer quelques jours plus tard.
Il retourna à contrecœur sur les photos et essaya cette fois d’oublier les corps et de regarder les autres détails. Toutes les photos avaient été prises une fois la police sur place, en début de journée, mais le garçon se pencha alors sur l’heure des meurtres ; les légistes estimaient la mort de Fabrice aux alentours de 2h-2h30 du matin, celle d’Allan à 4h du matin et celle d’Allison peu après 6h du matin.
Mais si cela pouvait laisser entrevoir une suite, les meurtres n’avaient pas été commis le même jour, rendant la différence de temps entre chaque crime autre chose que juste se rendre d’une victime à l’autre.
Cependant, il y avait un premier lien : le matin. Toutes les victimes avaient été tuées le matin. Pourtant il y avait une différence entre 2h du matin qui était encore la nuit voire le jour d’avant pour ceux qui veillaient un peu, et 6h du matin, qui était réellement le début de la journée. Et que dire de 4h, juste entre les deux ?

Le garçon était toujours assis, son index et son majeur sur sa tempe, laissant son pouce retenir le reste de son visage, tandis que dans son crâne, d’innombrables suppositions émergeaient selon l’angle sous lequel il prenait cette information.


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Amélia de Saint-Gil
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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mer 13 Juil - 17:09


Garés en double file les warnings allumés le temps qu’Amélia ne descende, Charles et Gustave passaient le temps en discutant l’un polissant son précieux os avec une peau de chamois habituellement rangée dans la boite à gant pendant que l’autre surveillait dans les rétroviseurs que l’empiètement du véhicule ne gène pas trop les autres automobilistes. Ces derniers avaient souvent tendance à se montrer quelque peu surpris en remarquant un pokémon tel que le colosse assis au volant d’une voiture de sport racée et hors de prix. Levant les yeux vers son camarade silencieux depuis quelques secondes, l’ossatueur décida de formuler une petite requête qui le taraudait depuis un moment déjà.

- (Dis Gus’, tu m’laisserait pas conduire un peu ?)

Tournant la tête vers le pokémon chapeauté à l’accent gouailleur, il pointa de ses quatre index le couvre chef qu’il arborait fièrement tout en lui demandant confirmation.

- (Qui c’est qu’a la jolie casquette ?)
- (C’est toi…)

Haussant alors les épaules en reprenant son volant, la prunelle rieuse et l’air faussement désolé il déclara pendant que la baronne prenait place sur la banquette arrière.

- (L’habit fait le moine.)

Laissant son passager les bras croisés et légèrement boudeur, il s’engagea sur la route suivant une allure bien plus douce que celle qu’aurait choisi la jeune femme si elle s’était elle même retrouvée au volant. Sachant très bien où il allait, il lança la radio du véhicule secouant la tête en suivant le rythme des classiques de Queen, veillant tout de même à ce que le volume ne perturbe pas sa patronne qui elle, semblait entièrement plongée dans l’étude du dossier qu’elle tenait sur ses genoux croisés. Pour le moment, mis à part ce dont elle avait fait part au policier, rien ne lui sautait aux yeux. Pourtant il y avait forcément quelque chose pensait elle, il y a toujours quelque chose et le jeu consiste à le trouver. La détective aimait son travail plus que tout et la moindre petite affaire pouvant repousser les limites de ses capacités ou de son intellect avait tendance à l’emballer si bien que cette affaire n’échappait pas à la règle et passionnait déjà la jeune femme. Rapportant son attention vers les clichés elle tendit les rapports écrits vers l’avant de la Spyker à l’attention de Charles.

- Tu veux y jeter un oeil ?

Il rangea son chiffon en acquiesçant puis se mit à lire les longs paragraphes inscrits à l’encre noire à une vitesse bien moins importante que celle dont avait fait preuve l’aristocrate. Au moins lisait-il. C’était entre autre une des raisons pour lesquels son avis était souvent sollicité lors d’enquêtes de ce type, bien qu’elles soient en réalités bien plus nombreuses que ça. Quittant les photos des yeux elle se demanda quelques instants qu’est ce qu’allait bien pouvoir donner ce travail en équipe. Déjà à l’époque où elle travaillait sous la coupe de Sam, ce dernier avait bien comprit que la faire travailler seule lui permettait de déployer son plein potentiel et inutile de préciser que depuis son aménagement sur l’île, la coopération était un terme qui avait disparu de son vocabulaire. Aussi pourquoi avoir accepté alors que rien ne la forçait à le faire ? La curiosité peut être, et le manque d’envie de lâcher cette affaire sans doute.

Une chose était sûre elle se demandait avec quel type de profil elle allait avoir à travailler. Tyrell avait prit soin de préciser “petit gars” aussi est ce que ça signifiait que l’homme était plutôt jeune ou vraiment petit ? En tout cas ce n’était pas un bleu elle en était certaine au vu du nombre de fois où son nom était réapparu dans les rapports qu’elle essayait de se remémorer un à un. Au moins les personnes à la base de cette idée avaient eu la décence de ne pas la flanquer d’un débutant en manque d’action et en même temps il était logique de ne pas lancer un rookie sur une affaire pour laquelle la police ne trouvait rien. Entièrement perdue dans ses pensées, la jeune femme ne se rendit compte qu’ils étaient arrivés qu’à la fin du créneau que venait d’engager son chauffeur. Récupérant le dossier de la part de Charles, elle dégrafa sa ceinture tout en déclarant.


- J’aimerais que tu reste là pour le moment Gustave. Charles tu veux venir ?

En guise de réponse il sortit directement de la voiture, adressant un regard satisfait à son collègue comme si le fait de pouvoir accompagner leur patronne constituait une petite revanche à son refus de le laisser conduire. Le mackogneur amusé face à cette réaction se mit à rire doucement laissant aller ses deux passagers pendant que lui se contenterait d’écouter sa musique encore un moment. Laissant l’ossatueur entrer une grosse poignée de secondes avant elle, la jeune femme récapitula pour elle même. Elle avait un semblant de démarrage de piste maigre à explorer sur les photos, Charles avec elle, Gustave dans la voiture et les pokéballs de Paolo et de la casse-pieds sur elle. Et pas la moindre information en ce qui concernait la personne qu’elle venait rencontrer. Au moins lorsque c’était elle qui organisait ce genre de chose elle faisait en sorte d’arborer un signe distinctif mis au point à l’avance histoire de faciliter les choses.

Poussant un soupir, elle fut stoppée dans l’élan qui la poussait à entrer dans le café lorsque son pokémon en ressortit apparement prêt à lui donner quelques informations qui pourraient lui être utiles. Pointant dans un premier temps le dossier qu’elle tenait d’une main avant d’imiter deux fois l’action de le poser sur une table il mima ensuite la posture de quelqu’un réfléchissant ardemment. Maintenant imbattable au jeu de charades que lui imposait son pokémon lorsqu’il ne pouvait faire autrement la jeune femme demanda un sourire malicieux sur les lèvres.


- Je cherche quelqu’un attablé devant deux dossiers ?

Hochant la tête, le reptilien rentra de nouveau dans l’enseigne suivit cette fois de la jeune femme qui balaya du regard la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle ne mit pas longtemps avant de repérer la personne qu’elle cherchait et afficha un instant un air étonné en voyant la tenue élégante qu’il semblait arborer et surtout la jeunesse qui se lisait dans ses traits. Puis il y avait le fait qu’il ne se trouvait pas seul mais accompagné d’une jeune fille dont les traits familiers des siens trahissaient un lien de parenté et dont l’attention semblait être retenue par l’oeuf qu’elle tenait dans les mains. Bien, il n’y avait aucun doute possible et ce malgré le fait qu’on ne lui avait pas parlé de la jeune fille, c’était bien le garçon avec qui elle était venue travailler. Il avait l’air studieux ainsi concentré sur ses dossiers, presque trop aussi la baronne espéra sans en avoir l’air qu’il ne s’agisse pas d’un rabat joie suivant à la lettre chaque paragraphe du “petit manuel du détective parfait”. Dans le cas contraire elle aurait vite fait de lui fausser compagnie.
— Ne partons pas pessimistes, je suis sûre que ça va aller.—

Avançant vers la table des deux jeunes gens comme en terrain conquis, son immuable sourire fier affiché en évidence sur son visage, elle posa ses deux mains manucurées sur le dossiers de la seule chaise libre qui restait à la table tout en lançant pour sortir le jeune homme de sa rêverie.


- C’est original, alors le badge s’obtient en fonction des notes du brevet par ici ?

Laissant s’écouler quelques secondes elle élargit enfin son sourire, consciente mais peu soucieuse du fait que ce genre de remarque pouvait s’avérer vexante au premier abord.

- Je plaisante bien entendu, un peu d’humour. Alex Amarfi si je ne me trompe pas ? Et vous vous devez être sa soeur sans doute, si c’est le cas je suis désolée mais votre nom m’échappe. On m’avait annoncé un duo non pas un trio.

Attendant confirmation de ses doutes, elle laissa ses doigts pianoter vaguement contre le dossier de la chaise qui supportait ses appuis, ses ongles laissant entendre quelques cliquetis en cognant contre la paroi du siège. Bien plus avenante que l'on aurait pu croire au premier abord elle acheva les présentations de son coté.

- Amélia, baronne de Saint-Gil. J’ai cru comprendre que nous allions faire équipe pendant un petit moment. Et voici Charles. Indiqua t’elle en pointant l’intéressé qui salua en relevant de son pouce le melon qui trônait sur sa tête.

Baissant les yeux vers le siège vide, elle se redressa un peu avant de tendre  son exemplaire du dossier de l’affaire, qu’elle avait elle même baptisé quelques secondes plutôt “l’affaire bûcheron”, à son pokémon histoire qu’il puisse terminer sa lecture. Montrant d’un signe fugace la chaise qui lui servait d’accoudoir elle prit quand même la peine de demander.

- Je peux ?

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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Ven 15 Juil - 4:31


Tellement absorbé par sa réflexion, le garçon ne remarqua pas l’Ossatueur pourtant coiffé d’un chapeau melon qui entra dans le café et inspecta les alentours. Le Pokémon n’avait cependant pas échappé à la vigilance de Vanilla qui tourna légèrement la tête pour suivre son mouvement. Il ressortit aussitôt, mais pour la jeune fille, un pokémon ainsi affublé d’un tel accessoire pouvait signifier l’arrivée de leur mystérieux partenaire.
Elle allait en faire part à son frère par télépathie, mais le tourbillon d’idées qui enveloppait son cerveau la dissuada d’essayer ; il saurait bien assez tôt.

L’arrivée des mains manucurées dans son champ de vision interrompit les réflexions du garçon. Après un bref et discret sursaut, il releva le visage pour faire face au sourire presque insolent mais communicatif de son interlocutrice.
Finalement, à première vue, elle ne semblait pas si « noble » que ça. Sa tenue, bien qu’esthétiquement agréable, n’avait rien des robes de soirées dans lesquelles il s’était imaginé la voir débarquer. Il ne comprit la plaisanterie qu’au « je plaisante » mais la prit presque comme une flatterie ; elle reconnaissait au moins son jeune âge et ne semblait pas aussi énervé de travailler avec lui que ce à quoi il aurait pu s’attendre.
Il se leva lorsqu’elle dit son nom :


— En effet, Alex et Vanilla Amarfi, frère et sœur, enchantés. On oublie en effet souvent de la mentionner car elle est très discrète, mais vous pouvez considérer Vanilla comme un deuxième moi-même. Je n’ai à vrai dire jamais formellement reçu le badge dont vous faites mention de toute manière.

Il sortit néanmoins de sa poche une réplique d’un badge similaire offert et signé par Eric et quelques autres policiers après qu’il les ait aidés à résoudre ses premiers cas. Il le fit sauter en l’air depuis son pouce avant de le rattraper à la volée, un sourire aux lèvres :

— Non… jamais formellement.

Il rangea l’insigne dans sa poche et hocha respectueusement la tête en direction du Pokémon lorsqu’il fut présenté, tandis que sa sœur se contentait d’un signe de main.

— Je vous en prie, dit-il en désignant le siège sur lequel la jeune femme s’accoudait avant de lui-même se rasseoir.

Il était là pour le travail, c’était entendu, mais son œil acéré inspecta tout de même son interlocutrice, déformation professionnelle il faut croire. Le sourire aux lèvres semblait marquer une certaine légèreté dans la manière de prendre à cœur ces affaires. Il savait qu’il avait lui aussi commencé comme cela, à prendre un peu tout à la légère, mais li refusait de croire que la Baronne avait le même état d’esprit que le bleu qu’il était il y avait quelques années. Son ensemble était sobre mais élégant, un subtile mélange qui montrait qu’elle s’y connaissait en mode mais qu’elle savait rester simple. Quant au fait qu’elle ait deviné son lien de parenté, c’était un point rassurant : les cheveux verts ne courent pas les rues ; même les punks à Medhyena étaient en voie de disparition.


— Je vous aurais bien présenté quelques uns de mes Pokémons, mais…

Il tourna la tête vers Blaze et Feunnec qui continuaient de se chamailler (ou de jouer ?) dans un coin du café.

— … ils semblent bien moins disciplinés que le vôtre. Peut-être prendrez-vous quelque chose à boire ? Je me suis pris un chocolat chaud, il devrait arriver bientôt, vous pourrez commander à ce moment-là.

Il laissa un temps et rabaissa son regard vers les dossiers étalés sur la table :

— Il semble que vous avez déjà pris connaissance des cas. Peut-être pouvons-nous mettre en commun ce que nous avons à dire… puisque c’est ainsi que nos amis communs ont voulu faire les choses.

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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mer 20 Juil - 18:42


Le sourire de la jeune femme s’élargit en entendant que son intuition quant au lien de parenté des deux jeunes personnes en face d’elle s’était avérée correcte. La détective aimait suivre les indications que son instinct lui lançait de temps à autre et la plupart du temps, l’effet avait tendance à se montrer assez productif, aussi insignifiant soit le cas de figure. Puis vint le moment où le jeune homme avoua n’avoir jamais obtenu de badge de la profession officiellement, tout en en faisant tournoyer un autre dans les air réveillant un éclat de malice dans les yeux de la baronne. Opter pour les méthodes informelles, contourner habilement les interdictions, voilà des musiques qui plaisaient à ses délicates oreilles et qui la rassuraient déjà quand au bon déroulement de la coopération qui se mettait lentement mais surement en place. La politesse dont faisait preuve le garçon aussi par la même occasion. Prenant place en murmurant un remerciement banal elle ne put empêcher son regard de se retrouver inexorablement attiré par les deux pochettes cartonnées posées sur la table, lisant à l’envers leurs intitulés. Si l’un lui était déjà familier, ce n’était pas le cas du second, à croire que Tyrell lui faisait des cachoteries… Dans ce cas elle se félicitais doublement de lui avoir fait prendre les escaliers. Relevant les yeux en entendant le début de phrase du jeune détective elle pu remarquer le regard qu’il venait de lui adresser avant de suivre son mouvement de tête pour découvrir deux pokémons feu qui chahutaient dans un coin. Gloussant en entendant la remarque elle rassura son interlocuteur, tout de même flattée de la remarque.

- Qu’ils s’amusent pendant qu’ils en ont l’occasion, de toute manière nous auront tous le temps pour les présentations globales plus tard. Je n’ai jamais été une grande inconditionnelles de formalités ronflantes pour être totalement honnête. Et vous aurez tôt fait de remarquer que mon équipe est quelque peu spéciale dans son… Tournant la tête vers le pokémon au chapeau qui lisait le dossier comme la presse du jour elle ne put réprimer un air perplexe avant de s’adresser à lui. Où t’as trouvé un tabouret toi ?

Prenant une inspiration tout en hochant les épaules devant l’absence de réponse de Charles, la jeune femme eut tout juste le temps de revenir à ce qu’elle était en train de dire que le détective en face d’elle abordait déjà la question des affaires qu’ils avaient à traiter. Ce fut du rapide. Fronçant les sourcils à sa remarque elle eut besoin d’une demi-seconde de réflexion avant de comprendre de quel ami le jeune enquêteur voulait parler. Cela faisait déjà un moment qu’elle n’acceptait plus personne dans son cercle de connaissances proches, plus depuis l’incident du moins et elle envisagea un instant de le faire remarquer à son interlocuteur mais se ravisa. Il était inutile de gâcher sa vision du monde si tôt en le parasitant de la sienne. Sans quitter son air provocateur elle tapota de son index le dossier le plus épais de la table avant de préciser.

- Pour celui là ça va être compliqué dans la mesure où je ne l’ai jamais lu. Par contre pour l’autre…

Elle fut interrompue dans son explication par l’arrivée du chocolat dont elle venait d’entendre parler puis faisant une pause dans ce qu’elle allait entamer elle demanda à la femme venue déposer les boissons.

- Ce serait possible d’avoir un café et un verre d’eau s’il vous plait ?
- ‘Tueu.
- Deux cafés et un verre d’eau tout compte fait.

Adressant un regard en coin au reptilien au chapeau melon elle adressa ensuite un regard complice au jeune homme au cheveux verts.

- Vous appelez ça discipliné vous ?

Faisant preuve d’un brusque changement d’humeur dont elle avait le secret, son sourire s’estompa pour ne devenir que peu visible si on ne le savait pas présent et l’une de ses main vint subtiliser les photos qu’on lui avait fournies au dossiers que parcourait son pokémon. Arborant une mine plus sérieuse et presque impudente elle disposa les clichés comme un jeu de cartes que l’on étale avant qu’un détail ne lui vienne en tête. Plissant les paupières, elle fixa directement le regard du jeune homme avant de demander sans passer par des détours.

- Je ne correspond pas vraiment à ce à quoi vous vous attendiez n’est ce pas ?

Marquant une courte pause elle bascula ensuite vers le sujet pour quoi elle était venue et commença à exposer.

- J’ai pu remarquer quelques points intéressant sur les photos jointes au rapport et si vous n’y voyez aucun inconvénient je préfèrerais faire abstraction des éléments écrits par les enquêteurs, au moins dans un premier temps. Et si vous y voyez un inconvénient… Je vois pas ce qu’on pourrait y faire. Plus un fait est raconté et expliqué, plus il a tendance à être romancé et perd de son objectivité alors qu’à part dans des cas précis les photos ne mentent pas. Vous avez des bases de raisonnement à partager ou c’est moi qui commence ?


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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Jeu 21 Juil - 4:45


Le ton détaché de la Baronne et ses propos firent presque regretter au garçon d’avoir enfilé quelque chose d’aussi sophistiqué. S’il avait su, peut-être aurait-il gardé son T-shirt finalement. Quant à son équipe spéciale, c’était en effet une manière de voir les choses. Alex et Vanilla ne voyaient que rarement des Pokémons ainsi coiffés et capable de… lire ? Il lisait là ? Eh ben. Déjà que Blaze galérait sur un simple « Rapporte » et « Donne la patte » lorsqu’il était fatigué… c’était à vous désespérer de devenir dresseur Pokémon.
La jeune femme lui fit alors comprendre qu’elle n’avait pas été mise au courant de l’affaire Jigsaw, ce qui ne manqua pas de surprendre le garçon : il pensait au contraire que c’était la principale raison pour laquelle on avait choisi de les mettre ensemble. Pourquoi ne lui avait-on pas parlé de ce dossier ?
Son chocolat chaud arriva, avec le milkshake fraise de Vanilla que la jeune fille sirota calmement. Alex, de son côté, déposa méthodiquement trois sucres dans son breuvage en souriant face à la remarque de son interlocutrice quant à la discipline de son Pokémon. Son sourire n’avait toujours pas disparu lorsqu’il releva la tête, appelé par la nouvelle question.


— Pas vraiment en effet, avoua-t-il. Après, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre exactement non plus.

Il avait ponctué sa phrase d’un petit sourire qui laissait comprendre que les rumeurs que laissait la Baronne dans les commissariats étaient – volontairement ? – trop vagues pour que l’on se fasse directement une idée de sa personnalité.
Il reprit son sérieux lorsqu’elle aborda à son tour le cas de l’affaire des meurtres à la hache. Elle avait déjà remarqué des détails marquants ? Damn. En tout cas bien que vagues, les rumeurs étaient fondées, c’était déjà ça.


— J’ai moi-même pour habitude de plutôt lire les rapports. Mais force est de constater que cette fois, ils ne m’ont encore rien révélé de flagrant pour le moment sinon que tous les meurtres, bien que répartis sur plusieurs jours, ont tous été commis le matin, respectivement autour de 2, 4 et 6 heures du matin. Pour ce qui est de l’autre affaire…

D’un geste du poignet, il retourna le dossier vers son interlocutrice, comme pour l’inviter à le feuilleter.

— … elle est assez dense ; il s’agit de l’affaire Jigsaw, vous en avez peut-être entendu parler. Je m’étonne même qu’on ne vous l’ait pas présentée. Je la suis personnellement depuis plusieurs mois maintenant et, bien que les meurtres soient assez espacés, ils sont reconnaissables à…

Alex comprit qu’il s’égarait et s’arrêta net, marmonnant des excuses.

— Il y a peut-être une raison pour laquelle on ne vous en a pas parlé, mais je pense qu’en tant que contact externe à la police au même titre que moi – peut-être même plus externe que moi – vous avez le droit de savoir. Quoi qu’il en soit, je prends ce droit de vous l’expliquer si cette affaire vous intéresse, que ce soit avant, pendant ou après celle de la hache.

Il laissa un temps : le commissaire Matthews, bien que planchant tous les jours sur cette affaire, avait plus ou moins laissé les pleins pouvoirs au garçon et à sa sœur pour l’affaire du puzzle. Tant qu’il finissait par la résoudre, il avait carte blanche – et aussi parce qu’il avait compris que lui-même n’était pas de taille et n’avait pas les effectifs pour enquêter efficacement.

Blaze et Feunnec avaient fini de se chamailler et chacun revint vers son dresseur, légèrement fatigué. Vanilla leva un moment ses bras pour que le Feunnec vint se blottir sur ses jambes et les y reposa, l’œuf avec, enveloppant la coquille dans la douce chaleur du pelage du renard.
De son côté, Blaze arriva simplement, éternua une petite étincelle de feu, se secoua la fourrure, s’étira dans un bâillement et se coucha au pied de la chaise du garçon, tel un gros pacha qu’il était.
Yang et Xiao Long étaient toujours de l’autre côté du comptoir, mais la force de leurs bras n’étant plus requise par la jeune patronne, s’y adonnaient à un bras de fer – Xiao Long aurait bien fait un « pied de fer », mais Yang insistait que ce n’était pas réglementaire.
Ahri avait retrouvé le petit panier que Martina lui avait dégoté lorsqu’elle avait compris que la Goupix n’avait pas de Pokéball et qu’elle s’était un peu attachée à elle.
Enfin, Dreamfyre, qui n’était plus le petit Minidraco qu’il avait été, avait renoncé à essayer de s’enrouler autour de la jeune dresseuse et fini par rejoindre sa Pokéball.


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Victini
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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Jeu 21 Juil - 22:58


Wooooaaaaaah! Alors c'était ça, Maïlys? C'était fou! L'île était plus petite en superficie que la région d'Unys, et pourtant disposait de paysages plus variés et plus riches que jamais. Comme si tous les climats du monde s'étaient réunis en ces latitudes précises pour donner le plus de choix possible à ses habitants et à ses visiteurs. Quelles étaient les chances pour que cela arrive hein? Enfin. Bien qu'il eut été exténué par son vol depuis la région des Dragons monochromes, l'excitation provoquée par la découverte de cette nouvelle région donnait à Victini la motivation nécessaire pour qu'il continue son exploration.

Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir en Mégapagopolis une ville aussi vivante et immense que ne l'était Volucité. Le pokémon fabuleux aimait particulièrement ces lieux gigantesques, aux gratte-ciels par centaines et aux lumières éternelles qui donnaient l'impression que les gens ne dormaient pas la nuit. C'était ce paysage qu'il avait découvert pour la première fois quand il avait quitté le phare de son exil. Paysage qui l'avait sidéré et fasciné depuis et vis à vis duquel il nourrissait une affection toute particulière. C'était décidé, il était temps de faire le bonheur autour de lui! Après tout, nul doute possible sur le fait que dans une mégalopole pareille, les gens devaient être stressés!

Se posant, les poings sur les hanches, sur le toit d'un immeuble, le pokémon Légendaire prit une profonde inspiration et laissa son pouvoir éclater avant de tendre les bras en croix et de se laisser tomber en poussant un
"VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!" d'euphorie. Aussitôt une aura violette l'enveloppa et il commença à diriger son envol en slalomant entre les buildings, descendit au niveau des voitures, fit du rase-motte sur le toit de certaines, tournoya autour d'un piéton et de son ponchiot puis remonta dans les cieux... avant de se laisser retomber en riant. Une seconde avant de toucher le sol, le psychiste se vit téléporté et propulsé derechef dans un circuit parfaitement fluide. Aucun obstacle ne croisa sa route en dépit de la vitesse à laquelle il volait. Il savait qu'il ne percuterait personne. Il avait de la chance après tout.

Après être passé devant des monuments très variés, le lutin bifurqua à un boulevard pour rejoindre les zones plus calmes de la ville. Les cafés y étaient tout de même nombreux et les parcs où se promenaient de nombreuses personnes fleuraient bon la belle vie. De nouveau il se mit à slalomer ici et là, diffusant sa chance, son bonheur et son influence partout autour de lui. La plupart des individus qui croisaient sa route ne croyaient pas en ce qu'ils voyaient. Et pourtant, tôt ou tard dans la journée, ils verraient la chance leur sourire. Tenez, prenez les deux zigotos qui parlaient affaire avec une mine sinistre, assis à la table d'un café justement. Et bien peu importait qu'ils voient ou non Victini passer subitement devant leur terrasse, dès qu'ils auraient l'occasion de regarder au sol chacun trouverait à ses pieds un billet de 100P$ tombé là par hasard.

Et le plus beau, c'est que cet argent ne serait à personne.
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Amélia de Saint-Gil
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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mar 26 Juil - 13:46


Amusée par la confession du jeune homme, la baronne ne rajouta rien à sa remarque affichant tout de même quelques instants un air fier à l’idée que les commérages à son sujet étaient loin d’avoir cessés. C’était parfait ainsi. Les gens ne savaient jamais à quoi s’attendre et voir de temps à autre l’air déçu, surpris, perplexe ou voir même les trois à la fois des personnes qui découvraient celle qui se trouvait en face d’eux constituait un des petits plaisirs de la jeune femme. Ce n’avait pas été le cas aujourd’hui, bonne surprise en soi, et l’esprit du détective commençait à se faire apprécier de la brunette qui habituellement, ne manquait jamais une occasion de se plaindre du manque d’humour de ses interlocuteurs. Lui semblait préférer se référer de préférence aux rapports rédigés pour commencer ses investigation par ailleurs… Tant mieux pensa la jeune femme, les deux analyses s’en trouveront sans doute complémentaires.

Puis retournant le dossier inconnu vers la détective, le jeune homme commença à lui en exposer les grandes lignes aiguisant vivement sa curiosité jusqu’à ce qu’il ne cesse en plein milieu de phrase. Les yeux de l’aristocrate toujours braqués sur le garçon, ces derniers semblaient clairement demander pour quelle raison il avait coupé court à un exposé qui partait si bien. Son ton passionné laissait visiblement entendre que ce cas lui tenait à coeur depuis un bon moment et qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le résoudre. Ce devait être une affaire particulièrement corsée par ailleurs. Le détective apaisa quelque peu son enthousiasme avant de finir de présenter son point de vue à la demoiselle qui en profita pour saisir la perche qui lui était tendue et laissa par la même occasion s’exprimer sa vanité.


- La plupart du temps quand on ne parle pas de quelque chose c’est que l’on craint les résultats que je pourrais obtenir. Je lirais volontiers votre dossier et veillerais à y amener un regard neuf et puis bon… Peut être pourrais-je m’avérer plus utile encore ? L’avenir nous le dira !

Rapprochant la chemise de son coté de table, elle envisagea très clairement d’y jeter un oeil quand le moment s’y prêterait. Pour le moment il y avait un autre problème à gérer et il n’était pas bien compliqué de comprendre que lancer le jeune homme sur le sujet de l’affaire Jigsaw était un moyen efficace pour lui faire perdre prise sur les autres thèmes à aborder. A peine allait elle reprendre la parole qu’un coup de vent s’engouffra de leur coté du café, un coup de vent bien illogique et inattendu qui amena un semblant de perplexité à se mêler à l’expression de la jeune femme. Quelque chose venait de passer n’est ce pas ? Elle n’en avait qu’une page supposition mais n’en était pas certaine, en tout cas le fait qu’un courant d’air arrive jusqu’à leur table était assez surprenant. Suivant l’effet de la masse d’air un papier vint se coller à la cheville de la baronne lui déclenchant un roulement d’yeux las à l’idée qu’un prospectus ai réussi à trouver ses jambes.
—Mettez vous en jupe et c’est toujours la même chose—

Envoyant la main récupérer le morceau de papier en vue de le froisser, qu’elle ne fut pas sa surprise et celle de son pokémon en découvrant dans sa main un billet de banque apparement neuf. Ce n’était pas grand chose mais tout de même, pas rien non plus. Passé la seconde de flottement, elle plia l’argent pour le ranger dans sa pochette, un éclat malicieux dans le regard.


- Je ne suis pas superstitieuse mais on dirait bien que ce partenariat se place sous de bonnes auspices.

Poussant un léger soupir elle fixa de nouveau son attention sur les clichés. Elle avait à dire ça ne faisait aucun doute et là arrivait le moment qu’elle appréciait le moins dans le travail en équipe : l’exposé des faits. Pourquoi avoir à formuler en vrac tous ces détails qui s’emboitent si naturellement dans son esprit et ce au risque de se voir coupée ? Peu importait, à présent son devoir était de faire un récit assez clair pour être comprit et assez concis pour ne pas être lassant. Et pourtant malgré ça elle savait qu’elle monopoliserait la parole un moment.

- Bon… Commençons dans l’ordre, déjà les clichés des portes. Comme je l’expliquais à ce cher commissaire, qui ne m’écoutait qu’à moitié soit dit en passant, le nombre de coups portés à l’aveuglette pour défoncer une malheureuse porte laissent clairement entendre que la personne qui a fait ça n’était pas un as de la hâche. Après vu ce qu’il a fait des corps c’était soit quelqu’un sous l’emprise d’une colère sans précédent soit un détraqué mental. Soit les deux…

Trouvant un instant le silence la jeune femme laissa ses pensées pendre le dessus sur sa conscience alors que ses sourcils se fronçaient légèrement. Ne remarquant pas même l’arrivée de sa boisson il y avait selon elle un détail qui n’allait pas, son instinct le lui criait mais elle ne mettait pas encore le doigt dessus. Remerciant à la place de sa patronne la serveuse qui amena les cafés, Charles s’enquit des pensées de la brunette tout en cherchant à trouver ce qui la tracassait. Puis relevant les yeux la baronne demanda au jeune Amarfi.

- Il y avait des voisins présent la nuit des meurtres ? Ou le matin comme vous préférez…

Tiquant à la vue de sa tasse, Amélia vira de nouveau d’état d’esprit perdant le sérieux qu’elle avait conservé durant un temps record. Elle avait une idée en tête et ne voulait absolument pas la lâcher. Et une autre germait dans son esprit alors que de nouvelles informations étaient requises. Adoptant une attitude badine elle lança sur le ton de la conversation.

- Vous avez un ordinateur et une imprimante ici par hasard ?

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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Mer 27 Juil - 3:57



Tel un ange passant au-dessus d’un moment de gêne, une brise légère souleva légèrement les cheveux de Vanilla. Quelque chose venait de passer. Et ce quelque chose était passé vite. Le regard attiré par un bout de papier, elle se contorsionna pour le ramasser sans avoir à lâcher son œuf ni faire tomber Feunnec. Un billet ? Elle regarda à gauche, à droite, mais personne ne semblait venir le réclamer. Elle le tendit à son frère alors que de son côté, la Baronne constatait elle aussi l’apparition de la même somme à ses pieds.
Rangeant le billet dans le portefeuille commun,  Alex acquiesça à la remarque de a Baronne. Très vite cependant, il se pencha sur les photos alors qu’elle commençait à expliquer son point de vue sur les clichés. Il hocha lentement la tête, tel un élève attentif, aux détails que pointait sa collègue.
Oui, les coups de hache étaient très clairement ceux d’un amateur. Quelqu’un qui n’avait pas vraiment d’expérience en défonçage de porte – après qui délivre un diplôme de défonçage de porte ?
Après un temps, Amélia s’enquit de la présence de voisins lors des meurtres, ce à quoi Alex répondit en farfouillant dans ses dossiers :


— Euh, oui. Pour le premier meurtre, celui de Monsieur Sableye, on a eu un témoin qui disait avoir entendu « un vacarme de courte durée ». Il a pensé à un film mis un peu trop fort, vu que Fabrice était un peu dur de la feuille. Pour Allan, non, puisque le garçon se trouvait seul dans sa chambre, et que la plupart des autres étudiants étaient partis en soirée. Il y serait bien allé, mais il était déjà bien imbibé par le before il semblerait. Quant à Allison… oui. Un voisin réveillé par le raffut. C’est lui qui a appelé la police. Un certain Gérard Janvion. Mis en garde à vue une fois pour outrage à agent et ivresse sur la voie publique, mais c’est tout.

Amélia devait avoir une idée derrière la tête. Profitant du silence qui s'était installé, Alex continua d'observer les fiches. Quelque chose lui pendait au nez. Quelque chose Devait lui pendre au nez. Il était tout de même prodigieux que quelqu'un assassine des gens sans autre raison que juste le sang. ... Enfin, ça existait, il était déjà tombé dessus, mais à ce moment, il laissait souvent des indices plus précis que juste une mauvaise gestion de l'arme du crime.
Son regard dériva vers les fiches des témoins dont il avait parlé. Le premier, Damien Krabb, était un jeune homme à mi-temps dans un magasin de matériel électronique qui passait pas mal de temps sur le net. Quant à Gérard Janvion, c'était un célibataire qui passait beaucoup de temps à la bibliothèque.
Le sortant de ses pensées, Amélia demanda presque soudainement accès à une imprimante.


— Perso j’en n’ai pas mais attendez. Martina ?

Depuis son bar, la serveuse releva la tête.

— T’as une imprimante dans l’arrière-boutique par hasard ?

Si. Tu en as besoin ?

— On pourrait en avoir besoin, oui.


C’était entendu, le temps de mettre en route l’ordinateur relié à l’imprimante et Amélia pourrait l’utiliser comme bon lui semblerait. Alors que le regard d’Alex vagabondait entre les lignes des fiches toujours dans se mains, un doigt se posa sur la feuille ; Vanilla avait pointé la date de naissance de Fabrice.
Alex plissa légèrement des yeux : 15 janvier. Essayant de comprendre là où sa soeur voulait en venir, il compara à la fiche d'Allan. Le garçon était né un 15 février. Il ressortit alors la fiche d’Allison : 15 Mars.
Tiens tiens. Ces dates formeraient-elles le lien qu'il avait cherché depuis la dernière heure? Presque certain que la Baronne n'avait pas suivi son petit manège, il releva la tête :


— On a peut-être un truc, dit-il timidement. Il semblerait que toutes les victimes soient nées un quinze du mois. Y’a peut-être un coup à jouer là-dessus.

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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Jeu 28 Juil - 2:44


Même si la baronne avait drastiquement changé de sujet entre sa première et sa seconde question, elle n’en avait pas moins entendu et enregistré la réponse ne laissant pour le moment transparaitre aucune émotion à ce sujet. Il y avait eu des témoins dans deux des cas et ils n’avaient eu aucun mal à entendre le vacarme des portes détruites… Une information utile par la suite sans doute et qui justifierait par la suite le désir de la baronne de trouver un appareil électronique ainsi qu’une imprimante qui y serait reliée. Prenant une gorgée de café pendant que le détective s’adressait à la serveuse du bar, la jeune femme examina une dernière fois le dossier qui lui avait été remis comparant ses pièces et celles du duo à la recherche d’une pièce supplémentaire d’un coté ou de l’autre. Pas de chance aucune surprise bonne ou mauvaise d’un coté comme de l’autre.
—D’un autre coté c’est pas plus mal, on a pas à souffrir de favoritisme—

Entendant la confirmation qu’un ordinateur pouvait lui être mis à disposition, la baronne laissa un sourire radieux s’installer sur son visage en guise de remerciements. Alors que la liste des choses qu’elle avait besoin de chercher, et de trouver surtout, prenait forme dans sa tête elle laissa sa deuxième main vagabonder dans sa pochette visiblement à la recherche de quelque chose. Devinant de quoi il en tenait, l’ossatueur reposa le dossier qu’il venait enfin de terminer sur la table, visiblement intrigué par le signe que venait de faire la jeune Vanilla. Se grandissant un maximum et tordant le cou pour déchiffrer la ligne qu’elle semblait pointer le pokémon se tourna vers sa patronne cherchant à lire sur ses traits l’interêt de cette information. Rien à en tirer malheureusement pour lui, la brunette semblait de nouveau absorbée par les méandres de son esprit trop vaste, le regard fixé sur la pokéball miniaturisée qu’elle faisait tourner entre ses doigts sans utiliser son pouce. Entendant la voix du jeune homme qui l’appelait à revenir sur terre, elle lui indiqua qu’elle l’écoutait en un léger murmure prononcé au travers de sa bouche close sans pour autant abandonner son air vague. Ou du moins en le conservant jusqu’à l’évocation d’une date. Cessant son manège avec la sphère, elle se tourna vers le garçon au cheveux verts l’air pensive mais non plus absente.


- Vous savez ce qui manque ici ?… C’est un billard. Je suis certaine qu’il y a assez de place et ce serait du plus bel effet.

Si Charles avait possédé des sourcils à hausser, il l’aurait sans doute fait tant inadéquation de la remarque était frappante dans le cas présent. Heureusement la motricité réduite de son ossature faciale permit de sauver les apparences alors qu’il se contentait simplement de détourner le regard à la recherche de quoi que ce soit d’autre à faire ou à penser. Il connaissait sa patronne, connaissait par coeur ses méthodes et savait qu’au bout du compte elles avaient une large tendance à fonctionner mais il y avait tout de même des fois où il s’autorisait à penser que les voies de son esprit étaient totalement impénétrables et tortueuses. La jeune femme sautait en permanence d’une idée à une autre et ce même lorsque l’idée n’avait aucun rapport avec la précédente ou la situation dans laquelle elle se trouvait et pour la suite, la spontanéité s’occupait d’achever le travail. Pressant sur le bouton de la ball qu’elle tenait, la baronne dévoila son porygon2 qui se mit à flotter à coté de la table étudiant rapidement l’endroit où il se trouvait.

- Alex, Vanilla voici Don Paolo, Don Paolo, Alex et Vanilla. Laissant le temps à son pokémon de répondre d’une série de bruits artificiels, elle reprit tout en montrant le dossier de l’affaire. La sympathique serveuse là bas va t’indiquer où se trouve un ordinateur, je veux que tu me trouves les plans des scènes de crimes, une vue élargie de la ville avec les trois lieux des meurtres, les relevés d’appels des victimes et tout ce que tu juge potentiellement utile concernant victimes ou témoins. Essaye de trouver quelque part une date correspondant au 15 quelque chose…

Hochant la tête tout en recommençant à émettre des bruits informatiques il partit en évitant jusqu’au comptoir attendant qu’on l’indique comme venait de lui confier Amélia. A partir de ce moment il n’aurait plus besoin de personne et se débrouillerait très bien tout seul, après tout il avait l’habitude. Attrapant pensivement son pendentif, la Baronne commença à le faire glisser le long de sa chaine tout en reportant son attention sur son partenaire afin de lui faire part de ses premières conclusions et d’en obtenir son avis. Ils se connaissaient depuis moins d’une heure et pourtant l’aristocrate se sentait à présent parfaitement à l’aise avec cette idée de coopération et de partage d’information. D’autre part, peu de situation pouvaient réussir à lui faire perdre son attitude nonchalante et avenante.

- Donc on a d’un coté une maitrise médiocre de l’arme choisie et une colère pas ou peu maitrisée et de l’autre une date qui se répète quand l’heure avance de deux heures à chaque coups… A mon avis, la hache n’a pas pu être choisie au hasard. Ce n’est pas un objet qu’on croise à tous les coins de rue ou qu’on utilise tous les jours, surtout dans une ville comme Mégapagopolis sans compter la symbolique qui se cache derrière. Quand on veut tuer quelqu’un efficacement on choisit quelque chose de classique, “Le colonel Moutarde dans la cuisine avec le couteau” “Mlle. Rose dans le salon avec le révolver”… Et ensuite si on veut tuer efficacement quelqu’un avec une hache, mieux vaut taper directement dans du vital. Selon le rapport, les coups ont été portés aussi précisément que sur les portes en s’y prenant de face.

C’était là un des détails qui la gênait le plus mais avant de s’avancer plus encore dans cette faille, elle avait besoins des papiers que Paolo était sensé lui ramener d’ici peu. Au lieu de ça elle termina son exposé avant d’endormir son audience.

- Quand à la date, je ne vous apprendrez pas votre métier en précisant que c’est sans aucun doute une date chère au meurtrier. Peu être a il perdu un proche ou un travail ou peu importe quoi mais cela doit marquer un changement brutal dans la vie du tueur. Sinon c’est que ça dépasse le domaine du privé, ce qui en soit est possible aussi puisqu’il a choisi de commencer dans l’ordre avec le mois de janvier. Au départ j’ai cru que les heures étaient simplement dues au fait qu’en s’y prenant dans la nuit, le meurtrier avait moins de chance de croiser qui que ce soit et gagnait en plus l’effet de surprise et qu’au fil du temps il avait gagné en assurance et s’était offert le luxe de passer à l’acte de plus en plus tard. Mais si on part sur la théorie précédente on a un meurtre par mois en partant de janvier, un passage à l’acte espacé de deux heures en partant de 2h justement et le 15… Qui correspond à la moitié approximative de la durée d’un mois… Le tueur n’est pas seulement un malade mental, il doit aussi être complètement psychorigide ou bourré de TOC à mon avis.



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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Jeu 28 Juil - 10:04


La Baronne ne sembla pas réagir à la remarque du garçon, mais celui-ci n’était pas assez naïf pour penser qu’elle n’y avait pas prêté attention. Essayant de scruter sa partenaire pour suivre le fil de ses pensées, le garçon garda le silence tandis qu’elle faisait tourner sa pokéball dans sa main.
La remarque sur l’absence de billard estomaqua le garçon. Quoi ? Comment ? Qu’est-ce que quoi ? Il se retourna vers sa sœur ; il avait peut-être raté quelque chose ? Est-ce qu’en tant que psychiste, elle avait réussi à comprendre un sens caché à la remarque :


*Navrée, aucune idée.*

Renonçant à comprendre, le garçon prit un moment pour observer la salle : un billard ici ? C’était peut-être pas vraiment le genre de la maison. Un baby-foot ou un flipper à la rigueur, mais un billard… Oh quoique… peut-être qu’en bougeant un peu cette table… en mettant une petite estrade là… oui, ça pourrait peut-être le faire.
Le Porygon 2 le sortit de ses pensées. Le garçon hocha brièvement la tête lorsqu’ils furent présentés et ne manqua pas d’exprimer sa surprise et sa satisfaction lorsque les ordres lui furent donnés par la Baronne.


— Un Pokémon qui arpente le net. C’est un truc comme ça qu’il nous faudrait aussi. Ce serait pratique, tu penses pas, Vanilla ?

La petite haussa légèrement les épaules, visiblement indifférente. Une fois le Pokémon informatique avec Martina, la Baronne se lança dans sa longue explication, pendant laquelle le garçon n’osa pas la couper ; il garderait ses remarques pour plus tard. Mais parmi la myriade d’informations que la Baronne énonça, l’espacement des morts de 2h fut le détail qui lui fit légèrement plisser des yeux, peu avant qu’elle conclue sur un profil psychologique dérangé – bien sûr – mais aussi doté de quelques troubles obsessionnels. Il ne put retenir un léger sourire ; au moins, ils avaient à peu près les mêmes déductions sur le profil :

— Oui, le trouble obsessionnel semble en effet assez évident vu comme ça. Après, pour la hache, je pensais surtout à un objet qui faisait double fonction ; à la fois, bon, tuer, hein, mais aussi et surtout entrer. Forcer une porte avec un couteau ou un revolver peut s’avérer moins pratique, bien que réalisable. Mais sinon, oui, la manière dont les coups ont été portés laissent clairement voir l’amateurisme, on y revient toujours.

De son côté, Vanilla, sentant quelque chose s’agiter, leva légèrement l’œuf qu’elle avait dans les bras, y apposa son oreille et sourit légèrement : du bruit en venait. A défaut d’être né, déjà, le bébé était vivant. L’éclosion ne serait sans doute pas pour aujourd’hui, mais elle se rapprochait lentement.

— Le 15 me parait une piste, oui, mais pourquoi ce chiffre-là ? Vous m’avez parlé d’une date symbolique, mais… je sais pas, dans mon esprit, on va prendre une date symbolique pour la date du meurtre, pas la date de naissance de la victime. Mais au moins, nous semblons tomber d’accord que la date n’a pas été laissée au hasard. Pour ce qui est des heures… vous m’avez fait remarquer qu’elles étaient espacées chacune de deux heures… deux heures… si on suppose qu’il continue à ce rythme, le prochain meurtre devrait être commis aux alentours de huit heures du matin, puis dix heures… Et janvier, février et mars et tout…

Il resta un moment pensif, les doigts sur les lèvres, son regard regardant Martina qui supervisait l’impression des documents par le Porygon 2.

— Je me demande, reprit-il enfin, pensant à voix haute, si on n’a pas affaire à un méga-psychorigide, oui. Il y a douze mois dans l’année. Il y a vingt-quatre heures dans une journée. En commettant un meurtre toutes les deux heures… avec un mois à chaque fois… c’est une suite… la prochaine personne à mourir serait tuée à huit heures du matin et serait née un 15 avril… et la suivante, à dix heures, née un 15 mai… et ainsi de suite… non ? Mais pourquoi le 15 ? Pourquoi pas le 2 ou le 16 ou n’importe quelle autre date ?

Le bruit d’imprimerie qui avait servi de fond sonore cessa alors et le Porygon revint poser plusieurs feuilles sur la table autour de laquelle étaient assises les trois personnes.
Le plan de la ville avait été imprimé. Bien qu’éloigné socialement, les trois victimes avaient leur appartement à peu près du même côté de la ville : dans le nord-est. Fabrice était plutôt Nord-Nord-Est, Allison clairement Est et Allan était quelque part entre les deux.

Le domicile de Fabrice avait émis plusieurs appels depuis chez lui à Hoenn, et l’identité de la personne en question avait été confirmée comme étant la sœur de Véronique Sableye, sa compagne.
Allan utilisait principalement son téléphone portable mais était plus fan de messages que d’appels. On recensait dans son téléphone de nombreuses conversations, souvent assez courtes, avec des jeunes filles.
Quant à Allison, ses principaux appels étaient partis vers une certaine Géraldine Fagin, qui avait été identifiée par John (le compagnon d’Allison), comme étant sa meilleure amie depuis de nombreuses années.

Les appels des témoins et autres personnes citées dans le dossier étaient également présents :
John Stanson utilisait souvent son portable vers deux amis à lui, Mike Bison et Fiora Corn, deux personnes travaillant dans la même entreprise que lui.
Damien Krabb n’utilisait pas son téléphone et les seuls appels qu’ils recevait étaient des démarchages téléphoniques, rien de ce côté donc.
Gérard Janvion avait souvent appelé quelques laboratoires de recherche de Pokémon, rien d’autre de notable.


Le Pokémon avait aussi recensé les historiques internet de chacun, incluant les autres témoins :
L’ordinateur des Sableye restait classique, avec des redirections principales vers les sites de messageries en ligne et de voyage.
Celui d’Allan était parsemé de sites plutôt peu recommandables et où les acteurs et surtout actrices n’étaient pas frileux.
Les recherches d’Allison et John tournaient pour la plupart autour de remèdes pour maux de gorge, mal de tête et maux de ventres et le couple revenait souvent vers des sites de médecine nouvelle, à base de plante et d’onguents.
L’historique de Damien laissait deviner un jeune homme passionné par la mythologie et la cosmologie et il passait de nombreuses heures sur les encyclopédies en ligne.
Quant à Gérard, ses recherches traitaient surtout de physionomie des Pokémons et comment s’en occuper au mieux. Au vu des mots-clés qui en ressortaient, le garçon devina que l’homme devait sans doute posséder un Pachirisu ou une autre petite bestiole électrique.


Les informations étaient nombreuses, si nombreuses que le garçon reprit une gorgée de chocolat chaud avant de poser la tasse sur une table voisine : c’est qu’ils commençaient à être à l’étroit sur celle-là.


— Booooooon, dit le garçon en s’étirant après avoir rapidement survolé l’ensemble. Si on essayait d’y voir un peu plus clair, maintenant. Là tout de suite à chaud dans l’immédiat, j’ai rien qui me saute vraiment aux yeux.



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MessageSujet: Re: The Jigsaw Case Chapitre III [Ft.Amélia de Saint-Gil]   Jeu 28 Juil - 13:57

Ne masquant pas sa fierté face à la remarque concernant son pokémon, la brunette ne put s’empêcher de se demander ce qui se passait dans l’esprit de l’adolescente assise à leur table. Elle n’avait toujours pas dit mot depuis son arrivée et son air calme et indifférent ne laissait pas vraiment deviner si elle appréciait ou non la présence de la détective. Pas vraiment qu’elle en fasse un soucis de première catégorie cependant, elle aurait apprécié avoir plus de certitude. Ce n’était pas grave, elle avait vu la timidité de certain pousser à de bien plus évidents extrêmes et les personnalités introverties ne la gênaient pas vraiment non plus. Dans tous les cas elle ne pouvait que conseiller aux jeune duo de se procurer un tel pokémon, rien n’était plus pratique lorsqu’il savait y faire. Et Paolo savait très bien y faire.

Ecoutant à son tour ce qu’avait à rajouter le jeune homme aux cheveux verts, elle eut la politesse de ne pas l’interrompre puisque lui ne l’avait pas fait pendant qu’elle parlait. Sinon retrouver le fil de ses pensées après avoir été aiguillé sur un détail annexe était une entreprise des plus désagréables. Mais elle ne quittait pas pour autant quelques points des yeux, et en particulier cette arme du crime si étrange. On aurait pu penser qu’elle restait focalisée sur un détail alors que l’ensemble méritait d’être traité dans sa globalité pour le moment et c’était d’ailleurs le cas de toute évidence. Pourtant elle cesserait ses relances qu’à partir du moment où elle aurait trouvé l’éclaircissement après lequel elle était. Dans tous les cas elle était satisfaite de constater que ses conclusions avançaient dans le même sens que celle de l’enquêteur en face d’elle, à croire qu’effectivement c’était avec quelqu’un de doué qu’on l’avait mise. Acquiesçant silencieusement d’un signe de tête à la fin de son raisonnement, la brunette continua a jouer avec sa croix ansée avant que de nouveau, son attention ne soit captée par le cheminement oral des déductions de son coéquipier. Ce qu’il énonçait suivait la même logique qu’elle avait mit en place dans son esprit un peu plus tôt mais pour le moment elle ne parvenait pas à trouver le détail avec un grand -L qui apporterait un rayon de lumière sur toute cette masse brumeuse et sombre. Il devait y avoir un sens, il y en avait toujours un… Tournant les yeux vers son pokémon elle lui adressa un rictus satisfait avant de briser un silence qui dans le cas contraire se serait avéré long.


- Tu arrives comme la cavalerie Paolo. Ton zèle m’étonnera toujours… Tu n’as pas trouvé les plans des scènes de crimes ?

Secouant mollement la tête d’un air déconfit il reçut tout de même de petites flatteries amicales sur le flanc de la part de sa propriétaire, pas contrariée pour deux sous. Dégageant sa tasse vide et son verre après en avoir pris une gorgée comme venait de le faire le détective, la jeune femme se tourna vers la liasse de papiers tout en récupérant un stylo dans sa pochette.

- T’en fais pas tu nous as bien assez dépannés comme ça pour le moment, on se débrouilla pour la scène de crime. Je te garde à coté au cas où on aurait de nouveau besoin de tes services. Sinon tu peux directement retourner dans la voiture si tu préfères.

Son air neutre ne variant pas d’un pouce, il eu l’air de chercher une réponse chez Charles qui haussa les épaules lui laissant comprendre qu’il n’avait pas vraiment à faire de ce qu’il ferait. Le programme avait beau se montrer fiable et efficace, il n’avait acquis une volonté propre que depuis son évolution et même s’il s’y habituait peu à peu, le placer devant des choix faisant appels à son unique jugement avait tendance à le placer en difficulté et mal à l’aise. Restant là où il était arrivé, il se lança dans divers calculs dont lui seul saisissait l’intérêt.

Pendant ce temps, la Baronne feuilletait en diagonale les papiers qui leur avaient été remis cherchant une information et se demandant surtout laquelle. Il y avait quelque chose qui lui serait utile là dedans, c’était forcément le cas et si elle ne trouvait rien, c’était qu’elle ne pensait pas correctement. Récupérant la feuille sur les appels d’un des témoins au moment où Alex reprenait la parole elle émit un petit éclat de rire jaune avant de déclarer.


- La police déteint sur vous alors. Ces gens ont tendance à toujours tout faire de la même manière remettant plus volontiers en question les pièces à conviction que leur propre raisonnements. La plupart du temps ça marche mais leur vision est étriquée, trop scolaire. Un de mes grands principes et un point qu’ils ne comprennent et appliquent presque jamais : “Think outside the box.”

Riant de nouveau elle retourna la feuille qu’elle tenait vers le garçon en lançant.

- Lui par contre il a une vision un peu trop large. Le numéro surtaxé là passe à la Tv presque tous les jours et c’est de la voyance par téléphone. Ca m’épate que des gens arrivent à croire à des bêtises pareilles. Une fois j’ai du me faire passer pour une voyante à la radio parce que le présentateur avait été mis sous surveillance, résultat je disais aux gens une chose puis son contraire et ils étaient contents. Et pourtant je n’y connaissais rien en astrolo…

Stoppant sa phrase dans un crescendo elle se rendait peu à peu compte que quelque chose était en train de lui sauter aux yeux. Farfouillant la liasse de feuille de paolo elle rechercha les pages visitées par le témoin qui s’était trouvé une passion pour la mytho et cosmologie. Ce n’était qu’à moitié vrai quand la jeune femme avait avoué ne rien y connaitre dans le domaine astral, elle s’était simplement contentée de lire la page concernant le sujet sur internet et sa mémoire avait fait le reste. Et là sa mémoire se réveillait en lui rappelant une information qui pouvait potentiellement s’avérer essentielle. La moitié du mois, le 15, l’astrologie, la cosmologie, les constellation, toutes les deux heures…
—Bingo—


- Pourquoi le 15 et pas le 2 ou le 16, hein ?… Vous connaissez vos signes astrologiques Alex ? ou Vanilla peut être ? Moi je suis Taureau et vous ?

Attendant une réponse, un air provocateur et impudent sur le visage, elle reprit après l’avoir eu sans laisser plus de temps à ses interlocuteurs.

- Vous vous rappelez combien il y a de signes selon l’astrologie ? 12. Un par mois comme par hasard et chaque personne en possède un selon sa date de naissance. Vous me direz sans doute que c’est pas mal mais que ça n’a aucun rapport avec le 15 de chaque mois puisque chaque mois voit son changement de signe se faire le 20 ou le 21 sauf que… Même dans un domaine aussi banal que ça, deux écoles s’affrontent. Selon Wikipokia nous avons d’un coté le zodiac dit tropical qui confère un signe selon le secteur zodiacal où se trouve le soleil au moment de la naissabce. Ca donne un cycle qui va du 20 au 20 ou au 21 de chaque mois et c’est le système le plus connu et le plus utilisé puisqu’il n’a pas varié depuis son invention. Mais ! De l’autre coté on a le zodiac dit sidéral, moins connu, plus minoritaire et peu répandu dans nos types de sociétés, qui quand à lui se base uniquement sur la place du soleil dans les constellations zodiacales. Or on sait qu’à cause des cycles saisonnier et tout ce bazar, le ciel change et les constellations se déplacent. De manière infime et presque invisible à notre échelle mais pas à celle du temps. Et en ce basant sur ce repère astrologique on obtient à l’heure actuelle un cycle mensuel qui va du 15 du mois, au 15 du mois. Surprise ! Après je peux me tromper évidement.

Se rasseyant au fond de sa chaise, prenant appuis sur son dossier satisfaite de son raisonnement elle ne mettait pas de coté le risque qu’elle avait d’avoir fait fausse route comme elle l’avait fait remarquer, mais ça avait au moins le mérite de se tenir. Observant le décor autour d’elle elle rajouta.

- Rouge le tapis… Oui vu la déco, ce serait plus joli si le tapis de jeu du billard était rouge non ?

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